Dossier d’œuvre architecture IA00102413 | Réalisé par
Förstel Judith (Rédacteur)
Förstel Judith

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.

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Peuvot Flora (Rédacteur)
Peuvot Flora

Stagiaire au service de l'Inventaire en mars-avril 2020.

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  • inventaire topographique
Eglise paroissiale Saint-Nicolas
Auteur
Copyright
  • (c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Poissy périphérie
  • Commune Les Alluets-le-Roi
  • Adresse rue Saint-Nicolas
  • Cadastre 2017 G 155
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Saint-Nicolas

L'église des Alluets-le-Roi est un édifice médiéval présentant plusieurs campagnes de construction. Celles-ci sont analysables selon des critères purement stylistiques, car on ne conserve pas de documents d'archives concernant ce chantier, comme c'est souvent le cas pour les églises rurales d'Île-de-France.

L'édifice a fait l'objet d'une première étude dans le cadre de l'inventaire topographique de la commune, mené en 1991. Le dossier a été réactualisé en 2020 à l'occasion de la demande du label "patrimoine d'intérêt régional", octroyé à l'église en juillet 2020.

L'église Saint-Nicolas des Alluets-le-Roi dépendait avant la Révolution du diocèse de Chartres.

Bien que le clocher soit traditionnellement daté du XIIe siècle, il paraît plus pertinent de l'intégrer dans la première campagne de construction de l'édifice, dans la première moitié du XIIIe siècle. C'est alors que se fixent les grands traits de l'église Saint-Nicolas. Cette première campagne a probablement vu la construction de la nef tout entière, avec ses grandes arcades, mais aussi des parties orientales, ensuite fortement remaniées en style flamboyant.

Dans le premier quart du XVIe siècle, l'édifice est profondément transformé, notamment dans ses parties hautes : la charpente est refaite (dans la nef comme dans le choeur), les chapelles et l'abside sont voûtées d'ogives et une baie à remplages flamboyants est ouverte dans l'abside. Une porte (aujourd'hui rebouchée) est également percée dans le collatéral sud.

Par la suite, quelques autres travaux ont été menés, notamment la réfection du portail (au milieu du XVIIIe siècle?). Des travaux des restauration ont par ailleurs été entrepris en 1932-1933 et plus récemment, en 2001 : c'est alors que le maître-autel de style classique a été déplacé depuis l'abside vers le collatéral sud, permettant le dégagement de la fenêtre orientale, alors pourvue d'un vitrail.

L'église des Alluets étant installée sur un plateau et son clocher étant particulièrement élevé, l'édifice a servi aux cartographes : c'est depuis le clocher qu'on a dressé la carte de Cassini pour les environs au XVIIIe siècle, puis le cadastre napoléonien au XIXe.

L’église paroissiale Saint-Nicolas des Alluets-le-Roi est située au centre du village. Elle est orientée et s'organise selon un plan en croix latine, avec un chevet plat et deux chapelles latérales au nord et au sud, formant un faux-transept. La chapelle nord sert de base au clocher. Une sacristie moderne, de plan carré, a été accolée contre l'église au nord-est, jouxtant le clocher et l'abside. La nef, qui compte six travées, est à double vaisseau, avec un collatéral au sud, plus étroit, séparé du vaisseau principal par une rangée de grandes arcades en arc brisé.

L'aspect extérieur est placé sous le sceau de la simplicité. La façade occidentale est une façade pignon à deux niveaux, avec une porte sous un entablement néoclassique, surmontée d'une baie circulaire. La disposition des trois contreforts à glacis qui rythment la façade annonce la distribution intérieure, avec un large vaisseau central (desservi par les deux baies, décentrées) et un collatéral sud plus étroit (non éclairé à l'ouest).

Les murs nord et sud de la nef sont eux aussi épaulés par des contreforts à glacis et percés de baies cintrées. Le mur sud présentait une porte au niveau de la dernière travée du collatéral, aujourd'hui obturée.

L'abside est éclairée par une baie à remplages flamboyants, ornée d'un vitrail contemporain.

Le clocher est renforcé par huit contreforts, placés aux extrémités de chacune de ses faces. Le dernier étage est percé par des baies géminées, en tiers-point.

La nef, les chapelles et l'abside ont un toit de tuiles plates, à longs pans. Seul le clocher est couvert par une flèche en ardoise.

Si l'extérieur est assez austère, l'intérieur de l'église se révèle plus riche, avec un intéressant décor sculpté. Les grandes arcades du XIIIe siècle ont des chapiteaux à décor végétal, étudiés dans le dossier IM78001422. Les parties orientales présentent quant à elles un décor flamboyant, avec des clés de voûte et des culots sculptés représentant des personnages bibliques : une Vierge de l'Apocalypse, des personnages portant des phylactères (probablement des prophètes) ou encore Samson et le Lion. On y trouve aussi des représentations animalières, peut-être symboliques (un hibou attrapant une souris), et des écus héraldiques dont les armes ont été buchées lors de la Révolution Française. Ce décor fait l'objet des dossiers IM78001421 (choeur) et IM78001420 (chapelle sud).

Par opposition aux parties orientales de l'église, voûtées d'ogives, la nef est charpentée, avec un lambris de couvrement. Les lambris proprement dits sont modernes, mais les entraits et les sablières sont d'origine. Le vaisseau central de la nef présente une charpente lambrissée à pans coupés, tandis que le collatéral sud est simplement couvert d'un plafond.

Bien que celle-ci soit cachée par les voûtes d'ogives, la charpente du XVIe siècle est encore conservée dans la partie orientale de l'église, accessible par le clocher.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    ardoise, tuile plate
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    2 vaisseaux
  • Couvrements
    • lambris de couvrement
    • voûte d'ogives
  • Couvertures
    • flèche carrée
    • toit à longs pans
    • pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
  • Techniques
    • sculpture
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler