Dossier IA91000838 | Réalisé par
Blanc Brigitte
Blanc Brigitte

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.

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château de Draveil
Auteur
Ayrault Philippe
Ayrault Philippe

Photographe, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.

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Copyright
  • (c) Philippe Ayrault, Région Ile-de-France

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Draveil
  • Commune Draveil
  • Lieu-dit centre
  • Adresse boulevard Henri-Barbusse
  • Cadastre 1983 AC
  • Dénominations
    château
  • Appellations
    Château de Draveil
  • Parties constituantes non étudiées
    orangerie, conciergerie, cour, parc, ferme, étang

Le site porte au XVIe siècle le nom de domaine de Breban. Le premier plan figuré de Draveil (1650) montre un corps de logis encadré de deux pavillons et flanqué d'une aile, faisant face à une quadruple rangée d'ormes, et voisin d'une ferme. Sur le plan de 1708, la situation et la superficie du domaine restent inchangés, mais des bâtiments nouveaux ont agrandi le logis initial. Le domaine appartient alors à François Lemaistre, conseiller au Parlement de Paris, qui le 13 août 1720, le cède au fermier général Marin de La Haye. Celui-ci achète encore diverses terres (fiefs de Marcenoux et des religieuses de Saint-Louis de Poissy), portant ainsi l'ensemble à 53 ha d'un seul tenant en 1750 (contre 12 ha en 1720). Le 14 avril 1750 Marin de La Haye succède aux Dames de Poissy comme seigneur de Draveil ; son domaine couvre alors les 2/3 du territoire communal. Dix ans plus tôt, vers 1740, il fait reconstruire le château seigneurial, en réutilisant sans doute une partie des anciennes maçonneries. Les nouveaux bâtiments sont distribués autour de cinq cours et entourés de dépendances agricoles. Le parc est remodelé pour renforcer la perspective qui descend vers la Seine. L'allée d'honneur est plantée de tilleuls et prolongée jusqu'au Gué de la Folie, autre propriété de Marin de La Haye. Entre 1779 et 1789, une grande partie des communs qui encadrent la cour d'honneur et l'avant-cour sont démolis, la vente des matériaux permettant aux héritiers de régler la succession de Mme de La Haye. En 1821, le domaine est adjugé à William Courtenay, comte de Devon, qui fait placer ses armes au-dessus de la grille de la cour d'honneur. La famille du négociant Laveissière est propriétaire du château de 1882 à 1911 ; une galerie en rez-de-chaussée couverte d'une terrasse est construite entre les deux ailes de la façade est, ainsi qu'une nouvelle orangerie en bordure de la cour d'honneur. En 1911 la société coopérative Paris-Jardins achète le domaine pour y créer un lotissement d'habitations à bon marché sur le modèle des cités-jardins anglaises. La direction des travaux est confiée à l'architecte Jean Walter, qui dresse le plan d'ensemble du lotissement, réparti en 311 lots. Le château devient alors le siège des activités administratives, culturelles et sociales de Paris-Jardins. En 1920 les Péjistes vendent à la commune l'allée des Tilleuls plantée dans l'axe du château (actuelle av. Marcelin-Berthelot). En 1928, en vue d'élargir la route de Juvisy, le mur sud (en bordure du boulevard du Général-de-Gaulle) est démoli sur une longueur de 470 m et reconstruit à ses frais par la municipalité de Draveil, Paris-Jardins lui cédant gratuitement la bande de terrain nécessaire. Entre 1926 et 1930, les deux murs de la cour d'honneur et les communs subsistants sont détruits pour permettre la création de nouveaux lots. En 1938 l'orangerie mise en location est transformée en cinéma. Le premier étage du château abrite aujourd'hui des logements réservés aux sociétaires âgés.

Le château est un édifice de plan rectangulaire formé de 3 corps en U. Le corps de bâtiment principal présente une composition tripartite, avec avant-corps central et travées latérales en retrait. L'élévation de l'avant-corps central est à 3 niveaux couronnés d'un fronton triangulaire percé d'un oculus, celle des travées latérales est à 2 niveaux, de même que celle des ailes en retour. L'avant-corps central est couvert d'un toit en pavillon simple, tandis que les travées latérales sont couvertes de toits brisés en pavillons, tout comme les ailes en retour. La couverture est faite d'ardoises et les brisis s'ouvrent de lucarnes trahissant un étage de comble. La cour antérieure initiale a disparu à la suite de la construction d'une galerie en rez-de-chaussée couverte d'une terrasse présentant une composition tripartite qui reprend la travée centrale du corps de bâtiment principal. De part et d'autre de chaque aile latérale a été ajouté un pavillon en rez-de-chaussée dont l'un est couvert d'une terrasse et l'autre d'un toit en pavillon. La façade postérieure donnant sur le parc présente un escalier à volée double à montée convergente dont le palier fait terrasse. La grille qui clôt la cour d'honneur est accostée de deux pavillons en rez-de-chaussée coiffés d'un comble brisé en pavillon.

  • Murs
    • meulière
    • enduit
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan symétrique en U
  • Étages
    1 étage carré, 2 étages carrés, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit en pavillon
    • toit brisé en pavillon
  • Statut de la propriété
    propriété privée