Dossier d’œuvre objet IM91001784 | Réalisé par
Métais Marianne (Rédacteur)
Métais Marianne

Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France

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  • patrimoine de la villégiature, villégiature en Île-de-France
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton aire d'étude de la région Ile-de-France
  • Commune Gif-sur-Yvette
  • Lieu-dit
  • Adresse 9 square de la Mairie
  • Cadastre 2015 CK 40
  • Emplacement dans l'édifice Salle à manger, actuelle salle du Conseil

Ce monumental portrait en pied, présenté au Salon des Champs-Elysées de 1894[1],   a été réalisé alors que Juliette Adam avait 58 ans. Journaliste et écrivain depuis longtemps engagée en politique, veuve pour la seconde fois depuis presqu’aussi longtemps[2], Juliette Adam vit en femme libre et engagée. Elle dirige son journal, La Nouvelle revue, depuis 1879 et son salon, haut lieu politique et mondain, est toujours le rendez-vous des plus grands noms de la scène culturelle et politique. Dans ces années 1890, elle s’engage dans un féminisme plus affirmé en publiant des femmes et en écrivant elle-même sur leur place dans la société.

C’est une personnalité forte et sûre de sa position que représente Charles Henri Michel Franzini d’Issoncourt[3] (1862-1948[4]), « jeune et distingué portraitiste », élève de Cabanel[5].

[1] Le Figaro, « Hors Paris », 9 avril 1894, p. 4.

[2] Juliette Lambert épouse à 16 ans Alexis La Messine, avocat, qui décède en 1867. Elle se marie alors avec Edmond Adam, homme politique républicain, qui décède à son tour en 1877.

[3] Franzini par son père. Le nom d’Issoncourt, qu’il juxtapose à son nom de naissance, est celui de sa mère, Baudon d’Issoncourt.  

[4] Avis de décès, L’avenir normand : hebdomadaire de la fédération communiste de Seine inférieure, 26 mars 1948, p. 3.

[5] Le Figaro, op. cit.

Le portrait prend pour cadre un escalier monumental, encadré par des colonnes cannelées dont on aperçoit une base. Le modèle se tient sur la dernière marche et s’appuie à un impressionnant départ à tête d’animal fantastique. Peut-être s'agit-il de l’escalier d’honneur de l’hôtel particulier de Juliette Adam, boulevard Malesherbes, où elle précisait que l’entrée se faisait « rue Juliette Lamber », de son nom de jeune fille[1]. Parée et prête à sortir pour le théâtre ou l’opéra, Mme Adam est d’une élégance raffinée et pourtant, le portrait n’a rien de complaisant. A la robe de soie blanche, au collier et à la broche de diamants, à la vaste fourrure, le visage de Mme Adam offre un contraste frappant. Il est celui d’une femme de son âge qu’aucun artifice ne vient adoucir. Ses cheveux blancs et grisonnants, coiffés en arrière, encadrent un visage qui a vécu, habité par deux grands yeux clairs. On y reconnaît la beauté des portraits de jeunesse de Juliette[2] mais en 1894, c’est moins que jamais ce qu’elle donne à retenir.

Cette huile sur toile est encadrée dans son cadre d'origine, en bois sculpté doré.

[1] Lettre de Juliette Adam à Jules Massenet, 5 janvier 1888, NLA-358 (1).

[2] De nombreux portraits, dessinés, peints et photographiés montrent une très belle femme.

  • Catégories
    peinture
  • Matériaux
    • toile, peinture à l'huile
  • Mesures
    • h : 270 cm
    • l : 160 cm
  • Précision dimensions

    Dimensions avec cadre.

  • Iconographies
    • portrait
  • Précision représentations

    Portrait en pied.

  • Inscriptions & marques
    • signature, sur l'oeuvre
    • date, sur l'oeuvre
  • Précision inscriptions

    Signé et daté en bas à gauche :

    Franzini d'Issoncourt

    1894

  • État de conservation
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune, l’œuvre a été offerte à la commune par les descendants de Juliette Adam.

Documents d'archives

  • Lettre de Juliette Adam à Jules Massenet, 5 janvier 1888

    Bibliothèque nationale de France, Paris : NLA-358 (1)

Périodiques

  • Le Figaro, « Hors Paris », 9 avril 1894

    p. 4
  • Avis de décès, L’avenir normand : hebdomadaire de la fédération communiste de Seine inférieure, 26 mars 1948

    p. 3
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel
Métais Marianne
Métais Marianne

Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France

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Édifice
Maison de villégiature dite château de l'Ermitage

Maison de villégiature dite château de l'Ermitage

Commune : Gif-sur-Yvette
Adresse : 9 square de la mairie
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