Dossier d’œuvre architecture IA93001110 | Réalisé par
Caroux Hélène (Rédacteur)
Caroux Hélène

Docteure en histoire de l'architecture de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne depuis 2004 et chercheuse au Bureau du Patrimoine contemporain du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis

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Métais Marianne (Rédacteur)
Métais Marianne

Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France

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  • patrimoine de la villégiature, villégiature en Île-de-France
Maison de villégiature dite Maison d'un acteur
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ile-de-France
  • Commune Aulnay-sous-Bois
  • Adresse 16 rue Roger Lemaire
  • Cadastre 2025 AE 304
  • Dénominations
    maison
  • Précision dénomination
    maison de villégiature
  • Appellations
    Maison d'un acteur

Aulnay-sous-Bois est une terre de villégiature très prisée pour sa proximité de la forêt. La petite bourgeoisie y fait construire de nombreuses maisons dans l'entre-deux-guerres, et les architectes proposent des modèles, divulguant le type du pavillon francilien à façade pignon, où domine la meulière.

Publiée sous l’appellation de « Maison d’un acteur », cette jolie maison en meulière constitue pour son auteur et architecte parisien Joseph Bourniquel (1879 -1950) un exemple à faire valoir auprès d’une clientèle toujours aussi désireuse de séjourner en villégiature ou de s’établir plus durablement aux alentours de Paris. En effet, le recueil dans lequel paraît cette maison comporte de nombreux autres plans, devis et photographies « pour construire sa maison ». Cette pratique publicitaire qui remonte au XIXe siècle est un élément essentiel du développement de la villégiature et des modèles et typologies qui se répandent à cette époque. Cet « acteur » dont nous ignorons l’identité est représentatif de cette nouvelle clientèle en quête d’exemples ou d’architectes pour l’aider à réaliser sa maison secondaire ou sa résidence principale. À Aulnay-sous-Bois, il souhaite la faire construire non pas dans le lotissement de l’ancienne forêt de Bondy déjà bien loti mais sur les terrains de l’ancien parc et château de la famille de Gourgue. Acquis à la fin du XIXe siècle à cet effet, le parc, la ferme et les terres alentours et enfin l’espace laissé libre par le château après sa démolition vers 1907-1908 offrent l’embarras du choix.

Hélène Caroux

La maison est en meulière, pierre en vogue à cette époque dans le bassin parisien, complétée par de la brique qui apporte de la couleur et souligne les ouvertures.

La façade principale est réhaussée d’éléments décoratifs en brique contribuant au caractère harmonieux de la composition qui joue de l’unité des teintes autant que du contraste des formes (arc, bandeau horizontal constitué de carreaux ou encore briques assistées à redents). Le petit auvent à deux pentes qui surmontait à l’origine la porte d’entrée, remplacé aujourd’hui par une marquise à toit plat et les barres d’appui originairement en bois, apportaient un air de « campagne » que recherchaient ces nouveaux aspirants, loin de la vie trépidante du monde du spectacle parisien.

Le plan de la villa est très simple : après un petit vestibule flanqué par l’escalier, le rez-de-chaussée ne comporte que deux pièces : la salle à manger et la cuisine. Seule la cuisine communique avec le jardin. L’étage est partagé entre deux chambres dont à l'origine, une seule disposait d’un cabinet de toilette. Si le plan de l’étage de comble ne figure pas pour cette maison, en revanche, Bourniquel l'a publié pour une autre, similaire, à Aulnay-sous-Bois. On y apprend que ce niveau compte deux chambres placées au centre et complétées par deux greniers au niveau des sous-pentes. Cette distribution est celle de l’habitat populaire : l’architecture de la villégiature a perdu sa spécificité.

Une extension d'un seul niveau a été construite postérieurement sur le flanc gauche de la maison.

  • Murs
    • meulière moellon sans chaîne en pierre de taille
    • brique
  • Toits
    tuile mécanique
  • Étages
    rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à deux pans pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • Bourniquel, Pour construire sa maison, Paris, Garnier frères, 1ere édition, s.d. rééd.1921

    Bibliothèque nationale de France, Paris : HD-252-4
  • Boulmer Catherine, Hommes et métiers du bâtiment 1860-1940, ‎ Editions du Patrimoine Centre des monuments nationaux, 2000

    Bibliothèque nationale de France, Paris : 2002-112209

Périodiques

  • Fleury-Heusgheim Nicole, « Le dernier siècle du château d’Aulnay », CAHRA, Bulletin n°24

Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel
Caroux Hélène
Caroux Hélène

Docteure en histoire de l'architecture de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne depuis 2004 et chercheuse au Bureau du Patrimoine contemporain du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis

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Plessis Laura
Plessis Laura

Stagiaire à l'inventaire en 2025-2026

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Métais Marianne
Métais Marianne

Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France

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