Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France
- patrimoine de la villégiature, villégiature en Île-de-France
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Ayrault PhilippeAyrault PhilippeCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
aire d'étude de la région Ile-de-France
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Commune
Draveil
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Lieu-dit
Champrosay
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Adresse
12 bis boulevard Henri Barbusse
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Cadastre
1810
K
117
;
2025
AV
497
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Précisions
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Dénominationsmaison
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Précision dénominationmaison de villégiature
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Appellationsvilla Casteljad
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Destinationsmaison
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Parties constituantes non étudiéesgrotte artificielle
« Remontant le cours de la Seine nous rencontrons Champrosay, le quartier aristocratique morne et désert en hiver, animé en été par une société brillante. », ainsi est décrit le hameau de Champrosay dans la monographie de l’instituteur de Draveil en 1899. Apprécié notamment des artistes comme Delacroix et Daudet, le hameau est peuplé lors des beaux jours par des parisiens venant profiter du bon air et de la forêt avoisinante. C’est le cas d’un couple de quincaillers qui y fait construire une grande maison dans les années 1880.
Louis Marie Marchand, quincailler à Paris, épouse en 1840 Clémence Saint Edme Tesnière, propriétaire à Paris, qui le rejoint dans son affaire. Le couple donne naissance à deux enfants. Ils font construire, au début des années 1880, une grande demeure sur un terrain de Draveil[1], dans le hameau de Champrosay, un lieu de villégiature apprécié des artistes pour la proximité de la forêt de Sénart et sa situation sur les coteaux. La propriété voisine est habitée par le fils du couple, Louis Georges Marchand, négociant et membre du conseil d’escompte de la Banque de France. Draveil devient donc le lieu de repos de la famille Marchand, loin de ses affaires parisiennes.
Après le décès de madame Marchand, le domaine est acheté, en 1903, par Joseph Laferté[2], secrétaire général des établissements du Creusot et propriétaire parisien. Il l’occupe pendant 10 ans. La propriété est peu modifiée, elle se compose toujours d’une grande maison, d’un chalet, d’une serre, d’une orangerie, d’une maison pour le jardinier, de communs, et d’une salle de billard qui semble extérieure[3].
Plusieurs propriétaires se succèdent ensuite, venant chercher le calme de Draveil : M. Baumann résidant à Paris, M. Bernstein venant de Londres et la veuve Dubarry[4], modiste parisienne. Le domaine est ensuite divisé en 1953 pour ne comprendre plus que la grande maison et une gloriette dans le jardin, abritant peut-être la maison du jardinier ou la salle de billard, plus tard rattachée à la maison voisine.
Laura Plessis
[1] AD 91, Matrices cadastrales, 3P/2489, case 216
[2] AD 91, Matrices cadastrales, 3P/2489, case 215
[3] Op cit.
[4] AD 91, Matrices cadastrales, 3P/2491, case 362
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
La villa Casteljad est édifiée au centre d’un grand jardin. Elle est précédée d’un bassin circulaire mettant en scène la façade en entrant dans la propriété. La maison est construite sur un soubassement de meulière qui abrite le sous-sol, et dont la couleur orangée contraste avec le blanc des autres niveaux. L’accès se fait par un escalier à montées convergentes. La façade d’entrée présente un rythme ternaire avec un avant-corps central composé de trois ouvertures, trois fenêtres au premier étage et deux fenêtres et une porte au rez-de-chaussée. Il est délimité par des chaînages simulés dans les angles, repris pour les corps latéraux. Les ouvertures présentent une forme particulière : des angles arrondis et un ébrasement profond qui crée un effet de relief. La façade sur le jardin reprend le rythme ternaire de la façade d’entrée mais l’avant-corps central est cette fois divisé en deux travées, avec seulement deux fenêtres qui rythment la surface du mur. Elle est précédée d’une grande terrasse de pierre dont le soubassement est évidé, lui donnant un aspect suspendu. La terrasse fait le lien avec le jardin par un escalier. Les étages sont surmontés de combles éclairés de fenêtres dans une toiture à la Mansart.
Une galerie, aujourd'hui vitrée, distribue les différents espaces par des portes décorées de vitraux colorés. La porte centrale mène à un vestibule contenant l’escalier de bois qui dessert les étages. Il est magnifié par de fins piliers qui soutiennent un plafond décoré de moulures à motifs végétaux. Le damier qui orne le sol rappelle les carreaux de céramique de la galerie dont le motif est encadré de frises à damiers. Le vestibule est entouré des pièces de réception présentant aussi des motifs de végétaux stylisés au plafond, et des cheminées. Le premier étage accueille de grandes chambres et un escalier plus simple mène au second étage. Le sous-sol est accessible par un escalier sous l’escalier principal et abrite notamment la cuisine.
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Murs
- enduit
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Toitsardoise
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Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans brisés croupe
- noue
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
- escalier de distribution extérieur : escalier symétrique en maçonnerie
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Typologies
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Techniques
- vitrail
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Représentations
- scène de la vie sociale
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Statut de la propriétépropriété privée
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Sites de protectionsite inscrit
- (c) Région Île-de-France (reproduction)
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
Documents d'archives
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Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 3P/2489
Archives départementales de l'Essonne, DRAVEIL - Matrice des propriétés bâties, 3P/2489, 1882, cases 215 et 216
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Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 1MI/24
Archives départementales de l'Essonne, Monographie de l'instituteur de Draveil, 1MI/24, 1899
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Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 3P/2491
Archives départementales de l'Essonne, DRAVEIL - Matrice des propriétés bâties, 3P/2491, 1910, case 362
Stagiaire à l'inventaire en 2025-2026
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