Dossier d’œuvre architecture IA78000391 | Réalisé par
Cueille Sophie
Cueille Sophie

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.

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Métais Marianne (Rédacteur)
Métais Marianne

Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France

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  • inventaire topographique
  • patrimoine de la villégiature, villégiature en Île-de-France
Maison de fer
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Poissy centre
  • Commune Poissy
  • Lieu-dit La Maladrerie
  • Adresse parc Meissonier
  • Cadastre 2019 AR 72 La villa a été remontée dans le parc Meissonier. ; 2023 BK 43 Le premier emplacement de la maison se trouvait au 1 rue de la Maladrerie, correspondant aux trois parcelles BK 43, 44 et 45.  ;
  • Dénominations
    maison
  • Appellations
    dite Maison métallique ou Maison Eiffel

L'Île-de-France compte six des neufs maisons de fer encore debout en France. Celle de Poissy, restaurée et déplacée, est due au belge Joseph Danly. Avec sa terrasse et ses aisseliers apparents, elle évoque l'architecture traditionnelle du chalet de villégiature. Elle est pourtant en fer galvanisé et embouti, du sol à la toiture.

Cette maison de fer a longtemps été à tort attribuée à Gustave Eiffel comme étant un pavillon de l'exposition universelle de 1889. Mais si la maison a été construite à la suite et peut être sous l'Influence de cette exposition, elle a été montée à Poissy par l'entreprise de Joseph Danly. Ce dernier, propriétaire des forges d'Aiseau en Belgique, était le créateur du système de construction par tôles embouties dit "Danly" ; le procédé est breveté en Belgique en 1887, puis en France en 1888. Les édifices sont construits avec des plaques de fer embouti, de tailles différentes mais toutes multiples d'un même module. La maison de Poissy était toute entière de conception Danly, y compris la toiture.

Cette maison de villégiature a été construite en 1896 pour Georges de Coninck, ingénieur chimiste, et son épouse. Elle est habitée jusque dans les années 1980 puis rachetée par l’État. Encore en état lors de la première campagne photographique menée par l'Inventaire en 1978 (voir le dossier numérisé en annexe), elle est victime de dégradations successives, avant d'être anéantie par la tempête de décembre 1999. Cet état progressif de délabrement est vraisemblablement dû au chantier de l'Autoroute A14. La maison qui se trouvait 1, chemin de la maladrerie s'est alors trouvée enserrée dans un nouveau réseau routier.

La ville de Poissy se porte acquéreur des vestiges de la villa en 2016 et entreprend un chantier de reconstruction à l'identique, avec démontage préalable et récupération de tous les éléments possibles. 30 % des tôles d'origine sont restaurées et réutilisées. La maison est remontée dans le parc Meissonier à Poissy et inaugurée en 2020 ; elle abrite aujourd’hui le centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine.

La maison de plan carré est en tôle de fer, du sol jusqu’à la toiture, constituée de panneaux de fer embouti et galvanisé, de forme carrée, à motifs de caissons, rivetés entre eux. Sur un soubassement en meulière, qui en constitue le vide sanitaire, s’élèvent les trois niveaux, dont un étage carré et un étage sous comble sommé d’un petit belvédère couvert en pavillon. La façade nord domine un vaste panorama dont on peut profiter depuis une terrasse qui s’étend sur la longueur de la façade. On y accède, au rez-de-chaussée et au premier niveau, par deux portes-fenêtres. L’étage sous comble est éclairé par une fenêtre rectangulaire, dont on trouve le pendant sur la façade sud, où se trouve l'entrée de la maison. Cette dernière présente, comme à l’origine, une ouverture simple à chaque niveau ; au rez-de-chaussée, à côté de la porte d'entrée, un appendice de deux travées complète le bâtiment. Les façades latérales possèdent trois travées.

A l'origine la maison présentait une double ossature : à l'extérieur des panneaux métalliques en tôle galvanisée étaient vissés sur des fers plats ; à l'Intérieur les parois étaient en plâtre. Entre les deux existait un vide d'environ 20 cm. Lors de la reconstruction seuls les extérieurs ont été remontés selon le système d'origine. A l'intérieur a été installée une structure de poteaux et poutres et béton.

  • Murs
    • métal
    • meulière
  • Toits
    tôle ondulée
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à deux pans demi-croupe
  • État de conservation
    restauré
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    inscrit MH, 1975/08/01
  • Précisions sur la protection

    L'arrêté initial est modifié par l'arrêté du 7 juin 2023

  • Référence MH

Bibliographie

  • Amandine Robinet, La Maison de fer, Dampierre-en-Yvelines, Parc naturel régional de la Haute vallée de Chevreuse, 2022

    Région Île-de-France, Service Patrimoine et Inventaire, Saint-Ouen-sur-Seine
  • Marc Braham et Guillaume Carré, Les maisons en fer Duclos. Une expérience première ?, Virton, Imprimerie Michel frères, 2017

  • Roselyne Bussière, Marianne Métais, et alii, Châteaux, villas et folies, Villégiature en Ile-de-France, Région Île-de-France, Lieux Dits Editions, 2024

    Région Île-de-France, Service Patrimoine et Inventaire, Saint-Ouen-sur-Seine
Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2000, 2026
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel
Cueille Sophie
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Métais Marianne
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