Stagiaire à l'inventaire en 2025-2026
Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France
- inventaire topographique
- patrimoine de la villégiature, villégiature en Île-de-France
-
Vialles Jean-BernardVialles Jean-BernardCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
- (c) Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Celle-Saint-Cloud (La)
-
Commune
Bougival
-
Adresse
3 quai Rennequin Sualem
-
Cadastre
1819
A
51
;
2025
AB
54
-
Dénominationsmaison
-
Précision dénominationmaison de villégiature
-
Appellationsdite maison de Mistinguett
-
Parties constituantes non étudiéesparc, communs, remise, fontaine, abreuvoir, écurie
La maison Mistinguett est un exemple représentatif des maisons de villégiature de Bougival. L’élégante sobriété de son style, son installation au milieu d’un parc, jadis à l’anglaise, incarnent parfaitement les caractères des résidences de Bougival influencées, sans aucun doute, par la Malmaison toute proche.
Cette maison bougivalaise a été construite dans le premier quart du XIXe siècle. Elle connait de nombreux habitants, parmi eux, la meneuse de revue et artiste de Music-Hall Jeanne Bourgeois, dite Mistinguett, qui lui donne son surnom. Elle est originaire du Val d’Oise et se produit au Moulin-Rouge et au Casino de Paris.
Jeanne Bourgeois profite des étés de Bougival où une riche société d’artistes parisiens se réunissent. Elle est souvent accompagnée de sa famille, auprès de qui elle décède, dans cette même maison en 1956.
-
Période(s)
- Principale : 1er quart 19e siècle , (incertitude)
-
Dates
- daté par travaux historiques
La maison se dresse sur quatre niveaux, dont un soubassement et un étage de comble. Elle est perpendiculaire à la rue et au fleuve.
La façade sur la rue est ordonnancée en trois travées. L’élévation se termine par un fronton triangulaire percé d’une fenêtre, donnant un aspect très classique à la demeure, accentué par sa forte géométrie. Cette façade est précédée d’une terrasse qui repose sur le rez-de-chaussée aligné à la rue, et en meulière qui magnifie l’élévation.
La façade sur la cour est marquée par une avancée au centre, surmontée d’un fronton triangulaire. La meulière du rez-de-chaussée est entourée de chaînages en pierre de taille.
La façade sur le jardin reprend l’ordonnancement de la façade précédente, à l’exception qu’elle présente trois grandes portes au rez-de-chaussée, précédées d’une terrasse qui mène au jardin.
Ses façades présentent une forte homogénéité avec des murs à refends, les frontons triangulaires qui terminent l’élévation, et le rythme ternaire des ouvertures. Antoine Le Bas décrit son style comme un « néo-classicisme adoucis »[1].
[1] Antoine Le Bas, La Celle-Saint-Cloud, Marly-le-Roy, photographe Jean-Bernard Vialles, Paris, APPIF, Images du patrimoine n° 28, 1987
-
Murs
- meulière moellon enduit
-
Toitszinc en couverture
-
Plansplan symétrique
-
Étages1 étage carré, étage de comble, étage de soubassement
-
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
-
Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
-
Escaliers
- escalier dans-oeuvre
-
État de conservationrestauré
-
Techniques
- ferronnerie
-
Statut de la propriétépropriété privée
-
Intérêt de l'œuvreà signaler
- (c) Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France
- (c) Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France
Documents d'archives
-
Archives départementales des Hauts-de-Seine : 3P 3276
Matrices cadastrales, case 140
Bibliographie
-
Bibliothèque nationale de France, Paris : 4-LJ1-486 (28)
Antoine Le Bas, La Celle-Saint-Cloud, Marly-le-Roy, photographe Jean-Bernard Vialles, Paris, APPIF, Images du patrimoine n° 28, 1987
Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.
Stagiaire à l'inventaire en 2025-2026
Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France
Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.