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Tanneries

Dossier IA78002187 inclus dans Centre ville réalisé en 2015

Fiche

Dénominationstannerie
Aire d'étude et cantonMantes-la-Jolie
AdresseCommune : Mantes-la-Jolie
Adresse : rue, des Tanneries, rue Basse des Tanneries
Cadastre : 2014 AB 165-166, 187-190,192,601,602,713 Parcelles du cadastre napoléonien , section B du midi 35-39et 42-47

En 1684, l'intendant de la généralité en visite à Mantes, écrit "dans la ville de Mantes, il y a une tannerie assez considérable". En 1813, selon la matrice cadastrale, il y avait 5 tanneries à Mantes. Les tanneurs étaient Jacques Sarrazin, Hyacinthe Delaunay, Thomas Leguay, Antoine Massé et Philippe Le Gras. A cette date, l'un des tanneurs les plus importants, Eustache Hua est décédé (en 1801) et son fils devenu procureur impérial, en possession des parcelles 39 et 42, les vend à Antoine Massé, son voisin tanneur. En 1842, selon l'Annuaire de Seine-et-Oise, il ne restait plus qu'un tanneur, Leguay et l'état nominatif des statistiques industrielles de 1865 précise que la tannerie Leguay employait 6 ouvriers. En 1911 Leguay fils est encore en activité. Ses bureaux sont au 3 rue des Tanneries. Il est aussi fait mention en 1865 de la tannerie Julien qui employait 2 ouvriers.

Période(s)Principale : 18e siècle, 19e siècle

L'installation de tanneries dans le quartier qui porte ce nom s'explique par la présence de la Vaucouleurs qui se jette dans la Seine juste en aval et par la configuration du terrain avec une rue basse et une rue haute. En effet, l'activité de tannage a besoin d'eau vive pour le reverdissage (réhydrater les peaux) et le rinçage après diverses transformations. Elle a aussi besoin d'ateliers fermés dans lesquels se trouvaient des bassins enterrés pour faire gonfler les peaux dans un mélange de chaux et d'eau. Ces bassins et fosses se trouvaient dans les ateliers sous la rue haute auquel on accédait par des arcades qui sont aujourd'hui murées mais encore lisibles. Des fosses de tannage à l'air libre recevaient des couches de peaux en alternance avec des couches d'écorce. On en trouve encore quelques traces. Enfin il fallait de grands séchoirs pour suspendre les peaux et le faire sécher. Aucun des grands bâtiments qui figurent sur le cadastre napoléonien et qui devaient comporter des séchoirs ne subsiste (parcelles 36 à 39 de la section B du midi). Le sous-préfet Cassan, dans sa description de l'arrondissement de Mantes, précise que les tanneurs de Mantes utilisaient « la jusée » c’est-à-dire du jus d’écorce pour faire gonfler les cuirs. Ensuite les peaux étaient placées dans des fosses en alternance avec les écorces de chêne pendant plusieurs mois. Ces fosses se trouvaient sous des voûtes dont il ne reste que le tracé, muré. Leur dimension était de 2,59 mètres de profondeur sur le même diamètre .

Énergies
États conservationsvestiges

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Yvelines. 15 M 20. Statistique industrielle. 1865

  • AD Yvelines. 3 P3 1351. Mantes-la-Jolie, matrice de la contribution foncière (propriétés bâties), 1813.

  • AD Yvelines, 10 Q1 232, volume 57

Bibliographie
  • Annuaire du département de Seine et Oise, 1842, 1911

  • Lachiver, Marcel, Histoire de Mantes et du Mantois à travers chroniques et mémoires des origines à 1792, Meulan, 1971.

    p.362
  • Cassan Armand , Statistiques de l'arrondissement de Mantes, Mantes, Forcade imprimeur, 1833

    p.139
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Bussière Roselyne
Roselyne Bussière

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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