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maison du peintre Arnoux, 33 rue Paul Lorillon

Dossier IA95000452 réalisé en 2016

Fiche

Cette maison s'intègre dans le circuit des "peintres d'Ecouen", regroupement informel de peintres naturalistes, installés dans le bourg pendant la seconde moitié du XIXe siècle. Elle se distingue en outre par un traitement de la façade caractéristique de cette époque, jouant sur la couleur de la brique et le raffinement du décor architectural, malheureusement en assez mauvais état aujourd'hui.

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonEcouen
AdresseCommune : Écouen
Adresse : 33 rue
Paul Lorillon
Cadastre : 2014 AH 248

Sur le cadastre de 1827, la parcelle, qui n'est pas encore construite, porte le n° C 486. Lors du recensement de 1873, la maison, qui portait le n°19 rue d'Ezanville, était habitée par l'un des peintres de l'école d'Ecouen : Michel Arnoux (1833-1877). La verrière éclairant l'atelier, au nord, est toujours visible. Les bas-reliefs aux putti appartiennent à une production en série très à la mode au XIXe siècle : on peut en voir d'identiques sur la façade d'une maison d'Enghien-les-Bains, construite dans les années 1880 (14, boulevard Hippolyte-Pinaud : voir dossier d'inventaire IA95000299).

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle
Dates
Auteur(s)Personnalité : Arnoux Michel
Michel Arnoux (1833 - 1877

Peintre de l'Ecole d'Ecouen.


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habitant célèbre attribution par travaux historiques

La maison se distingue nettement du bâti qui l'entoure, plutôt rural, à la fois par sa taille et par sa mise en oeuvre particulièrement soignée. Le rez-de-chaussée est en brique et enduit, imitant un mur en alternance de briques et pierres, sur un soubassement en moellons appareillés. Au-dessus s'élèvent deux étages, probablement construits en brique, mais le gros-oeuvre est couvert d'un enduit peint en fausse brique avec un décor en plâtre imitant la pierre. Entre les deux niveaux de fenêtres, règne un décor en stuc moulé, avec notamment deux tablettes représentant des angelots, dans le style du XVIIIe siècle. La toiture est en ardoise et zinc. Sur le mur pignon nord apparaît une verrière, qui éclairait un atelier de peintre. Le mur pignon sud, quant à lui, forme un pan coupé orné de deux pilastres en plâtre à chapiteau corinthien, et éclairé par deux oculi. L'enduit s'étant écaillé, laisse voir ici un gros-oeuvre en briques.

Mursbrique enduit d'imitation
Toitardoise, zinc en couverture
Étages2 étages carrés, étage de comble
Couvrements
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans brisés
Typologiesmaison de peintre
Techniquessculpture
Précision représentations

La façade est ornée de trois tablettes en stuc, disposées entre le premier et le deuxième étage. Au centre, apparaît une tête de femme couronnée d'une coquille et encadrée de rinceaux. De part et d'autre sont représentés des putti : à gauche, ils font du vin, à droite, ils pêchent.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • BADUEL Daniel, BERTRAND Aude et DAUCHEL Christian. L'Ecole d'Ecouen, une colonie de peintres au XIXe siècle. Ecouen : Office de tourisme, 2012.

    p. 25-26
  • AUSSEUR-DOLLEANS, Chantal, CREPIN-LEBLOND, Thierry et FÖRSTEL, Judith (avec la collaboration de : Christian Dauchel, Fanny Gosselin, Rémy Guadagnin). Ecouen. Un balcon sur la plaine de France. Collection Patrimoines d’Île-de-France. Lyon : éditions Lieux Dits, 2018. Photographies : Jean-Bernard Vialles, avec la collaboration de Laurent Kruszyk ; plan : Diane Bétored.

    p. 73

Liens web

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Förstel Judith
Judith Förstel

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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