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groupe scolaire Jean-Jaurès

Dossier IA91000803 réalisé en 2006

Fiche

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Appellationsgroupe scolaire Jean-Jaurès
Dénominationsgroupe scolaire
Aire d'étude et cantonDraveil
AdresseCommune : Draveil
Lieu-dit : centre
Adresse : 11bis-15 rue du
Docteur-Débordes
Cadastre : 1983 AE 351

Une 1ère école mentionnée dans le terrier de 1753 aurait été reconstruite en 1757 (sur le même emplacement) par Claude-Louis d'Aviler, architecte à Paris. Toutefois, le 13 septembre 1818, le conseil municipal vote l'acquisition d'une maison pour la transformer en école, projet autorisé par ordonnance royale du 10 février 1819. La classe unique de cette école, située à l'angle des deux rues de Mainville et du Docteur-Débordes devenant insuffisante, un terrain est acheté en 1840 auprès des hospices de Paris pour y édifier une école de garçons et de filles. Mais ce terrain situé au lieu-dit Les Hayes Saint-Rémi s'avère trop éloigné du centre de la commune, et la commission des bâtiments civils juge les frais de construction hors de proportion avec la population de la commune. Un nouveau projet, limité à la construction d'une école de garçons selon les plans de Louis Laroche, architecte de l'arrondissement de Corbeil, est présenté au conseil municipal le 7 février 1841, après l'acquisition d'un autre terrain situé plus près du centre, au lieu-dit les Petites Maisons. Les travaux, adjugés en janvier 1842 au sieur Caffard, maitre maçon à Draveil, sont achevés en juin de la même année, et financés en partie par la vente de l'ancienne école (13 novembre 1842). Ce bâtiment est situé au 15, rue du Docteur-Débordes. En 1875, le préau de l'école est transformé en gymnase couvert par Adolphe Richard, entrepreneur de maçonnerie à Champrosay, sur des plans de L. Laroche. En 1878, après la suppression de celle du hameau de Mainville, l'école nécessite un premier agrandissement : une 2e classe, des réfectoires, un logement pour le maître-adjoint et 2 bibliothèques sont édifiés par Gustave Drouart, architecte communal. Les travaux adjugés à Armand Chavarain, entrepreneur à Mainville, sont exécutés par Thibault et Chaponnay, maçons, qui dessinent leurs noms dans l'enduit rocaillé, côté d'une date (27 avril 1879). La réception définitive a lieu le 11 février 1880. En 1880 également, la commune décide la création d'une école publique de filles (jusque là accueillies dans l'école libre des soeurs de Saint-Thomas de Villeneuve) ainsi que d'une salle d'asile. La propriété Labbé, contigüe à l'école de garçons, est acquise à cet effet le 22 octobre 1881. Un projet est dressé par Gustave Drouart ; il comprend la construction d'un nouveau bâtiment pour les classes et la transformation de la maison existante en logement pour les institutrices (13, rue du Docteur-Débordes). Les travaux adjugés le 14 avril 1882 sont réceptionnés le 10 mai 1883. En 1894, le préau attenant à la classe enfantine est aménagé pour recevoir une 3e classe. L'école continue à s'agrandir : le 11 août 1906, pour permettre la construction de 2 nouvelles classes et d'une cantine scolaire, le conseil municipal vote l'expropriation de parcelles de terrain séparant les écoles de filles et de garçons et fait dresser un plan par l'architecte communal. En 1907 un nouveau projet est demandé à Marc Paquet, architecte à Corbeil, puis remplacé par de nouveaux plans mis à exécution en 1913, une solution amiable ayant été trouvée pour l'acquisition des terrains. Les travaux, qui comprennent la construction de 2 salles de classe pour les filles, d'un préau couvert surmonté de 2 logements d'institutrices et d'une cantine commune aux deux écoles, sont terminés en 1914. Ce groupe scolaire de 9 classes étant devenu trop petit, le conseil municipal vote le 27 avril 1929 la construction de 2 classes de filles et de 2 de garçons, d'un préau couvert, de 2 bureaux ainsi que de logements d'instituteurs. Les plans sont dressés par l'architecte communal Michel Dameron. Le devis primitif approuvé par décision ministérielle du 2 avril 1930 est complété en 1931 pour permettre la réalisation d'un préau couvert à l'école de filles. En 1932 2 classes provisoires en bois sont installées par la société Rolland frères et l'année suivante 2 classes métalliques fournies par la maison Malma ; un arrêté préfectoral du 3 février 1940 déclare d'utilité publique l'acquisition du terrain d'assise de ces deux classes. A partir de 1933, le groupe scolaire est réservé aux filles, les garçons étant dirigés vers l'école de la Villa.

Période(s)Principale : milieu 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1842, daté par source, porte la date
1879, daté par source
1882, daté par source
1913, daté par source
1930, daté par source
Auteur(s)Auteur : Laroche Louis Julien architecte d'arrondissement attribution par source
Auteur : Caffard maître maçon attribution par source
Auteur : Drouart Gustave architecte communal attribution par source
Auteur : Chaponnay maçon attribution par source
Auteur : Dameron Michel architecte communal attribution par source
Mursmeulière
rocaille
Toittuile mécanique
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
croupe
Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Draveil, groupe scolaire Jean-Jaurès. Sources et bibliographie

    DOCUMENTATION

    I. Archives

    . A. D. Essonne, 2 O 445, 447, 448 : construction d’une école de garçons, agrandissements, construction de l’école des filles, installation de classes provisoires, 1839 – 1933.

    II. Iconographie

    . A. D. Essonne, 2 O 445 : plans, 1839, 1870.

    III. Bibliographie

    - Bianchi, Serge. L’école primaire, enjeu municipal à Draveil (1830-1850), In : L’Essonne au milieu du XIXe siècle : Enfances, 1848 en Essonne, Comité de recherches historiques sur les révolutions en Essonne, 1999,p. 88-96

    - Draveil, chemins d’antan…rue du présent. Cercle littéraire et historique de Draveil, avril 2001, p. 45, 53.

    - Draveil et son histoire, les écoles draveilloises, in : Bulletin municipal, juin-juillet 1979, p. 25-28.

    - Monographie communale de l’instituteur, 1899, chapitre « Instruction publique ».

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Blanc Brigitte
Brigitte Blanc

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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