Dossier d’œuvre architecture IA93001153 | Réalisé par
Métais Marianne (Rédacteur)
Métais Marianne

Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France

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  • patrimoine de la villégiature, villégiature en Île-de-France
Maison de villégiature dite maison Solarz
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton aire d'étude de la région Ile-de-France
  • Commune Gagny
  • Lieu-dit
  • Adresse 31 rue Contant
  • Cadastre 1849 A 1226  ; 2025 CA 24
  • Dénominations
    maison
  • Précision dénomination
    maison de villégiature
  • Parties constituantes non étudiées
    jardin

La forêt de Bondy, qui jusqu'au début du XIXe s. s'étendait jusqu'à Gagny, attire les villégiateurs depuis le XVIIIe s. au moins et connaît un fort développement au XIXe. Le quartier de l'actuel parc Courbet compte en 1900 nombre de maisons de campagne, dont beaucoup appartiennent à des membres de la famille Baschet. C'est ici, au sommet d'une pente offrant un vaste panorama, que le futur maire de Gagny choisit de construire la sienne.

André Sigisbert Gérardin (1858-1942), alors chef de l’exploitation adjoint de la Compagnie de chemins de fer de l’Est, demeurant à Paris, achète un terrain en 1900 pour y construire sa maison de campagne[1]. Le lieu-dit les Diardes[2], où est construite la maison entre 1900 et 1903, est une ancienne vigne, sans doute détruite par le phylloxéra qui, après avoir progressivement sévi dans tout le pays depuis 1867, finit par ravager l’Île-de-France dans les années 1890. Il jouxte les terres des Baschet, qui ont là plusieurs maisons de campagne (voir IA93001094).

Gérardin, ingénieur des Ponts et Chaussées, connaît une belle carrière, débutée par un passage au ministère des Travaux publics, comme chef de cabinet, en 1887. Ainsi lorsqu’il construit sa villégiature, il est déjà chevalier de la Légion d’honneur. Il finira commandeur en 1918 et directeur de la Compagnie des chemins de fer de l’Est[3]. Il est brièvement maire de Gagny, de 1925 à 1929.

 A la mort de Gérardin, en 1942, la maison est vendue et connaît plusieurs propriétaires, avant d’être achetée par Marcel Solarz en 1960. La maison conserve son nom après que la mairie ait exproprié la famille Solarz en 1985 afin d’intégrer la maison au parc Courbet, en cours de création autour de la maison Baschet[4].

Cette maison communale, liée à la ferme pédagogique créée dans les écuries construites par les Baschet, est devenue la Maison de loisirs parents-enfants de Gagny en 2024[5].

[1] Matrices cadastrales 2042 W272, case 467.

[2] Le parcellaire est en lanières, selon un tracé typiquement viticole, et la maison est construite sur la parcelle A1226, d’ailleurs plus large. Cadastre napoléonien.

[3] AN, dossier LH//1120/3.

[4] Josiane Bonazza, société d’histoire de Gagny, « Histoire de la maison Solarz », Gagny magazine, n°99, novembre-décembre 2023, p. 11.

[5] Ibidem, p. 10.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle

La maison Solarz s’inscrit dans la typologie répandue de la maison de villégiature francilienne qui arbore des façades en meulière, à peine rehaussée de quelques assises de brique et incrustations de céramique émaillée pour animer l’ensemble. Comme souvent, elle présente quelques éléments en bois, localisés, afin d’ajouter une touche de pittoresque. Ici, le balcon de l’avant-corps central est en bois, surmonté d’une lucarne à ferme apparente et aisseliers en bois. Cet axe central est renforcé par l’arc de décharge ménagé dans le soubassement.

Trois corps, de formes et tailles différentes, composent le bâtiment qui s’anime par le jeu de ces volumes. L’ensemble est construit sur un niveau de sous-sol. Le corps central est barlong et offre son mur pignon en façade principale, placé en ressaut. Il est jouxté, à l’est, d’un corps latéral de deux niveaux mais sans étage de comble, tandis que le corps latéral ouest ne possède qu’un niveau pour une largeur similaire. Ces jeux de décrochement, retraits et avancée sont complétés par des couvrements individualisés. Les toitures hautes ont toutes des angles de pente différents et sont percées de quelques lucarnes. Tous ces effets contribuent à renforcer le caractère pittoresque de cette maison de campagne très représentative de son époque, y compris dans son plan. Celui-ci comprend une salle à manger d’un côté, deux salons de l’autre et une cuisine à l’arrière du bâtiment, où se trouve également l’entrée. Les chambres sont situées à l’étage.

  • Murs
    • meulière moellon sans chaîne en pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
    • noue
  • Techniques
    • céramique
  • Représentations
    • ornement géométrique
  • Précision représentations

    Cabochons en céramique émaillée au dessus de quelques baies.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • Matrices cadastrales, case 467

    Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, Bobigny : 2042 W272
  • Cadastre napoléonien 1849

    Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, Bobigny
  • Dossier de légion d'honneur d'André Gérardin

    Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine : LH//1120/3

Périodiques

  • Josiane Bonazza, société d’histoire de Gagny, « Histoire de la maison Solarz », Gagny magazine, n°99, novembre-décembre 2023.

    En ligne.

    p. 10-11
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel
Métais Marianne
Métais Marianne

Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France

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