• enquête thématique régionale, Architectures du sport en Ile-de-France
Les stades
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Dossier non géolocalisé

  • Dénominations
    stade
  • Aires d'études
    aire d'étude de la région Ile-de-France

Dans le cadre de la sélection de 100 sites sportifs emblématiques pour les Jeux de Paris 2024, la Région Ile-de-France a sélectionné et étudié 21 stades de gabarits très différents. Du plus grand "stade de France" au stade municipal caractérisé par son adaptabilité.

L’avènement du sport comme un fait social majeur au XXe siècle a conduit à la construction de nombreuses installations parmi lesquels les stades font figure de navires-amiraux[1]. Empruntant à l’Antique, ce lieu a pu désigner par métonymie d’entiers parcs des sports, avant de désigner seulement des enceintes formées de tribunes. La recherche du gigantisme apparaît dès les années 1920 et la volonté de produire un stade de 100000 places pour les JO de Paris 1924. Parmi les nombreux projets, c’est le stade de Colombes qui accueillit finalement les épreuves olympiques[2].

Pour l’agrément de publics toujours plus nombreux, des recherches ont été menées dans plusieurs directions : celle de l’utilisation de matériaux innovants comme le lamellé-collé (Stade Mahut de Fontainebleau) ou les bétons très techniques (béton fibré ultra performant [BFUP] du stade Jean-Bouin).

Certains projets, comme celui du stade Charles-Auray (Pantin), mettent en avant une conception modulaire et industrialisée, permettant une construction rapide et économique. D’autres encore ont cherché une intégration paysagère optimale comme à Fontainebleau où le stade se situe à l’orée de la forêt.

De nombreux projets utilisent des structures légères et aériennes, comme les toitures suspendues dont le stade de France est sans nul doute le parangon, à la stature internationale. Les détails d'exécution et les finitions sont souvent soignés, avec des revêtements en mosaïque, des jardinières intégrées (stade Jean-Bouin à Gagny), ou des menuiseries en aluminium, contribuent à l'esthétique globale des constructions.

[1] Voir l’exposition « Il était une fois les stades » :  https://www.citedelarchitecture.fr/fr/agenda/exposition/il-etait-une-fois-les-stades Le catalogue n’a pas paru.

[2] DELÉPINE, Michaël. Le bel endormi :  histoire du stade de Colombes. Neuilly : Atlande, 2022

Date(s) d'enquête : 2021; Date(s) de rédaction : 2022
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