La maison sise au 21 rue Langlois a fait l’objet de deux campagnes de travaux majeurs qui ont transformées en profondeur l’apparence de sa façade principale : la première à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, la seconde dans le troisième quart du XXe siècle. En cela, elle reflète assez bien les évolutions du patrimoine urbain milliacois.
- inventaire topographique
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- (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Milly-la-Forêt
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Commune
Milly-la-Forêt
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Adresse
21 rue Langlois
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Cadastre
1815
C
746
;
2025
AI
82
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Dénominationsmaison
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Parties constituantes non étudiéescour
Lors de l’établissement du plan cadastral de 1815, cette maison, située sur la parcelle C 746, appartenait à un bourgeois milliacois, Nicolas Vieillot, aussi propriétaire des bâtiments se trouvant sur la parcelle voisine (C 745)[1]. Il se sépare de ces biens à la fin des années 1840[2] au profit du marchand drapier Jean-Baptiste Dupré. Ce dernier fait agrandir la maison sise au 21 rue Langlois au tout début des années 1860[3]. La comparaison du cadastre de 1815 et du cadastre actuel montre en effet une augmentation de la profondeur du bâti. Toutefois, les dispositions actuelles de la façade ne semblent pas correspondre à cette campagne de travaux. Les décors qui existent au niveau de l’étage suggèrent plutôt un remaniement réalisé dans le dernier quart du XIXe siècle ou dans les premières années du XXe siècle. Certains éléments ornementaux permettent de rapprocher cette maison d’autres demeures du centre historique de Milly qui ont pu être datées par des sources historiques. Ainsi par exemple, les fausses chaines d’angle et les jambages harpés en bossages sont aussi employés au 26 rue Jean Cocteau, au décor plus sophistiqué, dont la construction a été achevée en 1902-1903. Ce type de décor ainsi que l’emploi de mascarons sur les clés des platebandes, se retrouvent aussi au 10 rue Saint-Wulfran, dont les travaux sont achevés en 1886, ou encore au 8 rue de la Chapelle Saint-Blaise, édifiée en 1902-1903. Comme au 21 rue Langlois, ces trois maisons présentent un décor d’inspiration classique.
Le traitement actuel du rez-de-chaussée quant à lui résulte d’une campagne de travaux menée, selon toute vraisemblance, dans le troisième quart du XXe siècle.
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[1] AD 91, 3 P 2906, Tableau indicatif, sections A à G, 1817.
[2] AD 91, 3 P 2910, Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1822, folio 943. La mutation de propriété est portée sur la matrice cadastrale en 1850.
[3] AD 91, 3 P 2909, Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1822, folio 412.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle, limite 19e siècle 20e siècle
- Secondaire : 3e quart 19e siècle, 3e quart 20e siècle
Cette maison de plan massé rectangulaire borde le côté nord de la rue Langlois. Sa façade principale est organisée en trois travées. Alors que le soubassement du rez-de-chaussée est marqué par un enduit imitant la pierre meulière, le reste du niveau est en pierres apparentes à larges joints. Les trois ouvertures qui éclairent le rez-de-chaussée sont encadrées par un ruban fin légèrement saillant en béton de ciment. Un bandeau mouluré marque la transition avec l’étage, qui contrairement au rez-de-chaussée, a conservé ses modénatures. Les deux fenêtres de ce niveau présentent en effet un appui mouluré, des jambages harpés et une platebande à décor de bossages. Les clefs des platebandes sont en outre ornées d’un mascaron. La partie centrale de l’étage est occupée par un cartouche agrémenté d’une pointe de diamant. Enfin, l’ensemble de la façade est encadré par un décor de chaines d’angle harpées à bossages et surmonté par une corniche moulurée.
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Murs
- grès moellon enduit
- enduit d'imitation
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Toitstuile plate
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Plansplan rectangulaire régulier
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Étagesrez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans
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Typologiesmaison de ville
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État de conservationétat moyen
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Techniques
- ferronnerie
- sculpture
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Représentations
- mascaron
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Statut de la propriétépropriété privée
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Sites de protectionzone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager
- (c) Région Île-de-France (reproduction)
- (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France
- (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France
- (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France
- (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France
Documents d'archives
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Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 3 P 2906
AD 91, 3 P 2906, Tableau indicatif, sections A à G, 1817.
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Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 3 P 2909
AD 91, 3 P 2909, Matrice des propriétés bâties et non bâties, folios 1 à 540, 1822.
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Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 3 P 2910
AD 91, 3 P 2910, Matrice des propriétés bâties et non bâties, folios 541 à 948, 1822.