Cette maison, qui borde la rue Jean Cocteau, a été bâtie dans les premières années du XXe siècle à l’emplacement d’une construction plus ancienne. D’inspiration classique, cet édifice se distingue par la qualité de son décor.
- inventaire topographique
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- (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Milly-la-Forêt
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Commune
Milly-la-Forêt
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Adresse
26 rue Jean Cocteau
,
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Cadastre
1815
C
1104
;
2025
AI
351
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Dénominationsmaison
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Précision dénominationmaison bourgeoise
Le plan cadastral de 1815 indique qu’il existait déjà une construction à cet endroit, qui s’étendait sur toute la profondeur de la parcelle C 1004. Elle était occupée par un tonnelier, Jacques Félix Dupré[1]. À la toute fin du XIXe siècle lorsque ses héritiers se séparent de la propriété, elle est acquise par Arthur Hamelin, « entrepreneur de maçonnerie »[2], et sa femme Adélaïde Leblanc. Immédiatement après l’achat, la construction existante est démolie pour laisser place à la maison actuelle. La démolition est portée sur la matrice cadastrale en 1903, ce qui signifie qu’elle a vraisemblablement eu lieu en 1900-1901. La nouvelle construction quant à elle est portée en 1906, elle a donc certainement été achevée en 1903-1904. L’ajout d’une buanderie est également mentionné[3]. En parallèle, Arthur Hamelin fait construire un hangar sur la parcelle C 1173[4], située plus à l’ouest dans la rue Jean Cocteau, sans doute pour abriter son activité professionnelle.
Cette demeure, qui se distingue des autres maisons du secteur par son décor sophistiqué, permet à son propriétaire d’affirmer son rang social. La lettre « H » ornant la souche de cheminée à l’est, qui renvoie au nom « Hamelin », montre d’ailleurs que le commanditaire a souhaité se signaler sur l’édifice.
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[1] AD 91, 3 P 2909, Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1820, folio 381.
[2] AD 91, 6 M 201, Recensements de la population, listes nominatives, 1906.
[3] AD 91, 3 P 2914, Matrice des propriétés bâties,1882, case 471.
[4] Ibid.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
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Dates
- 1903, daté par source
- 1904, daté par source
Cet édifice est implanté en bordure de la rue Jean Cocteau. Son plan, conditionné par la parcelle, forme un quadrilatère irrégulier. La façade principale est organisée en trois travées et possède un décor polychrome mobilisant la brique en remplissage et la pierre calcaire pour les modénatures. Les briques portent l’estampille « EM ».
La verticalité de la façade est soulignée par des chaines d’angle et des jambes harpées présentant des bossages taillés en tables. Ces éléments font écho aux encadrements des baies constitués également de jambages harpés, avec une alternance de pierre à bossages carrés et de pierre à bossages en tables, ainsi que de linteaux à plate-bande dont les clefs se différencient par un bossage à pointe de diamant. Les trois fenêtres de l’étage sont couronnées de frontons supportés par deux petites consoles moulurées installées chacune au-dessus d’un triglyphe. Les frontons sont de forme triangulaire pour les baies latérales et de forme cintrée pour la baie centrale. Le décor des fenêtres est complété par les garde-corps en ferronnerie présentant un décor de fines volutes.
Un bandeau, aussi en pierre de taille calcaire, délimite le niveau de rez-de-chaussée de celui de l’étage. Enfin, cette élévation s’achève par une corniche ornée de mutules.
Le couronnement des deux souches de cheminée possède un décor de brique jaune formé d’un cordon, d’une rangée de briques en épis et de briques disposées en ressauts. La toiture est aussi agrémentée d’un épi de faîtage en zinc.
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Murs
- brique pierre avec brique en remplissage bossage
- grès moellon enduit
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Toitsardoise
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Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans
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Typologies
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État de conservationbon état
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Techniques
- ferronnerie
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Sites de protectionzone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager
- (c) Région Île-de-France (reproduction)
- (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France
- (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France
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- (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France
- (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France
Documents d'archives
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Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 3 P 2909
AD 91, 3 P 2909, Matrice des propriétés bâties et non bâties, folios 1 à 540, 1822.
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Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 3 P 2914
AD 91, 3 P 2914, Matrice des propriétés bâties,1882.
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Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 6 M 199 à 202
AD 91, 6 M 199 à 202, Listes nominatives du recensement de la population, 1836 à 1936.