L'actuel Centre de ressources d'expertise et de performance sportive (CREPS), propriété de la Région Île-de-France, résulte de la réunion en 1853 de deux propriétés : la maison des Arouet, du XVIIe s. (démolie), et la Petite Roseraie, dont les bâtiments existaient déjà en 1700. Ces deux maisons distinctes, dont l’histoire se rejoint, témoignent de la forte implantation des villégiateurs parisiens à Chatenay dès le XVIIe s.
- inventaire topographique
- patrimoine de la villégiature, villégiature en Île-de-France
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- (c) Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Châtenay-Malabry
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Commune
Châtenay-Malabry
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Adresse
1 rue du Docteur Le Savoureux
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Cadastre
1809
D
292
;
2025
U
412
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Dénominationsmaison
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Genrede maître
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Précision dénominationmaison de villégiature
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Appellationsdite Petite Roseraie
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Destinationsécole nationale d'éducation physique
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Parties constituantes étudiées
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Parties constituantes non étudiéescommuns, orangerie, hospice, parc
La maison Arouet, dont ne sont plus conservés que les communs et le très bel escalier en fer à cheval :
Elle tient son nom de ses premiers propriétaires illustres, la famille de Voltaire. François Arouet (1649-1722), notaire royal au Châtelet, issu d’une famille de tanneurs puis drapiers, acquiert cette maison des champs à Chatenay, peut-être en 1712. Il est possible que la famille ait déjà été implantée à Chatenay pour ses villégiatures[1]. François-Marie Arouet (1694-1778), dit Voltaire, fils de François, n’a pas pu naître à la Roseraie, comme le dit parfois la légende mais il y a résidé, notamment en 1718, en exil à la suite d’un incident contre le Régent[2].
La propriété demeure dans la famille Arouet jusqu’à la fin du XVIIIe s. et connaît, peu avant la Révolution, une suite effrénée de propriétaires : Simon Mercier de la Souche, maréchal de camp, de 1787 à 1791, le maréchal de Ségur, ministre de la Guerre de Louis XVI, jusqu’en 1802, puis un certain M. Richard de Montjoyeux, et le prince Borghèse Aldobrandini, premier écuyer de l’impératrice Marie-Louis, en 1810. Enfin, en 1812, la maison est achetée par Benoît Le Borgne, comte de la Boigne. Son épouse, la comtesse de la Boigne, dont il est séparé depuis 1804, y réside souvent et se plaint d’ailleurs de la maison et de se froideur[3]. Elle la conserve néanmoins jusqu’en 1848.
En 1853, son nouveau propriétaire, Roland Gosselin, décide de la faire démolir. Il n’en conserve que les communs, qu’il fait restaurer dans un style italianisant, ainsi que le très bel escalier en fer à cheval qui reliait ceux-ci à la maison.
La Petite Roseraie :
Alexandre Roland-Gosselin (1786-1866), agent de change parisien, acquiert la petite Roseraie en 1829[4]. Lorsque la comtesse de Boigne décide de vendre la maison Arouet en 1848, il réunit les deux propriétés.
Le premier propriétaire connu de la Roseraie est le sieur Drouin d’Aubigny, gentilhomme de sa Majesté, résidant à Paris et villégiateur à Chatenay au moins depuis 1679[5]. La succession des propriétaires[6] ne révèle rien de l’histoire de l’évolution du bâtiment, profondément remanié et aménagé à la fin du XVIIIe s.
On doit à Gosselin les principales transformations du domaine, d’importantes restaurations et surtout la démolition de la maison Arouet en 1853. L'architecte Varé[7] aurait dessiné le parc en 1855, construit l'orangerie de style néo-classique ainsi qu'une petite maison pour enfant (transformée en chapelle en 1909). L'héritière Gosselin fait bâtir en 1873-1875 un orphelinat à l'extrémité ouest de la parcelle, donnant sur l'avenue Salengro. Le domaine entre par héritage dans la famille Appert. Après 1945, le CREPS s'installe à la Roseraie. Les dépendances à l'angle des rues de l'Eglise et Le Savoureux sont démolies et de nombreux bâtiments sont construits dans le parc pour accueillir les activités du CREPS.
[1] Acte d’échange du 8 juin 1712 cité par De Launay, 2000 Ans d'histoire. La vallée d'Aulnay, Châtenay, Sceaux, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Piquet, Bagneux, etc, Paris, Flammarion, 1894 et Philippe Chambault, Chatenay-Malabry, Paris, M. Gordé, 1978, p. 28.
[2] Après avoir purgé onze mois de prison à la Bastille ! Chambault, op. cit., p. 28.
[3] Chambault, op. cit., p. 49 et Mémoires de la comtesse de Boigne, Paris, Emile-Paul frères, 1931.
[4] Chambault, op. cit., p. 49 verso.
[5] Naissance de son fils à Chatenay, dans sa maison des champs. Chambault, op. cit., p. 49 verso.
[6] Ibidem.
[7] Son intervention est affirmée par Chambault, op. cit., p. 50, et dans le dossier d’inventaire de 1991.
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Période(s)
- Principale : 17e siècle , (détruit)
- Principale : 4e quart 18e siècle
- Secondaire : 3e quart 19e siècle
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Dates
- daté par travaux historiques
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Auteur(s)
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Auteur :
Varé Louis-Sulpicearchitecte (incertitude)Varé Louis-SulpiceCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
La Petite Roseraie s'élève sur trois niveaux dans un bâtiment de plan barlong de sept travées à l'ordonnancement parfaitement symétrique. Ses avant-corps latéraux sont en forte saillie côté rue mais, côté parc, la façade est tout à fait plate. Un enduit blanc à bossages plats en tables couvre l'ensemble des façades, et une même corniche à modillons court sous l'avancée du toit sur tout le tour du bâtiment. L'organisation des élévations est également similaire sur tous les côtés, à l'exception du flanc nord, obstrué par un commun accolé. Le rez-de-chaussée s'ouvre vers l'extérieur par de nombreuses portes-fenêtres cintrées. Le bel étage est éclairé par des fenêtres hautes ouvrant sur des garde-corps en fer forgé. Un balcon a été ajouté postérieurement en façade sud. L'attique est pourvu de petites fenêtres carrées, comme souvent. Les toitures sont très aplaties, à l'italienne. Cinq lucarnes ont été percées postérieurement dans le comble côté parc.
L'ornementation est sobre et scande discrètement les façades en se concentrant sur l'étage noble. Sur les trois côtés, l'axe central est marqué par une fenêtre surmontée d'un fronton en demi-lune. Côté rue, les grandes-fenêtres des avant-corps sont également soulignées de corniches sur consoles, de même que, côté jardin, les fenêtres de la deuxième et de la sixième travées, imprimant un rythme binaire à la façade postérieure. Des paires de bas-reliefs en stuc rythment chacune des façades en encadrant la travée centrale : jeux de putti à l'est et au sud, nymphes alanguies côté ouest.
Le vestibule, comme toutes les pièces du rez-de-chaussée, est traversant. De dimensions modestes, dépourvu de tout décor, il s'inscrit toutefois dans un élégant pan arrondi qui ne se retrouve pas en façade et n'a d'autre vocation qu'esthétique, en écho à la courbe de l'escalier. Celui-ci dessert les deux étages carrés. Sa première marche, de façon très originale, est à double sens : elle fait face aux deux entrées, côté cour et jardin. Mais l'escalier est bel et bien tourné vers le parc. A gauche de l'escalier, vers le nord, on accède au salon blanc, décoré de boiseries à motifs de fleurs et fruits du potager, peints en camaïeux de gris, d'une très grande élégance. A droite ouvre la salle à manger aux sobres boiseries de chêne naturel à caissons. L'étage conserve encore un salon à cheminée et parquet à rosace centrale.
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Murs
- pierre moellon enduit d'imitation (incertitude)
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Toitsardoise
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Étages2 étages carrés
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
- noue
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
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État de conservationrestauré
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Techniques
- décor stuqué
- vitrail
- sculpture
- menuiserie
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Représentations
- bouquet
- fruit
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Précision représentations
Sujet : bouquet, chute de fruits, support : lambris peint en grisaille d'une pièce du rez-de-chaussée
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Statut de la propriétépropriété de la région
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Protectionsinscrit MH partiellement, 1948/06/05
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Précisions sur la protection
"Façades et toitures du château ; deux salles lambrissées du rez-de-chaussée et ancienne salle à manger ; grille d'entrée sur la place Voltaire ; parc"
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Référence MH
- (c) Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France
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- (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France
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Bibliographie
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Bibliothèque nationale de France, Paris : 8-LK7-29157
De Launay, 2000 Ans d'histoire. La vallée d'Aulnay, Châtenay, Sceaux, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Piquet, Bagneux, etc, Paris, Flammarion, 1894.
-
Bibliothèque de l'Arsenal, Paris : RESERVE FOL-Z-4
Paul Jarry, La Guirlande de Paris, ou Maisons de plaisance des environs, au XVIIe et au XVIIIe siècle, Paris, F. Contet, 1928-1931, 2 vol.
-
Bibliothèque nationale de France, Paris : 8-LN27-64151
Éléonore-Adèle d'Osmond, comtesse de la Boigne, Mémoires de la comtesse de Boigne, Paris, Emile-Paul frères, 1931
-
Bibliothèque nationale de France, Paris : 8-LJ9-10021
Philippe Chambault, Chatenay-Malabry, Paris, M. Gordé, 1981
Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France
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