Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France
- inventaire topographique
- patrimoine de la villégiature, villégiature en Île-de-France
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Vialles Jean-BernardVialles Jean-BernardCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
- (c) Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Vésinet (Le)
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Commune
Le Vésinet
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Adresse
122 boulevard des Etats-Unis
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Cadastre
1820
A
4
En 1820, la forêt du Vésinet et la parcelle où Wood cottage fut construit, se trouvaient dans la commune de Chatou. ;
2018
AH
352
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Dénominationsmaison
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Précision dénominationmaison de villégiature
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Appellationsdite Wood Cottage
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Parties constituantes non étudiéesjardin, logement, pigeonnier
Wood cottage est en Île-de-France l’un des exemples les plus représentatifs du courant de l’architecture pittoresque, autant pour la mise en œuvre de ses matériaux, selon la méthode Tricotel, que par son excellent état de conservation. Les recueils d’architecture les plus en vogue, tel celui de César Daly, proposent dans la deuxième moitié du XIXe s. des modèles d'abris, bancs rustiques, maisons de garde et chalets qui affirment une volonté de s’affranchir de l’architecture néoclassique des trente premières années du siècle. Souvent détruites, ces maisons rustiques sont devenues très rares ; annuaires et publicités contemporains témoignent cependant du véritable engouement pour cette architecture pittoresque autour de Paris dans les sites de villégiature.
En 1864, Paul-Edouard Taconnet (1823-1891), commerçant parisien prospère, commande une maison de villégiature à l’architecte-entrepreneur Alphonse Charles Tricotel (1810-1884)[1] au sein du tout récent projet de « colonie » du Vésinet[2]. La villa y prend place telle une fabrique de jardin suivant les principes paysagers du concepteur de cette ville-parc, le comte de Choulot. L’entreprise Tricotel[3], implantée à Asnières dès les années 1840, avait pour spécialité la construction de maisons de campagne et fabriques de jardin bâties sur une structure de véritables branches d’arbres écotées, hourdées en maçonnerie rustique de moellons en meulière et silex. Participant à de nombreuses expositions internationales dont celle de l’horticulture parisienne en 1855, la société Tricotel était considérée comme la meilleure du genre autour de la capitale.
Composant avec la nature, Tricotel se place dans la lignée des chaumières du hameau de la Reine à Versailles ou du comte d’Albon à Franconville ainsi que dans le courant de la mode anglaise des « cottages et fermes ornées ». Grace à de nouvelles recherches, dont celle du médecin et chimiste Auguste Boucherie[4] qui inventa une manière de conserver les bois en les pénétrant de substances chimiques, la production est améliorée et devient plus industrielle.
La propriété, conservée avec soin dans la même famille depuis l’origine, a été léguée à la ville par Madame Suzanné de Bellefontaine en 2007. L’édifice, à l’intérieur duquel subsistent une partie du décor - huisseries, boiseries et cheminées - a bénéficié d’une première inscription au titre des monuments historiques dès 1993 et d’un classement en 2000.
Sophie Cueille
[1] https://histoire-vesinet.org/maisontricotel.htm
[2] CUEILLE Sophie, Le Vésinet, modèle français d’urbanisme paysager, 1858-1930, photographe Jean-Bernard Vialles, APPIF, Paris, Imprimerie nationale, Cahiers de l’Inventaire n° 17, 1989.
[3] CUEILLE Sophie, « La campagne à portée de jardin – L’apport des sociétés horticoles au XIXe siècle », Histoire urbaine, n° 8, décembre 2003. L’entreprise Tricotel, aujourd’hui située en Val-d’Oise à Taverny, est également connue pour sa production de treillages ornementaux de jardin. Elle figure dans les annuaires Sageret, voir BOULMER Catherine (dir.), Hommes et métiers du bâtiment 1860-1940, l’exemple des Hauts-de-Seine, Cahiers du patrimoine, n°59, Tours, 2001, p. 296.
[4] http://histoire-vesinet.org/woodcot-sc.htm
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Période(s)
- Principale : 3e quart 19e siècle
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Dates
- 1864, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Tricotel Alphonse-Charlesarchitecte attribution par sourceTricotel Alphonse-CharlesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
A l’instar des modèles anglais, les élévations proposent une répartition différenciée des volumes. Des toits débordants et la présence de deux tours polygonales contribuent à l’effet pittoresque. Si le principe conventionnel des travées a été conservé, le traitement des baies caractérise les édifices de Tricotel : baies géminées, surmontées d’un triangle évoquant une forme ogivale, huisseries en chêne vitrées de petits verres mousseline colorés, enchâssés dans des réseaux de plomb. Les branches structurant les pleins de travées sont habilement disposées pour former des motifs en symétrie et donner l’illusion d’une maison que l’on pourrait qualifier « d’arborée ». Dans la tradition de l’architecture en pans de bois, les croix de Saint-André sont réservées aux allèges des fenêtres. L’ensemble de l’édifice repose sur un soubassement de brique.
La propriété possède plusieurs dépendances, pigeonnier, à l'origine couvert en chaume, maison des domestiques, écuries, fumoir ou billard qui, construits dans le même style que la maison, sont disposés dans un jardin aux allées sinueuses dont le dédale permet encore des effets de surprise. Il possède encore quelques aménagements hydrauliques, en écho au large réseau de rivières et lacs de la colonie du Vésinet.
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Murs
- meulière pan de bois rocaille
- brique
- moellon sans chaîne en pierre de taille
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Toitstuile mécanique
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Étagessous-sol, 1 étage carré
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Couvrements
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit en pavillon
- toit polygonal
- appentis
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Escaliers
- escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour
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État de conservationbon état
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Techniques
- vitrail
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Protectionsclassé MH
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Précisions sur la protection
classement par arrêté du 26 septembre 2000
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Référence MH
- (c) Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France
- (c) Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France
- (c) Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France
- (c) Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France
- (c) Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France
Documents d'archives
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Dossier conservé chez la propriétaire Mme Suzanné.
Bibliographie
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Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, Paris : Fol Q1
DALY César, L’Architecture privée au XIXe siècle, sous Napoléon III : nouvelles maisons de Paris et des environs, Paris, Morel et Cie, 1864
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Région Île-de-France, Service Patrimoine et Inventaire, Saint-Ouen-sur-Seine
Sophie CUEILLE, Le Vésinet, modèle français d’urbanisme paysager, 1858-1930, photographe Jean-Bernard Vialles, APPIF, Paris, Imprimerie nationale, Cahiers de l’Inventaire n° 17, 1989
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Région Île-de-France, Service Patrimoine et Inventaire, Saint-Ouen-sur-Seine
Catherine Boulmer (dir.), Hommes et métiers du bâtiment 1860-1940 l’exemple des Hauts-de-Seine, Cahiers du patrimoine, n°59, Tours, 2001
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Sophie Cueille, "Wood Cottage" in: Châteaux, villas et folies, Villégiature en Ile-de-France, Région Île-de-France, lieux-dits Editions, 2024
Périodiques
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Publicité sur la maison Tricotel, in La vie à la campagne, 1925, vol. LVIII
p. IX -
CUEILLE Sophie, « La campagne à portée de jardin – L’apport des sociétés horticoles au XIXe siècle », Histoire urbaine, n° 8, décembre 2003. https://doi-org.ezproxy.inha.fr:2443/10.3917/rhu.008.0129
Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.
Conservatrice au service Patrimoines et inventaire d'Ile-de-France
Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.