Logo ={0} - Retour à l'accueil

Usine élévatoire des eaux de Seine, actuellement clinique vétérinaire Saint-Roch

Dossier IA78002251 inclus dans Quartier des Martraits réalisé en 2016

Fiche

Cette usine fait partie des équipements mis en place par la ville à la suite de son agrandissement de 1855, au même titre que l'usine à gaz (1863) ou les abattoirs (1879).

Précision dénominationUsine élévatoire des eaux de Seine
Dénominationsétablissement élévateur des eaux
Aire d'étude et cantonMantes-la-Jolie
AdresseCommune : Mantes-la-Jolie
Adresse : 2 quai de la Vaucouleurs
Cadastre : 2014 AD

À la fin de la période révolutionnaire, la distribution d'eau est assurée par les sources de Limay. Mais la pénurie d'eau reste une préoccupation majeure jusqu'en 1876, date à laquelle naît l'idée d'une prise d'eau dans la Seine pour l’assainissement, le lavage et l'arrosage des rues. Le plan d’ensemble de l’usine dressé par l’ingénieur civil C. Gibault en 1887 est approuvé par le préfet en 1888. Le concours pour la construction et l’installation des machines à vapeur, pompes, générateurs et accessoires nécessaires à l’élévation de l’eau de Seine au réservoir de distribution est remporté par M. Windsor résidant à Rouen qui propose une machine à vapeur verticale à balancier de type windoor. L’inauguration du service des eaux a lieu le 14 juillet 1889 comme l'indique une plaque. Entre 1919 et 1931, Auguste Goust, maire de Mantes-la-Jolie, valide en conseil municipal plusieurs phases de travaux de modernisation de l’usine afin d’augmenter son rendement face aux grosses fournitures en eau nécessaires aux chemins de fer de l’État, aux services municipaux et à diverses industries. Touchée par les bombardements de juillet 1944, l’usine est restaurée à partir de 1950 et fonctionne jusqu'en 1975.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle , porte la date
Dates1889, porte la date
Auteur(s)Auteur : Gibault C. ingénieur attribution par source

Ce bâtiment présente un plan initial en U, aujourd'hui masqué par une extension contemporaine au centre et à l'arrière de la façade principale. Les murs sont couverts d'un enduit clair. La couverture est en tuiles plates. L'ensemble des baies du rez-de-chaussée, au nombre de deux sur chaque avant-corps et trois sur les façades latérales, sont en plein-cintre et un oculus vient orner chacun des deux avant-corps de la façade principale. La modénature est soignée.

La façade latérale ouvrant sur la promenade des Cordeliers présente en son centre un fronton-pignon brisé orné des armoiries de la ville de Mantes-la-Jolie, d'une date portée "anno 1889", d'une table portant l'inscription "Ville de Mantes Service des Eaux" et supporté par deux consoles à décor figuré de tritons.

Mursenduit
Toittuile plate
Plansplan régulier en U
Étagesétage de comble
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
Techniquessculpture
Statut de la propriétépropriété privée, Clinique vétérinaire Saint-Roch
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Mélandri Magali
Magali Mélandri

Stagiaire Institut national du patrimoine, juillet-décembre 2016.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.