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résidence d'étudiants dite Maison du Japon

tableau : Les Chevaux

Dossier IM75000232 réalisé en 2010

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
  • Impression
Dénominationstableau
Aire d'étude et cantonCité internationale universitaire de Paris (CIUP)
AdresseCommune : Paris 14e arrondissement
Lieu-dit : Adresse : 7 C boulevard Japon
Emplacement dans l'édificehall d'entrée
PrécisionsMaison du Japon

En 1927, Jirohachi Satsuma, fondateur de la Maison du Japon, passe commande du décor de la fondation à son ami Tsuguharu Foujita. Celui-ci peint quatre panneaux monumentaux (3 m par 3) intitulés Grande composition et Combats (qui seront exposés à la galerie Bernheim-jeune). Constitué de 2 diptyques sur fond blanc, l’ensemble figure d’un côté des lutteurs, de l’autre des personnages enlacés ou alanguis (Grande composition 1 dite composition au lion, Grande composition 2 dite composition au chien ; Combat 1 et Combat 2). Mais ces toiles sont refusées par le commanditaire, qui désapprouve le choix des sujets retenus par l’artiste. Par lettre du 18 janvier 1928, Foujita renonce à l’exécution du travail auquel il s’est engagé. Il crée cependant deux nouvelles œuvres dont les thèmes portent sur l’histoire de la culture japonaise : L’Arrivée des Occidentaux au Japon et Les Chevaux, qui sont transportées à la Maison du Japon (salon et vestibule) après avoir été, pour la première, présentée en avril 1929 à la galerie Renaissance lors d’une exposition de peintres japonais.

A la fermeture de la maison en raison de la guerre, fin 1939, les deux tableaux mis en caisses sont transférés à la Maison internationale. Au début des années 1970, le directeur de la fondation qui estime n’avoir les moyens ni de conserver ni de protéger ces œuvres, souhaite les voir acquises par des musées nationaux japonais ou français, voire par des musées privés (Musée de Foujita au Japon, par exemple). En 1974, une dépose est assurée par le musée Cernuschi où les tableaux doivent être provisoirement conservés et éventuellement restaurés. Quatre ans plus tard, le 20 novembre 1978, par décision prise en conseil d’administration (juin 1977), ceux-ci réintègrent la Maison, après la mise en place d’un système de sécurité (feuilles de plexiglass et alarme) financé par le gouvernement japonais. En 2000, une restauration est menée par une équipe franco-japonaise (composée de onze restaurateurs japonais venant de trois ateliers, experts de Foujita et des techniques traditionnelles japonaises, et de quatre Français spécialistes de la peinture du XXe siècle). Ce travail qui s’est déroulé du 17 juillet au 17 octobre 2000 dans le salon de la Maison transformé en atelier temporaire, a été financé sur le budget propre de la fondation avec l’aide la Maison de la culture du Japon à Paris, de diverses fondations et entreprises ainsi que de contributions individuelles. Le tableau Les Chevaux présentait un état de dégradation particulièrement grave du fait de son exposition dans le vestibule (passages fréquents et lumière extérieure).

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1929, porte la date
Auteur(s)Auteur : Foujita Tsuguharu
Foujita Tsuguharu (1886 - 1968)

Après avoir étudié la peinture de style occidental à l’école des Beaux-Arts de Tokyo, Foujita s’installe à Paris à 27 ans en 1913, où il fréquente artistes et peintres de Montparnasse. Il devient rapidement un peintre à succès et incarne l'image du dandy des Années folles. Sa maison-atelier de Villiers-le-Bâcle, dans la vallée de la Chevreuse, a été labellisée « Maison des Illustres ».


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peintre signature

Ce tableau, formé de deux panneaux de bois peints à l'huile sur feuilles d'or, tire son origine d'un paravent représentant l'écurie d'un samouraï de l'époque moderne. Il rappelle les peintures des cloisons de l'époque Momoyama (fin XVIe siècle). Des chevaux en liberté, symbole de la force et de la vigueur pour les Japonais, et des chiens, les uns en mouvement, les autres au repos, se détachent sur un fond abstrait, doré et quadrillé, conformément au schéma habituel de la représentation de l'espace au Japon. Foujita réalise ici une de ses oeuvres les plus proches de la tradition extrême-orientale.

Catégoriespeinture
Matériauxbois
or
Précision représentations

Le tableau se compose de deux panneaux, à gauche deux chevaux et deux chiens pleins de vie, à droite les mêmes animaux au repos. ces deux groupes d’animaux symbolisent le mouvement d’une part et la stabilité de l’autre.

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Blanc Brigitte