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sanatorium de Champrosay, puis sanatorium Joffre, puis hôpital Joffre, actuellement hôpital Joffre-Dupuytren

Dossier IA91000814 réalisé en 2006

Fiche

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Appellationssanatorium de Champrosay, sanatorium Joffre, Hôpital Joffre, Hôpital Joffre-Dupuytren
Parties constituantes non étudiéeslogement
Dénominationssanatorium, hôpital
Aire d'étude et cantonDraveil
AdresseCommune : Draveil
Lieu-dit : Champrosay
Adresse : rue
Louis-Camatte
Cadastre : 1983 N 19, 25, 26, 35 à 38

Au début de l'année 1931, l'administration générale de l'Assistance publique met en service à Champrosay un hôpital-sanatorium destiné aux grands tuberculeux (hommes) de Paris et de la banlieue parisienne ; situé à la lisière de la forêt de Sénart près de l'Ermitage, sur un terrain dont l'AP est propriétaire par dévolution des biens de l'Hôtel-Dieu de Paris, l'établissement construit par Désiré Bessin, architecte divisionnaire de l'Assistance publique, comporte 532 lits. Il reçoit en 1932 la dénomination de sanatorium Joffre. En 1960, la diminution de la morbidité tuberculeuse ayant entraîné une baisse du nombre des hospitalisations, le sanatorium est converti en hôpital pour malades chroniques et vieillards, sous le nom d'hôpital Joffre ; il compte alors 512 lits. En 1966, il est agrandi par la construction, suivant les plans de l'architecte Maurice Novarina, d'un bâtiment d'hospitalisation de 400 lits et d'un bloc médical pour l'ensemble de l'hôpital. A la fin de l'année 1967, il est réuni à l'hôpital Dupuytren (400 lits) pour constituer le groupe hospitalier Joffre-Dupuytren spécialisé en gérontologie. Entre 1975 et 1980, les bâtiments Joffre sont modernisés par tranches successives : après celle des pavillons Letulle (102 lits) et Laennec (94 lits), la restructuration complète du pavillon Villemin en 1979 a pour effet de ramener de 133 à 77 lits ses capacités d'hébergement et de supprimer les salles boxées ainsi que les dortoirs. La dernière opération porte sur le pavillon Grancher (Hugues Laurent, architecte, J. Levron, ingénieur) dont les salles communes sont converties en chambres à 4, 3, 2 et 1 lits (sa capacité passant de 127 à 77 lits). En 1996, le groupe hospitalier Joffre-Dupuytren regroupe 1100 lits.

Période(s)Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1930, daté par source
Auteur(s)Auteur : Bessin Désiré Eugène architecte attribution par source
Auteur : Laurent Hugues architecte attribution par source
Auteur : Levron J. ingénieur attribution par source
Auteur : Novarina Maurice architecte attribution par source
Auteur : Lévy Jacques architecte attribution par source
Auteur : Simon C architecte attribution par source

L'hôpital-sanatorium comprend un pavillon central pour le service médical, pourvu d'installations de radiologie et de bactériologie, et quatre divisions de malades disposant chacune d'un bâtiment. Ces 4 bâtiments, composés d'un rez-de-chaussée et d'un étage d'une longueur de 90 m environ, sont parallèles et reliés entre eux par une galerie longitudinale, couverte et vitrée. Sur leur droite, se trouvent le service des morts, la désinfection et les ateliers ; sur la gauche, le pavillon du concierge et les bureaux, puis les pavillons des médecins et le magasin de matériel ; en avant, le garage et la longerie. Les logements du personnel se trouvent en dehors du périmètre de l'établissement dont ils sont séparés par la rue qui donne accès à l'entrée principale. Les constructions présentent les caractéristiques suivantes : ossature et planchers en béton armé, murs des façades entre poteaux en agglomérés de ciment, couverture en tuiles mécaniques. Certains pavillons comportent un soubassement en meulière ; certains sont en rez-de-chaussée, d'autres comportent un étage carré. L'hôpital de 400 lits (bâtiment Georges-Brassens) dû à M. Novarina est un bâtiment sur socle de 6 étages construit en béton armé.

Mursmeulière
béton
parpaing de béton
Toittuile mécanique
Étagesétage de soubassement, en rez-de-chaussée, 1 étage carré, 6 étages carrés
Couverturestoit à longs pans
croupe
Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Draveil, sanatorium de Champrosay. Sources et bibliographie

    DOCUMENTATION

    I. Archives

    . A. D Essonne, 902 W 24 : dommages de guerre, 1944 – 1948 ; 1103 W 46 : modernisation des pavillons Villemin et Grancher, 1978 – 1979.

    . A. M. Draveil, 5 I / 6 : correspondance, pétitions, 1928 – 1930.

    . Archives de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris :

    - 9 L 103, hôpital Joffre : suivi de l’hôpital par l’administration générale, 1928 – 1968.

    - D 324 – 328, 330 – 332, hôpital Joffre : historique de l’établissement pour les années 1933-1940.

    - 515 W 558, hôpital Joffre : rapport de l’administration générale sur les dernières réalisations effectuées à l’hôpital, 1967.

    - 555 W 20, 21, 52, 90, 91, groupe hospitalier Joffre-Dupuytren : restructuration de la cuisine centrale, 1989-1990 ; amélioration de l’accueil du public et des résidents, 1992 ; humanisation des bâtiments, notamment du pavillon Laënnec de l’hôpital Joffre, 1988-1991.

    - 60 W 8 et 11, groupe hospitalier Joffre-Dupuytren : rapports de l’inspection générale, 1978 et 1983.

    II. Iconographie

    . Archives de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris :

    - 3 Fi 3 / 20 : photographies, 1931 -1942

    - 793 FOSS 16 : plan, 27 avril 1928

    III. Bibliographie

    - Hôpital - Sanatorium Joffre à Champrosay. In : Le Bâtiment illustré. Revue des actualités du bâtiment. Art. Science. Urbanisme, 1933, n° 3, mars, p. 46 – 56.

    - Hôpital Joffre pour chroniques, Champrosay, J. Lévy, C. Simon, M. Novarina, architectes. In : Techniques et architecture, 32 -1, avril 1970, p. 64-67.

    - Draveil, chemins d’antan…rues du présent. Cercle littéraire et historique de Draveil, avril 2001, p. 114.

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Blanc Brigitte
Brigitte Blanc

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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