Dossier IA78002234 | Réalisé par
Mélandri Magali (Rédacteur)
Mélandri Magali

Stagiaire Institut national du patrimoine, juillet-décembre 2016.

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Lotissement dit Groupe des Cordeliers
Auteur
Ayrault Philippe
Ayrault Philippe

Photographe, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.

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Copyright
  • (c) Philippe Ayrault, Région Ile-de-France

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Mantes-la-Jolie
  • Commune Mantes-la-Jolie
  • Adresse 1-25 rue Saint-Bonaventure , 1-31 rue des Cordeliers , 1-11 Allée Albert Dagnaux
  • Cadastre 2014 AD 307  ; 2014 AD 458  ; 2014 AD 459  ; 2014 AD 462
  • Dénominations
    lotissement concerté

Le lotissement, dit groupe des Cordeliers, s'inscrit dans la période de reconstruction urbaine qui suit les bombardements de 1944 à Mantes-la-Jolie. La parcelle unique et large le distingue du découpage en lanières caractéristique du quartier. La circulation, ouverte entre les groupes de pavillons, le parc central et les rues environnantes, illustrent le programme urbanistique moderniste de Raymond Lopez, qui participa aux premiers plans de ce lotissement.

En 1952-1953, La SA d'HBM "La maison des anciens combattants" achète à la ville un terrain d'un hectare, pris sur le domaine de l'ancien couvent des Cordeliers, afin d'y édifier quarante pavillons individuels de trois et quatre pièces en location simple. Elle obtient l'aide du Crédit Foncier de France avec le bénéfice d'une prime à la construction et sollicite la CAF de la région parisienne. Les premiers plans de ce lotissement sont dessinés par Gravereaux, Lopez, Boulenger et Bourdillat, architectes de la Reconstruction, qui exploitent ici une très grande et unique parcelle. La ville ouvre pour ce faire deux nouvelles voies, la rue Maximilien Luce et la rue des Cordeliers. Les plans définitifs sont réalisés en 1955 par J.-P. Oudin, auteur du rythme en dents de scie des façades des pavillons mitoyens de ce lotissement qui font son originalité.

Le programme qui prévoyait quarante puis trente-sept pavillons, en compte trente-cinq, disposés en retrait et formant un plan en triangle. Chaque pavillon est construit en béton sur un soubassement en calcaire. La toiture à deux pans est couverte de tuiles mécaniques. Un léger décrochement placé à chaque extrémité du mur goutterot permet d'accentuer le rythme décalé des pavillons. Sur la façade principale, un garage est intégré dans le soubassement du pavillon. Chaque porte d'entrée est surmontée d'un auvent en béton. Une sorte de claustra en bois est placée à droite de chacune des portes. Les volets d'origine des baies allongées du rez-de-chaussée surélevé et de l'étage sont en panneaux de bois coulissants sur une tringle métallique. A l'origine la circulation entre les groupes de pavillons et le parc central arboré se faisait plus librement.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • béton
  • Toits
    tuile mécanique
  • Étages
    rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

Bibliographie

  • Souvenirs de Mantes Acte II : Trente ans d'aventure urbaine de 1945 à 1975

    Région Ile-de-France, Service Patrimoines et inventaire, Paris : 78.2 304
Date d'enquête 2016 ; Dernière mise à jour en 2016
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel
Mélandri Magali
Mélandri Magali

Stagiaire Institut national du patrimoine, juillet-décembre 2016.

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Articulation des dossiers
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