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Immeuble d'ateliers d'artistes

Dossier IA75000340 réalisé en 2018

Fiche

Genred'artiste
Dénominationsimmeuble à logements
Aire d'étude et cantonIle-de-France
AdresseCommune : Paris 14e arrondissement
Adresse : 7 rue Antoine Chantin

En 1914, un permis de construire est déposé pour la construction de ces deux immeubles accolés. Le propriétaire de la parcelle, René Berthomier, souhaite en effet édifier deux immeubles accolés dans le but de revendre chaque atelier-appartement à des particuliers. Il s’adresse à l’architecte Eugène Gonnot. La Première Guerre mondiale retarde le début de la construction, qui ne débute qu’en 1927.

Entre 1927 et 1928, Eugène Gonnot construit deux immeubles de type R+7 et R+5, réalisant au total vingt-neuf ateliers-appartements. Ces immeubles présentent des façades remaniées par André Gonnot, le fils de l’architecte.

Plusieurs artistes se sont installés dans ces ateliers-appartements, notamment les peintres Louise Janin, Pierrette Bloch, Lucien Couteau ou le poète-romancier Pierre Jean Jouve.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques

Les vingt-neuf ateliers-appartements d’artistes se répartissent dans deux immeubles, de type R+7 et R+5. Le premier immeuble est sur rue, tandis que le deuxième donne sur une cour intérieure qui présente un jardin en pleine terre.

La façade sur rue, remaniée par André Gonnot, le fils d’Eugène Gonnot, se différencie des autres constructions de l’architecte. Influencé par l’exposition des Arts décoratifs de 1925 à Paris, André Gonnot choisit d’appliquer un enduit lisse sur les briques de la façade sur rue, qui contraste avec les sous-faces des balcons traitées en gravier mignonette. Il décide également de casser les angles en les arrondissant.

Le premier immeuble, qui donne sur la rue, se compose de quatre étages et de trois travées d’ateliers côté rue qui sont liées à des pièces d’habitation sur cour. Les hauteurs de ces espaces sont différentes, deux hauteurs d’atelier correspondant à trois hauteurs d’habitation. Les ateliers dans les étages s’ouvrent sur de larges verrières en façade, tandis que ceux du rez-de-chaussée sont éclairés grâce à un décrochement de la façade, qui permet également de les cacher de la rue. Le dernier étage se compose de deux petits ateliers qui s’éclairent par une toiture de type « shed ».

Le second immeuble donnant sur cour est plus élevé. Il comporte cinq étages et deux travées d’atelier éclairés par de grandes verrières. Les pièces d’habitation qui les prolongent sont au même niveau que les ateliers, l’écart de hauteur entre les deux espaces permettant d’éclairer l’escalier commun en second jour.

Mursbrique enduit
Précision représentations

Les façades présentent un jeu de polychromie et de matière avec un contraste entre l’enduit tyrolien lisse clair et les sous-faces des balcons traitées en gravier mignonette. Elles sont également décorées de frises en relief. L’entrée est mise en valeur par un auvent sculptural ajouré de briques de verre.

Références documentaires

Bibliographie
  • Raphaël Guena, Eugène Gonnot, Georges Albenque. Architecture sociales, 2020, manuscript

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Sol Anne-Laure
Anne-Laure Sol

Conservateur du patrimoine, service Patrimoines et Inventaire, Région Ile-de-France.


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- Py-Fauvet Constance
Constance Py-Fauvet , né(e) Py

En 2019-2020, stagiaire au service Patrimoine et Inventaire auprès d'Anne Laure Sol. Étudiante en Master 2 Histoire de l'Architecture, Paris I.


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- Girard Fanny
Fanny Girard

Stagiaire au service de l'Inventaire d'Ile-de-France en février 2020


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