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brasserie de cidre et distillerie de liqueur Paul Fouché ; puis distillerie de plantes médicinales Fouché Frères ; puis usine de tisanes Fouché

Dossier IA78001091 réalisé en 2002

Fiche

Précision dénominationusine de tisanes
Parties constituantes non étudiéeslogement, laboratoire, bâtiment d'eau, entrepôt industriel, bâtiment administratif d'entreprise
Dénominationsbrasserie, distillerie, usine de produits pharmaceutiques, usine de produits agro-alimentaires
Aire d'étude et cantonHoudan
Hydrographiesl'Opton
AdresseCommune : Houdan
Adresse : 26 rue du
Mont-Rôti
Cadastre : 1973 AB 735, 668

Au milieu du XIXe siècle, Pierre Fouché, originaire de l'Aude, s'installe à Houdan et ouvre un bistrot. Jusqu'en 1999 (la production cesse car l'usine est en partie détruite par la tempête du 26 décembre) , les Fouché se succèdent à la tête de l'établissement, faisant évoluer sa production. Le bistrotier devient marchand de vins en gros et produit rapidement ses propres alcools. La distillerie et brasserie de cidres Paul Fouché (son fils) , installée à Houdan entre le parvis de l'église et la tour reçoit des médailles dans les concours agricoles durant la seconde moitié du XIXe siècle. A la fin du siècle, l'établissement cultive l'absinthe sur plusieurs dizaines d'hectares autour d'Houdan et la distille sur place. L'entreprise connaît un passage à vide lorsque l'absinthe est controversée puis interdite en 1915 et réoriente alors sa production vers la culture de plantes médicinales et l'extraction de matières premières pharmaceutiques. Le docteur René-Paul Fouché (1893-1974) , premier pharmacien de la dynastie, cherchant à développer son entreprise sans faire une concurrence déloyale à ses clients, les laboratoires pharmaceutiques, invente de nouveaux produits, vendus en pharmacie mais sur auto-médication : la tisane Boldoflorine (pour le foie) (brevet en 1933) et moins connues la Calmiflorine (pour dormir) et la Saliflorine devenue Doriflorine (contre les rhumatismes). Le docteur Fouché croit dans la publicité et fait appel en 1939 (?) à Marcel Bleustein-Blanchet (Publicis) ; la Boldoflorine est un gros succès commercial, relayé sur les ondes par un célèbre slogan. En 1929, les deux bâtiments entourant l'entrée de l'usine sont surélevés (porte la date). L'entreprise achète, en 1937, un hôtel particulier, 11 rue Galvani 75017 Paris, pour y installer son siège social et construit dans les années qui suivent de nouveaux bâtiments sur le site d'Houdan (""nouveau bâtiment"", Moulin brûlé, maison normande, local de pompage et maison de gardien). Les travaux sont confiés aux architectes O. Lagrené et A. Gillet. A partir des années 60, l'engouement pour les tisanes médicinales faiblit et l'entreprise, grâce à ses réserves foncières qui lui apportent des liquidités, se réoriente vers la fabrication de tisanes de qualité (bio, diététique...) pour des marques vendues en grande surface (Juvamine, Bjorg...). En 1996, la marque Boldoflorine est vendue à une filiale de Sandoz.

Période(s)Principale : 1ère moitié 20e siècle
Dates1929, porte la date, daté par source
1938, porte la date, daté par source
Auteur(s)Auteur : Lagrené O. architecte attribution par source
Auteur : Gillet A. architecte attribution par source

L'usine est composée de bâtiments, imbriqués les uns dans les autres, construits au grès des besoins de l'entreprise. Rue des Fossés, d'anciennes remises agricoles sont utilisées. Le bâtiment le plus élevé (conservé dans la reconversion immobilière) est construit au tournant des années 30/40. En béton et largement vitré, il dispose d'un quai de déchargement au rez-de-chaussée. Les sacs ou wagonnets de plantes broyées sont acheminés grâce au monte-charge au dernier étage, dans les silos de stockages, entièrement en bois. Les plantes sont mélangées à ce niveau, puis redescendent par gravité aux étages inférieurs pour être conditionnées, jusqu'au rez-de-chaussée, d'où partent les expéditions. La distillation est réalisée dans un autre bâtiment (B) , simple hangar dans lequel des structures métalliques intérieures soutiennent des mezzanines créées au grès des besoins des installations techniques. Un réservoir en béton permet de stocker l'eau pompée dans l'Opton et utilisée pour le refroidissement de l'activité de distillation. L'eau chaude, récupérée, est stockée en attendant son refroidissement naturel et une réutilisation. Le laboratoire et les bureaux sont logés dans d'anciennes maisons de village alignées sur rue (l'une porte la date 1929, époque de sa surélévation). Le bâtiment du Moulin brûlé servant au stockage et séchage des plantes avant leur mise en oeuvre est construit en contre-bas du village, au bord de l'Opton, au début des années 40. C'est un simple hangar de plan rectangulaire, sur plusieurs niveaux. Une petite maison à côté abrite un logement de gardien et un petit édicule les installations de pompage. La maison normande, abritant 4 logements d'employés, est un ""pastiche"" construit en béton.

Mursfer
béton
bois
Toittuile plate mécanique, ciment en couverture
Étages5 étages carrés, étage de comble
Couvrementscharpente en bois apparente
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier intérieur
Autres organes de circulationsmonte-charge
Énergiesénergie électrique
achetée
État de conservationétablissement industriel désaffecté, vestiges
Statut de la propriétépropriété privée
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Duhau Isabelle
Duhau Isabelle

Conservatrice du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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