Dossier d’œuvre architecture IA92002345 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Maison dite "Le-Mesnil-au-Val"
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Cloud
  • Commune Saint-Cloud
  • Adresse 36 rue du Mont-Valérien
  • Cadastre 1987 AL 87

Jusqu’en 1900 le terrain situé au lieu-dit « les Tourneroches », et compris entre la rue du Mont-Valérien et la ligne de chemin de fer de Paris à Versailles, semble n'avoir été composé que de parcelles agricoles. C’est en tout cas ce qu’on peut observer sur les plans dressés par la Société anonyme foncière des Coteaux du Bois de Boulogne et de Longchamps en 1899 et en 1900[1]. Ce terrain est alors traversé par la sente des Tourneroches. Ces parcelles pourraient avoir été acquises par la famille Goyeneche y Gamio pour constituer, avec les terrains à l’ouest de la rue du Mont-Valérien, leur grande propriété du Castel Gamio, construit avant 1908. C’est vraisemblablement à cette famille que le docteur François Debat achète en 1931 l’ensemble du domaine qui s’étend alors des deux côtés de la rue[2]. Le docteur Debat était installé à Saint-Cloud depuis 1926, dans le quartier de Montretout[3]. Il fait appel à l’architecte normand Henri Jaquelin, connu pour son architecture régionaliste, afin de bâtir une maison pittoresque baptisée « le Mesnil-au-Val ». La maison est construite entre 1933 et 1934. Une aile de la maison est réservée à des bâtiments de ferme : un « hangar », une laiterie et une étable[4]. Le photographe André Kertész immortalisera même la vache dans ce jardin en 1935[5]. Dans le même temps, le docteur Debat fait bâtir dans le jardin une deuxième petite maison pittoresque, parfois appelée « la ferme », bien que sur les plans rien ne la destine à une vocation agricole.

 

[1] Archives municipales de Saint-Cloud, 1O51, Plan des terrains de la Société anonyme foncière des Coteaux du Bois de Boulogne et de Longchamps, 1899.

[2] RAYNAL Cécile et LEFEBVRE Thierry « Les vestiges du patrimoine Debat à Garches et Saint-Cloud », in Revue d’histoire de la pharmacie, n°404, 2019, p. 599. Disponible sur : https://doi.org/10.3406/pharm.2019.23973.

[3] Ibid.

[4] Archives municipales de Saint-Cloud, 1T 46, permis de construire de la ferme dite du Mesnil-au-Val, 28 juin 1933.

[5] André KERTESZ, Vue insolite sur Paris depuis le jardin des Tourneroches à Saint-Cloud, 1935, Négatif gélatino-bromure d'argent noir et blanc sur support verre, Médiathèque du patrimoine et de la photographie, n°72L001349.

Sur un terrain situé entre la rue du Mont-Valérien à l’ouest et le chemin de fer de Paris à Versailles à l’est, la maison dite le Mesnil-au-Val déploie ses façades au nord et au sud. Le bâtiment, qui s’élève sur un rez-de-chaussée et un étage de comble, est composé d’un corps central flanqué de deux ailes de longueur inégale en retour à 45°. L’aile ouest se termine par une tour carrée, sur laquelle s’adosse un appentis, tandis que l’aile est se poursuit en un hangar, une tour circulaire, sur laquelle s’adosse un autre corps de bâtiment. L’édifice est construit en pan-de-bois, ce qui lui donne une allure rappelant l’architecture normande du pays d’Auge, à l’exception des deux tours qui sont appareillées en brique avec des chaînes de moellons apparentes. La maison est couverte d’une toiture complexe à longs-pans et croupes en tuiles plates ; les tours reçoivent quant à elles respectivement une toiture en pavillon et circulaire. Le comble du corps central est simplement éclairé d’une lucarne à pignon.

La distribution d’origine du Mesnil-au-Val nous est connue grâce aux plans de l’architecte. L’entrée se faisait à gauche du corps central, où un vestibule donnait accès, dans l’aile ouest, à une chambre et sa salle-de-bain attenante, ainsi qu’à une deuxième chambre au rez-de-chaussée de la tour ouest. La plus grande partie du corps central est occupée par une salle à manger débouchant sur une cuisine. L’aile est, en plus d’une buanderie, abritait les pièces à vocation agricole : hangar, laiterie dans la tour et étable. Ces pièces ont depuis été réaménagées pour être habitables.

A l’autre bout de la propriété, une petite maison de plan rectangulaire en pan-de-bois s’élève sur un rez-de-chaussée et un étage de comble. Elle est couverte par un toit à deux versants et à croupes. Le comble est éclairé par une lucarne à croupe.

Entre les deux bâtiments s’étend une pelouse, partagée dans sa longueur par l’ondulation d’une rivière artificielle reliant deux bassins.

  • Murs
    • brique
    • bois pan de bois
    • calcaire moellon
  • Toits
    tuile plate
  • Étages
    rez-de-chaussée, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
    • toit conique
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Documents d'archives

  • Archives municipales de Saint-Cloud, 1T 46, Construction de deux bâtiments pour habitation et dépendances, 1933

    Archives municipales, Saint-Cloud : 1T 46
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
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