Sur une parcelle en lanière, dont la forme témoigne de son ancienne destination agricole, la maison est implantée en retrait de la rue. Construite sur un plan en équerre, elle s’élève sur un étage de soubassement semi-enterré, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble. La maison est couverte par une toiture à long-pans qui se termine en demi-croupe sur le pignon de l’avant-corps de la façade sur rue. Au premier étage, dans l’angle rentrant du plan, une logette sous appentis, montée sur pile de brique, fournit une salle de bain à l’édifice, et abrite au rez-de-chaussée une terrasse commandant l’accès à la porte d’entrée. L’édifice est construit en moellons de meulière appareillés. Seuls quelques éléments sont en brique : parement du mur autour de la porte d’entrée, soubassement de la terrasse d’entrée, pile de la logette. Cette dernière est, quant à elle, revêtue d’un crépit moucheté. Le mur pignon de l’avant corps de la façade principale est percé de trois fenêtres, une par niveau, et dont la largeur est dégressive avec l’élévation, ainsi que d’un soupirail dans le soubassement. La fenêtre du premier étage est pourvue d’un balcon en bois et abritée par un auvent. La logette est, quant à elle, éclairée par deux petites baies géminées et couverte par un appentis. Elle porte également un auvent qui abrite la terrasse. La toiture, comme les auvents et l’appentis sont couverts de tuiles mécaniques et leurs débords sont supportés par des aisseliers charpentés. Le décors de la maison a fait l’objet d’un soin particulier, jouant sur les contraste des matériaux et des couleurs. Pour compenser les lignes verticales de la structure, l’architecte a créé des frises de grès cérame à motif de rinceau de feuillage, se détachant sur une bande de crépit moucheté. Ces frises se retrouvent au-dessus de la fenêtre du premier étage du pignon de la façade, sous les baies de la logette, ainsi qu’au-dessus de son appentis. Celle du pignon est encadrée par deux bandeaux de briques, disposées en redent sur l’un d’eux. Les arcs cintrés en brique rouge des fenêtres sont ornés de brique émaillée verte. On trouve également quelques cabochons de céramique émaillée, au-dessus des baies géminées de la logette, ainsi qu’au bases du toit sur le pignon de la façade principale.
Dossier d’œuvre architecture IA92002342
| Réalisé par
- inventaire topographique
Maison, 51 rue Sevin-Vincent
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
- (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France
Dossier non géolocalisé
Localisation
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Aire d'étude et canton
Saint-Cloud
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Commune
Saint-Cloud
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Adresse
51 rue Sevin-Vincent
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Cadastre
1987
AO
42
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Dénominationsmaison
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle
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Auteur(s)
- Auteur : architecte attribution par source, signature
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Murs
- meulière moellon sans chaîne en pierre de taille
- brique
- brique émaillée
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Toitstuile mécanique
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Plansplan régulier en L
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Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans demi-croupe
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Techniques
- céramique
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Représentations
- rinceau
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France
Périodiques
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"Maison d'habitation à Saint-Cloud (Seine-et-Oise)", in L'architecture usuelle, décembre 1907, p. 89-90 et pl. 60.
Date(s) d'enquête :
2024;
Date(s) de rédaction :
2024
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel
Articulation des dossiers
Conservateur du patrimoine