A partir de 1898, la Société anonyme foncière des Coteaux du Bois de Boulogne et de Longchamp allotit et met en vente les terrains qu’elle a acquis aux Coteaux de Saint-Cloud. Dans les premières années du XXe siècle, le quartier, aménagé par la société, attire une population aisée qui vient se faire construire une villa sur les hauteurs de Saint-Cloud. La villa de M. Pigois, sise à l’intersection de l’avenue Clodoald et de l’avenue Duval-Le Camus, en est un exemple probant. La construction de la maison commence en 1906 sous la direction de l’architecte Lucien Larlat qui a également édifié une villa qui lui fait face (14 avenue Duval Le Camus).
- inventaire topographique
- (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Saint-Cloud
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Commune
Saint-Cloud
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Adresse
32 avenue Clodoald
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Cadastre
1987
AD
59
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Dénominationsvilla
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
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Dates
- 1906, daté par source
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Auteur(s)
- Auteur : architecte attribution par source
La villa du 32 avenue Clodoald est typique des grandes maisons construites dans les premières années du XXe siècle à Saint-Cloud. Située à mi-hauteur du coteau, sa façade principale est tournée vers l’est et offre une vue panoramique sur la Seine et le Bois de Boulogne. Observant un plan en équerre, la villa s’élève sur un sous-sol, un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble. Elle est principalement construite en moellons de meulière liés par des joints de ciment. Le toit de tuiles plates déborde en un avant-toit soutenu par des aisseliers charpentés courbes. Les pignons nord et ouest sont couverts d’une demi-croupe, tandis que les pignons sud et est sont couverts par un toit à deux versants. Le pignon oriental était probablement couvert d’un toit à quatre pans au-dessus du premier étage et l’étage de comble devait être éclairé d’une lucarne[1]. Il semble donc avoir été repris ultérieurement. Une logette en saillie en briques badigeonnées de blanc, et supportée par trois piles formant des arcs en anse de panier, surplombe le seuil de l’entrée. La porte donnant un accès extérieur à la cuisine est couverte d’un auvent charpenté couvert de tuiles. La villa est entourée d’un jardin clos par un mur bahut en meulière, surmonté d’une grille et encadré par des piles en briques badigeonnées ornées de briques émaillées, faisant écho au décor de façade de la maison.
Les façades sont animées par des éléments de modénature : les linteaux des fenêtres des pièces de vie sont en anse de panier surlignés de brique émaillée verte et ceux des pièces fonctionnelles sont droits, surmontés d’un bandeau de brique en redent. Deux moulures de ciment règnent autour de la villa, l’une au niveau des impostes des fenêtres du premier étage, l’autre au niveau des balcons de l’étage de comble. La demi-croupe nord est ornée de têtes de coq de bois sculpté.
[1] Archives municipales de Saint-Cloud, 1T 4, permis de construire du 22 janvier 1906.
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Murs
- meulière maçonnerie
- brique maçonnerie badigeon
- brique maçonnerie brique émaillée
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Toitstuile plate
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Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
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Couvrements
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans demi-croupe
- pignon couvert
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France
- (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France
- (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France
Documents d'archives
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Archives municipales, Saint-Cloud : 1T 4
Archives municipales de Saint-Cloud, 1T 4, permis de construire, 22 janvier 1906.
Conservateur du patrimoine