Dossier d’œuvre architecture IA92000316 | Réalisé par
Le Bas Antoine
Le Bas Antoine

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.

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  • inventaire topographique
Groupe scolaire de Montretout
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Cloud
  • Commune Saint-Cloud
  • Lieu-dit Montretout
  • Adresse 3 rue René Weill
  • Cadastre 1987 AN 273
  • Dénominations
    groupe scolaire
  • Appellations
    dit Groupe Scolaire de Montretout

Dans le contexte anticlérical du début du XXe siècle, l’école congréganiste de Saint-Cloud, tenue par les Frères des Ecoles chrétiennes, s’apprête à fermer en 1905[1]. Ayant déjà validé depuis 1900 le principe de la construction d’une nouvelle école dans le quartier de Montretout, le conseil municipal se voit dans l’obligation de rendre cette décision effective devant la perspective de l’afflux de nouveaux élèves venus de l’école lassallienne. Un concours pour la construction d’un groupe scolaire, comprenant une école maternelle de 100 places ainsi que des écoles primaires de fille et de garçons de 150 élèves chacune, est donc lancé en août 1905. Le terrain choisi se situe à l’angle de la rue Bucourt (actuelle rue René Weill) et de la rue de la Guette (actuelle avenue du Maréchal Foch). Le projet est confié à l’architecte Emile Piat, assisté de Félix Piat et d’Auguste Roy. Bien que le cahier des charges prévoie une ouverture de l’école pour le 1er septembre 1909, les travaux ne commencent pas avant août 1908 et s’achèvent à l’été 1911[2]. Dans les années 1930 le nombre d’élèves croît fortement et l’architecte communal Henri Renard propose plusieurs projets d’agrandissement pour les écoles de filles et de garçons[3]. Les préaux sont transformés en salles de classe en 1935[4] et des classes provisoires sont aménagées, mais ce n’est qu’entre 1953 et 1955 que deux classes supplémentaires de garçons et de filles seront construites[5], formant des ailes en retour d’équerre vers l’ouest, à chaque extrémité du corps principal. Une classe est ajoutée en 1970 à chacune de ces ailes par l’architecte Maurice Benezech[6]. De même, quatre classes sont créées entre 1973 et 1977 pour l’école maternelle[7]. Enfin, en 1986-1987, les deux ailes sont détruites et le bâtiment principal est doublé d’un agrandissement dans sa largeur.

[1] Archives municipales de Saint-Cloud, 4M 6, Lettre du préfet au maire de Saint-Cloud, mai 1905.

[2] Archives municipales de Saint-Cloud, 4M 13, Réception du chantier de l’école de Montretout, 1908-1914.

[3] Archives municipales de Saint-Cloud, 4M 25, Ecoles de Montretout et des Coteaux : plans, 1930 – 1953.

[4] Archives municipales de Saint-Cloud, 4M 25, Ecoles de Montretout et des Coteaux : plans, 1930 – 1953.

[5] IGN, Remonter le temps [en ligne], disponible sur : https://remonterletemps.ign.fr/telecharger/?lon=2.213696&lat=48.848884&z=14.4&layer=pva&missionId=missions.5012704&year=1954

[6] Archives municipales de Saint-Cloud, 14W 137, Construction de classes supplémentaires, 1969-1972.

[7] Archives municipales de Saint-Cloud, 14W 138, Construction de 4 classes supplémentaires pour l’école maternelle de Montretout, 1972-1977.

Le groupe scolaire de Montretout se déploie sur une parcelle presque rectangulaire sise à l’angle de la rue René Weill et de la rue du Maréchal Foch. Il est composé de deux entités distinctes : une école maternelle implantée au nord de la parcelle et une école primaire occupant les trois-quarts sud.

L’école maternelle comprend un pavillon abritant le bureau de la directrice au rez-de-chaussée et son appartement à l’étage. Ce pavillon commande l’accès aux autres corps de bâtiment. Le premier, parallèle à la rue, de laquelle il est en léger retrait, contient les salles de classes ; il est uniquement à rez-de-chaussée et comporte six travées. Le second lui est perpendiculaire et abritait préau, vestiaire et réfectoire. Aujourd’hui il est occupé par des salles de classes. Ces deux bâtiments encadrent une cour de récréation qu’une cantine édifiée entre 1947 et 1950 vient fermer à l’ouest. Cet ensemble est ceint à l’ouest et au nord par des salles de classes construites dans les années 1970. Le corps de bâtiment parallèle à la rue et le pavillon de la directrice sont en brique claire appareillée et ornés d’un bandeau de brique rouge. Ils intègrent également des éléments en meulière : les trumeaux pour le bâtiment des classes et le soubassement pour le pavillon. L’accès au pavillon depuis la rue est abrité par un auvent. Les fenêtres sont surmontées d’un linteau métallique à rosette, à l’exception de la fenêtre du bureau de la directrice couverte d’un arc cintré en brique rouge. Les deux corps de bâtiments sont couverts de tuiles mécaniques.

L’école primaire est quant à elle composée d’un corps de bâtiment oblong à un rez-de-chaussée et un étage carré et couvert d’un toit à deux versants. Ce corps principal est flanqué aux extrémités nord et sud d’un pavillon à un rez-de-chaussée et deux étages carrés et couvert d’un toit à deux long-pans et à demi-croupes. L’édifice est construit en moellons de meulière appareillés jusqu’au premier étage et au-delà en brique claire. Les trumeaux du premier étage sont alternativement en brique ou en meulière (un sur trois). Les plafonds et les planchers sont quant à eux en ciment armés. L’ornementation des parties supérieures jouent sur les différences de couleur : les baies du premier étage sont surmontées d’une petite rosette en terre cuite tandis que le deuxième étage des pavillons voit des rosettes de taille supérieure s’intercaler entre chaque fenêtre et qu’un double bandeau de brique rouge s’étend sur son pourtour. Toutes les toitures sont en tuile mécanique. L’école était historiquement divisée en deux parties symétriquement organisées : au nord, l’école des filles, au sud, l’école des garçons. Les préaux, qui étaient situés au rez-de-chaussée du bâtiment, ainsi que la cour principale, étaient avant d’être transformés en salles de classe séparés par une cloison amovible, que l’on pouvait retirer pour les grandes occasions, remises des prix, fêtes, etc.

L’accès aux écoles primaires depuis la rue était commandé par un pavillon d’entrée abritant le logement d’un concierge qui pouvait surveiller les deux écoles à la fois, ainsi que les bureaux des directeur et directrice des écoles. Le pavillon d’entrée joue sur les mêmes matériaux que le corps principal : les murs en moellons de meulière alternent avec la brique des arcs cintrés des portes et fenêtres et la pierre des montants. Il est également couvert de tuiles mécaniques.

  • Murs
    • meulière moellon
    • brique silico-calcaire
  • Toits
    tuile mécanique
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • demi-croupe
    • pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : en charpente
  • Statut de la propriété
    propriété publique

Documents d'archives

  • Archives municipales de Saint-Cloud, 4M 6, construction du groupe scolaire de Montretout, 1905-1910

    Archives municipales, Saint-Cloud : 4M 6
  • Archives municipales de Saint-Cloud, 4M 13, construction du groupe scolaire de Montretout, 1908-1914.

    Archives municipales, Saint-Cloud : 4M 13
  • Archives municipales de Saint-Cloud, 4M 26, créations de nouvelles classes des écoles primaires, 1928-1936.

    Archives municipales, Saint-Cloud : 4M 26
  • Archives municipales, Saint-Cloud, 4M 25, écoles de Montretout et des Coteaux : plans, 1930 – 1953.

    Archives municipales, Saint-Cloud : 4M 25
  • Archives municipales de Saint-Cloud, 28W 15, création de nouvelles classes des écoles primaire, 1953-1955.

    Archives municipales, Saint-Cloud : 28W 15
  • Archives municipales de Saint-Cloud, 14W 137, construction de classes supplémentaires, 1969-1972.

    Archives municipales, Saint-Cloud : 14W 137
  • Archives municipales de Saint-Cloud, 14W 138, construction de 4 classes pour l’école maternelle de Montretout, 1972-1977.

    Archives municipales, Saint-Cloud : 14W 138
Date(s) d'enquête : 1995; Date(s) de rédaction : 1996, 2024
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel
Le Bas Antoine
Le Bas Antoine

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.

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