Dossier d’œuvre architecture IA91001173 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Ancien magasin de boissons, 46 et 46b rue Jean Cocteau
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Milly-la-Forêt
  • Commune Milly-la-Forêt
  • Adresse 46, 46b rue Jean Cocteau
  • Cadastre 1815 C 1097  ; 2025 AI 857, 917
  • Précisions
  • Dénominations
    magasin de commerce, maison
  • Parties constituantes non étudiées
    cour

Cette grande maison à commerce, issue d’une reconstruction opérée dans le quatrième quart du XIXe siècle, illustre les évolutions qu’a connu le patrimoine urbain milliacois au cours de l’Epoque contemporaine.

En 1815, lors de l’établissement du premier plan cadastral de la ville, la parcelle C 1097 était occupée par deux grandes constructions. Celle donnant sur la place du Marché présentait un plan en L irrégulier dont le corps de bâtiment principal offrait comme aujourd’hui une longue façade sur l’espace public. La seconde construction, de plan rectangulaire, se trouvait en fond de cour, au sud-ouest de la parcelle. A cette époque l’ensemble immobilier est occupé par une « grande auberge » dont le bâtiment principal est composé de « quatre pièces hautes cinq basses »[1]. Il semble que cet usage cesse dès le milieu des années 1820 avec le décès du propriétaire et aubergiste François Cyprien Doré[2].

Après avoir connu deux autres propriétaires, l’ensemble est vendu au tout début des années 1880 à un distillateur milliacois, Georges Poirrier. Immédiatement après l’acquisition il fait démolir le bâtiment donnant sur la place[3]. La construction du nouvel édifice est achevé en 1884[4] . Celui-ci accueille un magasin de boissons au rez-de-chaussée et l’habitation à l’étage, comme le montre une photographie ancienne éditée en carte postale[5]. Le rez-de-chaussée de la façade principale est alors occupé dans toute sa longueur par une devanture commerciale en applique. L’étage quant à lui est percé de six fenêtres présentant des encadrements moulurés très proches de ceux toujours existants au 36 Grande Rue. Ce niveau est aussi agrémenté par des chainages à bossages et surmonté d’une corniche moulurée.

Une seconde carte postale[6], datant vraisemblablement du milieu des années 1930, témoigne des évolutions qu’a connues le rez-de-chaussée très probablement dans le premier quart du XXe siècle. Si la partie nord du rez-de-chaussée est toujours dotée d’une devanture commerciale en applique, la partie sud en revanche a été complètement remaniée. La forme des baies et surtout le dessin des garde-corps, toujours en place aujourd’hui et identiques à ceux existants au 69 rue Langlois, suggèrent que le remaniement a eu lieu à la fin des années 1900 ou au cours des années 1910.

Les dispositions existantes aujourd’hui au niveau de la partie nord du rez-de-chaussée et au niveau de l’étage datent quant à elles des années 1970 ou 1980. En effet, pendant cette période, il est fréquent à Milly d’ôter les enduits et les décors issus du XIXe siècle pour donner un caractère plus rural aux demeures.

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[1] AD 91, 3 P 2907, Tableau indicatif, Etat et classement, 1817.

[2] AD 91, 3 P 2909, Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1822, folio 373.

[3] AD 91, 3 P 2914, Matrice des propriétés bâties, 1882, case 439.

[4] AD 91, 2 P 71, Recensement des propriétés bâties, 1835-1910.

[5] Collection particulière, Carte postale ancienne de la place du Marché, éditée par L. des G., vers 1903.

[6] Collection particulière, Carte postale ancienne de la place du Marché, Edition artistique Lutzweiller, Imprimerie CL. Rameau à Etampes, vers 1935.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle
    • Secondaire : 2e moitié 20e siècle
  • Dates
    • 1884, daté par source

Bâti en moellons de pierre et présentant un plan rectangulaire, ce bâtiment possède une façade principale hétérogène. Alors que la partie nord du rez-de-chaussée est occupée par une devanture commerciale vitrée encadrée de poteaux en bois et surmontée d’un linteau aussi en bois, la partie sud reçoit un enduit à décor de bossages et est percée d’ouvertures encadrées de chambranles moulurés et présentant des arcs surbaissés à clefs passantes. Les garde-corps en ferronnerie qui ferment les fenêtres de cette partie sont ornés de lignes courbes et de feuilles de marronnier. A l’étage, l’ensemble de l’élévation est à pierres-vues. Les linteaux des fenêtres sont en bois et les garde-corps en ferronnerie. Ce niveau est couronné d’une corniche moulurée.

  • Murs
    • grès moellon enduit
    • enduit d'imitation
  • Toits
    tuile plate
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée sans travées
  • Couvertures
    • toit à deux pans
  • Typologies
  • État de conservation
    état moyen
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Protections

Documents d'archives

  • AD 91, 3 P 2907, Tableau indicatif, sections H à P, 1817.

    Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 3 P 2907
  • AD 91, 3 P 2909, Matrice des propriétés bâties et non bâties, folios 1 à 540, 1822.

    Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 3 P 2909
  • AD 91, 3 P 2914, Matrice des propriétés bâties,1882.

    Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 3 P 2914
  • AD 91, 2 P 71, Recensement des propriétés bâties, Bulletins de renseignements modèle 11 bis concernant les maisons et usines en construction ou en reconstruction, 1835-1910.

    Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 2 P 71
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
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