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secteur urbain concerté dit quartier de la Noé ou ZAC de la Noé

Dossier IA78001159 inclus dans ville de Chanteloup-les-Vignes réalisé en 2007

La totalité du dossier (incluant aussi la synthèse et/ou la bibliographie) est disponible en bas de page dans la rubrique « Documentation – Liens web ».

Appellations Quartier de la Noé ou ZAC de la Noé
Parties constituantes non étudiées foyer, place, parc de stationnement, magasin de commerce, jardin, terrain de jeu
Dénominations secteur urbain concerté
Aire d'étude et canton Andrésy - Andrésy
Adresse Commune : Chanteloup-les-Vignes
Lieu-dit : La Noé
Cadastre : 1988 AI non cadastré ; 1988 AL non cadastré

La commande date de 1964. Elle comprend jusqu'à 4800 logements qui auraient du s'implanter sur 90 hectares des trois communes de Triel-sur-Seine, Chanteloup et Andrésy. Devant l'opposition de deux d'entre elles, le projet est revu à la baisse et entièrement édifié sur Chanteloup, malgré les réticences plus tardives de la commune ; il ne comprend plus que du logement social collectif, les zones pavillonaires et certains équipements publics n'étant pas réalisés. L'opposition des Chantelouvrais oblige également l'architecte à modifier son concept. Il doit supprimer les immeubles de grandes hauteurs afin de préserver les vues vers la Seine depuis le village, implanté à mi-pente du coteau de l'Hautil. Comprenant à la fois des PLR (programmes à Loyers Réduits) des HLM et des ILM (Immeubles à Loyers Moyens) l'ensemble, construit entre 1971 et 1976, totalise finalement 2229 logements de 1 à 5 pièces. La société grenobloise Pascal signe le marché en tant que mandataire commun d'un groupement d'une vingtaine d'entreprises. Elle construit sur le site une usine afin de préfabriquer tous les panneaux composant les murs. Dès les premières livraisons (1973), les difficultés se succèdent. Les commerces n'ouvrent pas (l'office HLM exige un prix trop élevé pour le loyer) ; les équipements publics tardent à être réalisés ; les chaufferies fonctionnent mal ; les premières malfaçons apparaissent. La crise économique (le quartier est notamment construit pour loger les ouvrier de Simca, devenu PSA, à Poissy), la politique de peuplement des offices, l'isolement et la disproportion de l'ensemble par rapport au village, le parti excluant les voitures sur des parkings en périphérie du site pour laisser libre place aux espaces de circulation piétons transforment la Noé en un quartier en grande difficulté. Les premières opérations de rénovation commencent dès les années 1980. Certains immeubles sont détruits. La rénovation se poursuit aujourd'hui dans le cadre de l'ANRU, les enjeux majeurs du point de vue urbain étant de désenclaver le quartier en ouvrant des circulations routières traversant le secteur de part en part et de construire de nouveaux logements qui apporteront davantage de diversité formelle et de mixité sociale.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1971, daté par source
Auteur(s) Auteur : Aillaud Emile, architecte, attribution par source
Auteur : Lukasiewicz Christophe, architecte, attribution par source
Auteur : Brukalski Jozef, architecte, attribution par source
Auteur : Brukalski Ewa, architecte, attribution par source
Auteur : Lukasiewicz Ewa, peintre, attribution par source
Auteur : Rieti Fabio, peintre, attribution par source
Auteur : Rieti Laurence, sculpteur, attribution par source
Auteur : Pascal, entrepreneur, attribution par source

Aillaud a voulu un espace d'une grande diversité urbaine. Rejetant les grandes pelouses pour leur manque d'urbanité, il implante des bâtiments déterminant des places différenciées afin d'éviter la monotonie. Les voitures sont repoussées sur des parkings largement plantés d'arbres en périphérie et l'architecte trace des circulations piétonnes et des passages étroits d'une zone à l'autre au cœur du quartier, préférant l'attrait des cheminements sinueux aux grandes perspectives. Chaque place est soigneusement conçue : rampes et gradins des dénivelés, revêtements et dessins des sols, sculptures monumentales, jeux d'enfants. Les immeubles R + 2 à 4, certains courbes, aux logements traversants, sont construits selon un procédé de préfabrication lourde. Les panneaux des murs (comprenant huisseries, châssis de fenêtres, canalisations électriques et revêtement de grès cérame ou de pâte de verre pour les panneaux extérieurs) sont coulés sur place puis mis en place. La variété de l'implantation des éléments standardisés (une cellule droite ; une cellule courbe ; 5 modèles de baies) et la couleur créent la diversité architecturale.

Murs béton
carrelage mural
Toit béton en couverture
Plans ensemble concerté
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures terrasse
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier en vis sans jour, en maçonnerie
ascenseur
Autres organes de circulations ascenseur
Jardins pelouse, groupe d'arbres
États conservations mauvais état
Techniques sculpture
céramique
céramique
Représentations ornement architectural main ornement géométrique animal serpent pied
Précision représentations

Des murs pignon en carrelage présentent des décors d'arcades, de fontaines stylisées, de feuillages stylisés et de deux mains, évocation de La création de l'Homme de Michel-Ange à la chapelle Sixtine. Des sculptures monumentales en béton (hippopotame, serpent, pied) ornent des places..

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Duhau Isabelle
Isabelle Duhau

Conservatrice du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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