Dossier d’œuvre architecture IA92002343 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Maison, 31 rue Tahère
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Cloud
  • Commune Saint-Cloud
  • Adresse 31 rue Tahère
  • Cadastre 1987 AK 316

La maison sise au 31 rue Tahère a vraisemblablement été construite dans les premières années du XXe siècle, avant mai 1904, date à laquelle elle est publiée dans L’architecture-salon par la Société Nationale des Beaux-Arts. Elle est l’œuvre d’Alphonse-Michel Goubert, jeune architecte qui travaillera à partir de 1907 comme architecte en chef des monuments historiques. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, un important agrandissement est ajouté à l’arrière de la maison, dénaturant l’édifice initial dont seule la moitié côté rue subsiste. La maison a été conçue comme une habitation d’été[1], destinée sans doute à un commanditaire parisien désireux de passer la belle saison sur les hauteurs de Saint-Cloud.

[1] Société nationale des Beaux-Arts, L'Architecture, supplément au n°24, mai 1904, p.2.

La maison bâtie sur une parcelle en lanière, forme témoignant de son ancien usage agricole. Elle est implantée en retrait relativement important de la rue. Cette habitation d’été est édifiée sur un plan carré et s’élève en trois travées sur un étage de soubassement, un rez-de-chaussée, un étage carré et couverte d’un toit à long pans ; la travée centrale est quant à elle pourvue d’un deuxième étage carré et couverte d’un toit en pavillon. Chaque travée est percée d’une fenêtre par étage. Les baies de la travée centrale se distinguent des autres : la baie du premier étage est une fenêtre multiple dégressive et la fenêtre du deuxième étage est plus large que les autres. Par ailleurs, la porte, abritée par un auvent, n’est pas percée dans l’axe de la travée centrale, mais est excentrée sur la gauche ; sur la droite de cette travée est percée une fenêtre oblongue éclairant la descente de cave. La maison est construite en meulière et sa façade est animée par des éléments de modénature en brique claire, soulignés d’un filet de brique rouge : c’est le cas des arcs cintrés de certaines fenêtres, ou encore des montants de la fenêtre multiple de la travée centrale. Une frise de briques verticales, disposées en redent, règne sur la partie de la façade, sous l’avant-toit de la toiture principale, ainsi que sous-celui de la travée centrale, au deuxième étage. Les fenêtres sont garnies de garde-corps en bois peint en bleu, ainsi que de persiennes en fer de la même couleur.

  • Murs
    • meulière moellon sans chaîne en pierre de taille
    • brique
  • Toits
    tuile mécanique
  • Plans
    plan carré régulier
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée, 1 étage carré, 2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Escaliers
    • escalier intérieur
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Périodiques

  • Société nationale des Beaux-Arts, L'Architecture, supplément au n°24, mai 1904, p.2.

Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel
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