Dossier d’œuvre architecture IA92000555 | Réalisé par
Sol Anne-Laure (Rédacteur)
Sol Anne-Laure

Conservateur du patrimoine, service Patrimoines et Inventaire, Région Ile-de-France.

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Van Eynde Salomé (Contributeur)
Van Eynde Salomé

Étudiante de l'École du Louvre et diplômée d'une licence de philosophie (université Sorbonne-Paris IV), Salomé Van Eynde est l'auteur d'un mémoire, soutenu en juin 2017, sur l'enseignement d'Hervé Baley à l'École Spéciale d'Architecture (1968-1990). Elle réalise un stage au sein du service de l'Inventaire de la région Ile-de-France en mai et juin de la même année, stage au cours duquel elle seconde la conservatrice du patrimoine Anne-Laure Sol dans ses recherches sur Hervé Baley (1933-2010) et Dominique Zimbacca (1928-2011).

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  • enquête thématique régionale, oeuvre des architectes Baley et Zimbacca
Maison G., Fontenay-aux-Roses
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ile-de-France
  • Commune Fontenay-aux-Roses
  • Adresse 13 allée Fleurie
  • Cadastre 2015 000101 120
  • Précisions

La maison G. à Fontenay aux Roses correspond au groupe de réalisations de l'Atelier d'Architecture et d'Aménagement, créé au tout début des années 1960 par Hervé Baley (1933-2010) et Dominique Zimbacca (1928-2011). Elle a été commandée par Monsieur et Madame G. à Hervé Baley, Daniel Ginat et Alain Marcoz. Mme G. était une amie d'enfance de Daniel Ginat. Monsieur et Madame G. habitent toujours la maison qu'ils ont beaucoup transformé. Les premiers dessins (parus dans Aujourd'hui, Art et Architecture n°54, 1966) font état d'un projet à la radicalité affirmée. Ces dessins montrent en effet une habitation basse, ceinte d'importants murs de clôture disposés perpendiculairement à l'habitation. On y observe aussi les importants débords du toit plat et un jeu d'obliques créé par un système de poutres disposées sur les baies des façades et s'élevant perpendiculairement à l'auvent du toit.

Ce projet n'ayant pas été choisi par les propriétaires, la réalisation emprunte un plan plus simple. Quelques années après sa construction, cette maison a été considérablement modifiée par ses propriétaires. Pour des raisons de sécurité, et de commodité, ceux ci ont décidé de fermer les baies se trouvant sur les façades latérales. Les volets en bois ajourés ont disparus de toutes les ouvertures au profit de barreaux métalliques. D'autre part, un garage a également été créé du côté droit de la maison. Le toit terrasse a aussi fait l'objet de transformation, il était au départ recouvert de gravillons et ceint de lices en bois qui ont disparues pour des bordures en zinc.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
  • Dates
    • 1965, daté par travaux historiques
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Baley Hervé, Michel, Marie
      Baley Hervé, Michel, Marie

      Hervé Baley est un architecte français actif principalement en région parisienne à partir des années 1960. Élève de Georges-Henri Pingusson (1894-1978), puis à partir de 1954 de Jean Faugeron (1915-1983), il étudie dans les ateliers libres d'architecture de l'École des beaux-arts de Paris, où il rencontre son premier associé, Dominique Zimbacca (1928-2011). Tous deux fondent l'Atelier d'Architecture et d'Aménagement (A.A.A.) entre 1959 et 1960, et Hervé Baley entame alors une carrière d'architecte-décorateur. Il aménage en effet un certain nombre d'appartements parisiens, et construit principalement des maisons individuelles en Ile-de-France. Daniel Ginat (1936- ) et Alain Marcoz (1932- ) sont alors devenus ses deux principaux associés. Sa ligne créatrice est profondément inspirée de Frank Lloyd Wright (1867-1959), qu'il admire beaucoup pour ses qualités spatiales intérieures, comme pour son souci de développer un rapport harmonieux avec le site extérieur dans lequel s'implante l'architecture.

      L'agence d'Hervé Baley connaît par la suite une baisse d'activité, à mettre en lien avec les débuts en tant que professeur à l'École Spéciale d'Architecture (ESA). À la rentrée 1968, l'architecte est en effet recruté comme chef d'atelier dans cette école, et dirigera pendant plus de vingt ans, jusqu'en 1990, l'atelier Sens et Espace. Dans celui-ci, il s'attache à sensibiliser ses élèves aux principes de l'architecture organique héritée de Frank Lloyd Wright et développe une pédagogie basée sur l'expérimentation spatiale qui lui est propre. Lorsque l'enseignant se voit obligé de fermer son atelier d'architecture, Hervé Baley retrouve son activité exclusive d'architecte. La difficulté à obtenir de nouvelles commandes le pousse au milieu des années 1990 à partir s'installer à Marrakech, où il s'éteint en 2010, après avoir construit dans la région plusieurs villas.

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    • Auteur :
      Ginat Daniel
      Ginat Daniel

      Daniel Ginat, architecte DESA (1958), est un des principaux associés d'Hervé Baley (1933-2010) au sein de l'agence l'Atelier d'Architecture et d'Aménagement. Créé entre 1959 et 1960 par Hervé Baley et Dominique Zimbacca (1928-2011), cet atelier connaît plusieurs changements d'associés au cours des années 1960 et 1970, mais Daniel Ginat demeure le compagnon de route le plus fidèle d'Hervé Baley. Associés avec Alain Marcoz jusqu'à la fin des années 1960, ils réalisent tous trois plusieurs constructions en Ile-de-France, dont la plupart se destinent à une fonction résidentielle, individuelle ou collective. Daniel Ginat, entré en 1963, quitte l'agence bien plus tard, au début des années 1980 et construit par la suite quelques projets personnels : un immeuble d'habitations à Viroflay, mais aussi sa propre maison de vacances à Brignogan, village familial de sa femme, Maryvonne, qui n'est autre que la sœur de la femme d'Hervé Baley, Françoise.

      Daniel Ginat multiplie les voyages très tôt. Après avoir passé son baccalauréat en mathématiques au collège Sainte-Barbe à Paris, le futur architecte part dans un premier temps en Grèce, puis rentre à l’École Spéciale d'Architecture (ESA). Un stage organisé sur les bords de la mer Noire en Turquie lui suffit pour tomber amoureux de la culture turque et du Moyen-Orient de manière générale. À l'ESA, il fait également la connaissance de Farah Diba (née en 1938), aussi étudiante en architecture. Des liens d'amitié se tissent, et tous deux entreprennent un voyage de la Turquie jusqu'à l'Afghanistan, sur les traces des villes zoroastres. Il sera également un des compagnons de voyage de son futur beau-frère, Hervé Baley, en 1963, lorsque tous deux partent avec le Dr Frédérick Leboyer aux États-Unis, durant un mois, sur les traces de Frank Lloyd Wright. Par la suite, Baley et Ginat se rendent à de nombreuses reprises à Konya, lors des cérémonies annuelles soufies turques.

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    • Auteur :
      Marcoz Alain
      Marcoz Alain

      Alain Marcoz est architecte DPLG en 1962, après avoir suivi durant plus de dix ans les cours de l'École Nationale Supérieure de l'École des Beaux-Arts (ENSBA), à Paris. Élève de Pierre Vivien, d'Henri Larrieu, puis de Xavier Arsène-Henry, il rejoint l'agence d'Architecture et d'Aménagement d'Hervé Baley quelques années après l'obtention de son diplôme. Avec Daniel Ginat comme troisième associé, ils réalisent jusqu'à la fin des années 1960 plusieurs projets, principalement des habitations individuelles ou collectives, en Ile-de-France. Alain Marcoz quitte par la suite l'agence d'Hervé Baley, et réalise plusieurs projets en son nom propre, comme la clinique des Charmilles à Arpajon (Essonne).

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La maison G. est construite sur trois niveaux : un sous-sol partiel comprenant garage, buanderie, cave et chaufferie, puis un rez-de-chaussée ouvert de plan carré, dans lequel les espaces de salle-à-manger, cuisine et séjour rayonnent autour d'une vaste cheminée centrale. En dernier lieu, un niveau supérieur accessible par deux volées de marches prolonge le rez-de-chaussée sur un plan rectangulaire. Il accueille un bureau et deux chambres, avec salle-de-bain et WC.

À l'extérieur, la maison présente des façades en béton Siporex décorées de lignes de refends et percées de baies vitrées. Ce jeu de lignes horizontales et verticales, entre maçonnerie et transparence du verre, est souligné par un balcon bordant le niveau supérieur. Le toit se compose quant à lui d'une simple dalle de béton, dont la planéité, renforcée par ses larges débords, accentue l'horizontalité de la maison. Des lambris de bois et des appliques cubiques du même matériau ornent la partie inférieure de ces débords. Ils se retrouvent également dans la décoration intérieure, et assurent ainsi une continuité entre les différents espaces. Sur le toit plat se détache une imposante cheminée, dont le plan cruciforme se retrouve à l'intérieur, dans l'espace du séjour.

L'environnement extérieur de la maison G. s'est beaucoup urbanisé depuis les années 1960. Originellement bâtie sur une parcelle vaste qui l'entourait de verdure, l'habitation est désormais mitoyenne sur une de ses anciennes façades, ce qui rend désormais difficile la lecture de l'édifice. Les nombreuses modifications apportées à la maison, le peu de jardin subsistant font que l'état actuel n'est plus représentatif de son état d'origine.

  • Murs
    • béton parpaing de béton enduit
  • Toits
    béton en couverture
  • Plans
    plan régulier
  • Étages
    sous-sol, en rez-de-chaussée, entresol
  • Couvrements
    • dalle de béton
  • Couvertures
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier droit en maçonnerie
  • Techniques
    • maçonnerie
    • menuiserie
  • Représentations
    • ornement géométrique
  • Précision représentations

    Les baies vitrées de l'espace salle-à-manger, à gauche de l'ouverture donnant accès au jardin (en saillie sur la façade arrière de la maison), étaient à l'origine ornées de volets intérieurs en bois présentant un décor géométrique ajouré. Chaque volet comportait en partie haute et partie basse un motif cruciforme cantonné de carrés, et dont seuls les bras étaient ajourés. Cet usage de volets intérieurs au décor géométrique ajouré se retrouve dans les maisons de l'architecte Frank Lloyd Wright, principale inspiration d'Hervé Baley. Il lui reprend également le goût des lambris pour orner les plafonds, desquels se décrochent plusieurs appliques de forme cubique, elles aussi en bois lambrissé.

  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée