Conservateur du patrimoine
- inventaire topographique
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- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Saint-Cloud
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Commune
Saint-Cloud
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Lieu-dit
Val d'Or
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Adresse
2 avenue Clodoald
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Cadastre
1987
AD
304
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Dénominationsvilla
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AppellationsMansion Clodoald
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Parties constituantes non étudiéesjardin d'agrément, remise, étable à chevaux, pigeonnier
La villa dite « Mansion Clodoald », a été construite dans le quartier des Coteaux dans les premières années du XXe siècle. Si on ignore l’identité du commanditaire du « manoir »[1], on sait que celui-ci est l’œuvre de Maurice Lambert[2], architecte dont on ne connaît pas la carrière. En revanche, on peut supposer qu’il a un lien avec Théodore Lambert qui publie la maison en 1910 dans son Répertoire de l’habitation, ce qui constitue un terminus ante quem pour la datation de la villa. Celle-ci est située sur la parcelle n°167 du plan d’aménagement du quartier par la Société anonyme foncière des Coteaux du Bois de Boulogne et de Longchamps[3]. Par ailleurs, la revue indique le prix de revient de la construction de la villa, qui s’élève à 38 000 francs[4]. Cette somme importante, qui s’explique au regard de l’ampleur du projet, dépasse de beaucoup les prix de revient connus des autres villas construites à la même époque, ce qui fait de cette villa une demeure exceptionnelle dans le quartier des Coteaux.
La « Mansion Clodoald » constitue aujourd’hui l’un des rares témoignages subsistant de cette architecture recourant massivement au pan-de-bois à Saint-Cloud. En effet, si l’on en croit les photographies anciennes, il semblerait que le quartier comptait bien d’autres édifices en pan-de-bois par le passé, mais la plupart ont disparu.
[1] LAMBERT, Théodore, Répertoire de l’habitation, Paris, 1910, pl. 28.
[2] Ibid.
[3] Archives municipales de Saint-Cloud, 1O 51, Plans des terrains appartenant à la Société anonyme foncière des coteaux du Bois de Boulogne et de Longchamps, 1899.
[4] LAMBERT, Théodore, Répertoire de l’habitation, Paris, 1910, p. 3.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
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Dates
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Auteur(s)
- Auteur : architecte attribution par source
Située dans la partie basse du quartier des Coteaux, la « Mansion Clodoald » occupe une parcelle triangulaire, à l’intersection de deux voies. La villa est implantée en milieu de parcelle, ce qui dégage un espace pour le jardin à l’est, et un autre pour la cour à l’ouest. Des communs occupent le nord de la cour et un portail d’entrée, traité comme un châtelet, permet l’accès à la propriété depuis le sud.
La villa se compose de deux corps de bâtiment sur un soubassement de meulière, rachetant la déclivité du terrain. Le premier, de plan quasiment carré, s’élève sur un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble. Sur la façade principale, orientée à l’est, le rez-de-chaussée est composé d’une terrasse, garnie d’un garde-corps à balustres en bois, donnant accès à la porte d’entrée. Le mur de moellons recouverts d’enduit est percé d’une large baie fermée par une fenêtre à double battants. La terrasse est accessible par une volée de marche couverte par un arc en accolade en bois orné de feuillage de chou frisé et couronné d’un fleuron. Elle est, de plus, abritée par une galerie en surplomb au premier étage. Comme tout l’étage, cette galerie est en pans-de-bois à hourdis enduit. Elle est éclairée par des fenêtres dont l’appui est soutenu par des potelets. Elle est prolongée à l’angle sud est de la villa par une échauguette, également en pan-de-bois, supportée par des aisseliers. Un appentis de tuiles plates formant auvent prend appui sur la galerie pour abriter la terrasse. Le mur sud de ce corps de bâtiment est en meulière au rez-de-chaussée et en pan-de-bois au premier étage. Une cheminée en briques et pierres appareillées en damier monte de fond au milieu de cette façade. Cette cheminée est accostée de fenêtres couvertes par des auvents au rez-de-chaussée, et par quatre baies étroites de chaque côté à l’étage, séparées par des meneaux de bois. Ce corps de bâtiments est couvert d’un toit à longs-pans et croupes de tuiles plates, accueillant une lucarne-pignon en pan-de-bois. L’échauguette est couverte d’un toit en pavillon à forte pente.
Au nord-est de cet édifice, un second corps de bâtiment, de plan barlong et demi hors-œuvre, s’élève sur un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré, un étage de comble à surcroît et un deuxième étage de comble. Les murs du rez-de-chaussée et du premier étage sont maçonnés en brique avec chaines d’angle et jambes en pierre de taille harpées et en bossage. Au rez-de-chaussée, deux fenêtres dont l’encadrement est en pierre de taille sont garnies de garde-corps à mouchettes. Le premier étage est éclairé par deux croisées. Un balcon régnant devant elles est doté d’un garde-corps orné de mouchettes. Il est supporté par des consoles habitées par des figures sculptées. Le surcroît du comble en pan-de-bois à hourdis de brique est éclairé par une lucarne pendante à croisée de bois, accostée de deux petites fenêtres. Au droit de cette lucarne, mais légèrement en retrait, une lucarne-pignon éclaire le deuxième étage de comble. Un toit à forte pente à longs-pans et croupes couvre ce corps de bâtiment.
Deux tourelles d’escalier demi hors-œuvre à pans coupés, et en pans-de-bois à hourdis enduits, permettent d’assurer la circulation entre les étages. Elles sont situées sur la façade ouest pour la première et sur la façade est pour la seconde, dans l’angle rentrant entre les deux corps de bâtiment. Les escaliers y sont éclairés au moyen de baies rampantes. Ces tourelles sont couvertes par des toitures polygonales.
L’ensemble des toits sont couronnés par de riches épis de faîtage émaillés.
Le portail d’entrée est composé d’une porte cochère et d’une porte piétonne. Il est pratiqué dans un mur de clôture en meulière. La porte cochère est couverte d’un arc segmentaire en moellons de meulière, dont la clé est ornée d’un écu d’or à une fleur de lys d’azur, une barre de gueule chargée de l’inscription « Mansion Clodoald » brochant sur le tout. L’arc segmentaire est couvert d’un arc brisé saillant sur le mur et pénétrant dans celui-ci. Le portail est surmonté d’un étage carré en pan-de-bois, percé de fenêtres à petits-carreaux et couvert d’un toit à longs-pans et croupes. Il est flanqué de deux échauguettes éclairées par des fenêtres similaires et coiffées de toits en poivrières. L’ensemble forme un petit châtelet magnifiant l’entrée de la propriété.
Les façades de la villa, caractérisées par un style néo-normand, s'inspirent manifestement des éléments de l'architecture néo-gothique. L’important recours au pan-de-bois, les éléments de décor (mouchettes, chou frisé, écu) et jusqu’à la mise en œuvre de certaines parties (tourelles d’escaliers demi-hors-œuvre, échauguettes), en sont des exemples probants.
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Murs
- brique
- pan de bois
- meulière moellon
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Toitstuile plate
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Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble, comble à surcroît
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans
- toit en pavillon
- toit polygonal
- croupe
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
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Techniques
- sculpture
- menuiserie
- mosaïque
- vitrail
- céramique
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France
- (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
Bibliographie
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Théodore LAMBERT, Répertoire de l'habitation, Paris, 1910.
Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.
Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.