Conservateur du patrimoine
- inventaire topographique
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Ayrault PhilippeAyrault PhilippeCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Saint-Cloud
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Commune
Saint-Cloud
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Lieu-dit
Montretout
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Adresse
108 boulevard de la République
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Cadastre
1987
AK
61
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Dénominationshôtel, collège
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Appellationsdit hôtel Cartier Bresson, puis collège Emile Verhaeren
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Parties constituantes non étudiéescour, parc, conciergerie, pigeonnier, étable à chevaux, remise, gymnase
Issue d’une riche famille ayant fait fortune dans l’industrie textile, Geneviève David-Mennet (1820-1901) se fait construire une grande villa sur la colline de Saint-Cloud[1] dans les années 1890 (elle n'apparaît pas sur un plan de la ville dressé en 1893). Selon un descendant de la famille, il semblerait que cette maison ait été conçue comme une habitation d’été pour Geneviève David-Mennet et ses filles. Elle reste dans la famille jusqu’à la mort de Louise Maigret, petite-fille de la commanditaire, en 1934. La villa est alors acquise par la municipalité de Saint-Cloud en 1936 pour y installer un lycée de garçons, créé le 1er août de la même année par un traité passé entre la ville et l’Etat[2]. Après des travaux d’aménagement de la villa, menés par l’architecte Pierre-Paquet[3], le lycée est inauguré le 26 septembre 1936[4]. Dès la première année, la ville anticipe l’agrandissement du lycée et le conseil municipal vote le 5 juin 1937 la construction de nouveaux bâtiments[5]. Le chantier est confié à l’architecte Jean-Pierre Paquet, fils de Pierre Paquet qui vient d’achever avec son père l’église du Sacré-Cœur de Gentilly (1936). Le projet prévoyait plusieurs corps de bâtiment successifs descendant vers la rue Armengaud en retour d’équerre par rapport à la villa[6]. Cette dernière est alors dévolue à l’administration du lycée, au bureau et à l’appartement du directeur. Pour ne pas retarder l’agrandissement du lycée, le conseil municipal choisit de n’exécuter dans un premier temps qu’une partie du projet, réservant le reste pour l’avenir. Commencés en 1938, les travaux sont interrompus par la Seconde Guerre mondiale ; le nouveau bâtiment n’en est alors qu’au gros œuvre et s’élève sur deux étages[7]. Ce n’est qu’en 1946 que le chantier peut reprendre son cours. Les lots sont adjugés une seconde fois et le lot de menuiseries métalliques est attribué à la société Borderel et Robert, dont le directeur général est le ferronnier d’art Raymond Subes (1891-1970). Une fois le bâtiment terminé en 1950, le lycée est transféré à l’Etat. En effet, par une délibération du 2 juin 1949, le conseil municipal avait voté le don du lycée de garçons à l’Etat. Ainsi seul le premier bâtiment du projet de Jean-Pierre Paquet a été réalisé. Le lycée prend le nom d’Emile Verhaeren, homme de lettres belge ayant résidé à Saint-Cloud, en 1968 et s’ouvre à la mixité en 1970[8]. Dans le prolongement de l’adjonction de 1937-1950, de nouveaux bâtiments sont construits dans les années 1990.
[1] Le Bail Emmanuelle (dir.), Eveno Anaïs, Du côté de Saint-Cloud : ville princière, royale et impériale, 2017, p. 188.
[2] Archives municipales de Saint-Cloud, 1R 21, Traité de création d’un lycée de garçons à Saint-Cloud, 1er août 1936.
[3] Archives municipales de Saint-Cloud, 25W 843, projet d’aménagement du lycée de garçons, 1936.
[4] Du côté de Saint-Cloud …, p. 188.
[5] Archives municipales de Saint-Cloud, 25W 843, Délibération du conseil municipal portant sur l’agrandissement du lycée de garçons, 5 juin 1937.
[6] Archives municipales de Saint-Cloud, 25W 844, Construction d’un lycée de garçons : plans, 1937.
[7] Archives municipales de Saint-Cloud, 25W 843, Construction d’un lycée de garçons,1935-1953.
[8] Du côté de Saint-Cloud …, p. 188.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
- Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
- Secondaire : 4e quart 20e siècle , daté par source
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Dates
- 1937, daté par source
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Auteur(s)
- Auteur :
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Auteur :
Paquet Jean-PierrePaquet Jean-PierreCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Sur une parcelle en pente, située entre le boulevard de la République et la rue Armengaud, offrant une vue sur le Bois de Boulogne et la capitale, le collège Emile-Verhaeren est composé de plusieurs bâtiments distincts, reflétant les étapes de son histoire.
L’ancienne villa David-Mennet, abritant aujourd’hui la direction et l’administration du collège, est située au centre de la parcelle, en retrait de la rue. Sur un étage de soubassement, le bâtiment s’élève sur un rez-de-chaussée, un étage carré et deux étages de comble et est couvert d’un toit brisé en ardoise. Les façades ordonnancées se déploient sur neuf travées, et sont rythmées par deux avant-corps de deux travées de largeur aux extrémités. L’ensemble est construit en briques, à l’exception du rez-de-chaussée dont la partie centrale est en pierre de taille, en bossage en table continu, et dont les avant-corps alternent horizontalement les assises de pierre de taille et de brique, les assises de pierre étant en bossage. Les baies du rez-de-chaussée du corps central sont couvertes d’arcs en plein-cintre ornés d’un mascaron. De leur côté, les baies des étages ont des encadrements harpés en bossage et certaines sont couvertes par des frontons cintrés ou triangulaires. Un perron donne accès à la porte principale, couverte d’un arc en plein-cintre surmonté d’un fronton à base interrompue, supporté par des consoles et habité par un masque de vieillard.
Au nord, en retour d’équerre par rapport à la villa, le bâtiment scolaire des années 1937-1950 s’étend dans le sens de la pente. Entièrement paré de brique, il est couvert d’un toit de tuiles à longs-pans et à croupes. Il s’élève sur un rez-de-chaussée, deux étages carrés et un étage de comble. Au rez-de-chaussée, un préau demi-hors-œuvre est ouvert sur l’extérieur par de grandes baies vitrées. Les salles de classes sont éclairées par de grandes baies oblongues, quand les espaces de circulation le sont par des oculi. La partie supérieure du bâtiment, sous le débord du toit, est vitrée sur toute la longueur de l’édifice. Le comble est également éclairé par des baies oblongues très minces. L’accès principal de ce bâtiment est situé dans sa largeur, côté rue, où une porte intégrée dans une baie vitrée monumentale permet aux collégiens d’entrer.
Les bâtiments de la campagne d’extension des années 1990 s’étagent, en descendant la pente, dans le prolongement de cet édifice.
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Murs
- brique
- calcaire
- pierre de taille
- pan de bois
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Toitstuile plate, ardoise, zinc en couverture
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Étagesétage de soubassement, 2 étages carrés, 2 étages de comble
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- terrasse
- toit à longs pans brisés
- toit en pavillon
- croupe brisée
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
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Techniques
- céramique
- sculpture
- ferronnerie
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Statut de la propriétépropriété publique
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
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- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
- (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France
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Documents d'archives
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Archives municipales, Saint-Cloud : 1R 21
Archives municipales, Saint-Cloud, 1R 21, création du lycée de garçons, 1936.
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Archives municipales, Saint-Cloud : 4M 12
Archives municipales de Saint-Cloud, 4M 12, Construction du lycée de garçons, 1934-1938.
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Archives municipales, Saint-Cloud : 25W 843
Archives municipales de Saint-Cloud, 25W 843, construction et agrandissement du lycée de garçons, 1935-1953.
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Archives municipales, Saint-Cloud : 25W 844
Archives municipales de Saint-Cloud, 25w 844, construction et agrandissement du lycée de garçons : plans, 1935-1953.
Bibliographie
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LE BAIL Emmanuelle (dir.), EVENO Anaïs, Du côté de Saint-Cloud : ville princière, royale et impériale, Saint-Cloud, 2017, p. 126-127.
Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.
Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.