Dossier d’œuvre architecture IA91001156 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Maison, 2 rue de Beauregard
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Milly-la-Forêt
  • Commune Milly-la-Forêt
  • Adresse 2 rue de Beauregard
  • Cadastre 1815 K 91  ; 2025 AR 175
  • Dénominations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    écurie, remise

Cette maison a été construite à l'extrême fin du XIXe siècle dans un quartier encore peu urbanisé. Elle fait partie des édifices privés les mieux conservés du secteur dans ses dispositions extérieures.

D’après la matrice cadastrale, la parcelle est bâtie pour la première fois à la toute fin des années 1880[1]. François Armand Louveau, épicier à Milly, y fait construire un « atelier des cires et miels » et un bâtiment abritant une « écurie, remise et chantier ». Le tout est achevé en 1889[2]. À peine dix ans plus tard il fait édifier la maison[3], dont le décor en céramique est particulièrement soigné. La tradition orale rapporte que ce décor a été déposé et mis à l’abri pendant la Seconde Guerre mondiale, puis réinstallé à l’issue du conflit.

Berthe Pauline Louveau (1870-1957), l’une des filles de François Armand Louveau et de sa femme Virginie Anastasie Huré, devient propriétaire de la maison à la fin des années 1930[4]. Un acte notarié établi en 1958 à la suite de son décès donne une description de la propriété[5] :

« Une maison bourgeoise sise à Milly, au bout de la rue du Faubourg Saint-Wulfran lieudit Beauregard, ayant entrée par le jardinet sur la rue du faubourg Saint-Wulfran par une petite porte et des grandes portes en fer.

Cette maison élevée sur cave est composée de quatre pièces à feu au rez-de-chaussée, de quatre pièces dont trois à feu au premier étage, d’une chambre mansardée et d’un grenier au deuxième étage.

Cour derrière.

Dans cette cour, à droite en entrant, une remise avec grenier au-dessus.

À gauche une écurie avec grenier au-dessus, une buanderie et cabinets d’aisances à côté ».

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[1] AD 91, 3 P 2914, Matrice des propriétés bâties, 1882, case 296.

[2] AD 91, 2 P 71, Recensement des propriétés bâties, 1835-1910.

[3] La construction est portée sur la matrice cadastrale en 1901, elle a donc sans doute été achevée en 1898 ou 1899. Cf. AD 91, 3 P 2914, Matrice des propriétés bâties, 1882, case 296.

[4] AD 91, 3 P 2915, Matrice des propriétés bâties, 1910, case 742. 

[5] Archives privées, Acte notarié enregistré à Milly le 4 février 1958 par Maître Alfred Bernard Hasle.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1898, daté par source
    • 1899, daté par source

Cette demeure, construite en retrait de la voie, est précédée par un mur de clôture surmonté d’une grille en ferronnerie, ouvert par un portillon et un portail également en ferronnerie. Les piliers qui encadrent ces ouvertures présentent une alternance de briques et de meulières.

De plan carré, la maison est dotée d’un sous-sol, d’un rez-de-chaussée surélevé, d’un étage carré et d’un comble aménagé. Sa façade principale possède trois travées, comme la façade sur jardin. Dans les deux cas, la porte occupe une position centrale et est accessible par un escalier extérieur réalisé en béton de ciment artificiel. Les encadrements des baies de la façade principale, dont les linteaux forment des arcs surbaissés, sont harpés et marqués par une alternance de pierre de taille de ton clair (ou enduit d’imitation ?) et de briques rouges et jaunes. Les claveaux situés aux extrémités des linteaux sont ornés d’un élément en céramique moulée et émaillée représentant le plus souvent un motif végétal. Les allèges des baies reçoivent un décor en céramique émaillée et non émaillée présentant des palmettes au niveau des travées latérales et une tête de lion au niveau de la travée centrale. Les fenêtres sont en outre dotées de garde-corps en ferronnerie ornés de motifs géométriques et courbes, et surmontés d’une lisse en bois. La petite baie du comble est quant à elle couronnée d’un fronton infléchi en brique. La séparation entre les différents niveaux est marquée par des bandeaux ornés de petites frises de carreaux de céramique. Celui qui marque la transition entre l’étage et le comble est en outre agrémenté d’une frise de briques formant des pyramides inversées. Les chaines d’angles sont harpées et présentent elles aussi une alternance de pierre de taille de ton clair (ou imitation) et de briques rouges et noires. La couverture, réalisée en tuiles mécaniques, possède des tuiles de rive ornementées.

À l’intérieur, le rez-de-chaussée et l’étage comprennent chacun quatre pièces réparties de part et d’autre d’un couloir central. Si le sol du rez-de-chaussée est en grande partie couvert de carreaux de ciment, celui de l’étage en revanche est constitué exclusivement de parquet à lames droites.

Les deux dépendances situées à l’arrière de la maison, de part et d’autre de la cour, présentent des modénatures en briques (encadrements des baies et chaines d’angle).

  • Murs
    • pierre moellon enduit
    • brique
  • Toits
    tuile mécanique
  • Plans
    plan carré régulier
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à deux pans
  • Typologies
    maison de ville
  • État de conservation
    bon état
  • Techniques
    • ferronnerie
    • céramique
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD 91, 3 P 2914, Matrice des propriétés bâties,1882.

    Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 3 P 2914
  • AD 91, 2 P 71, Recensement des propriétés bâties, Bulletins de renseignements modèle 11 bis concernant les maisons et usines en construction ou en reconstruction, 1835-1910.

    Archives départementales de l'Essonne, Chamarande : 2 P 71
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2026
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