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quartier de Champrosay

Dossier IA91000858 réalisé en 2005

Fiche

Á rapprocher de

Aires d'études Draveil
Adresse Commune : Draveil
Cadastre : 1983 AT, AV, AW, AX, AY

Jusqu'au XVIIIe siècle, la population de Champrosay se compose principalement de vignerons qui exploitent le vignoble garnissant les pentes du coteau parallèle à la Seine. Les abbayes parisiennes (Sainte-Geneviève, Saint-Victor), l'abbaye royale de Saint-Louis de Poissy, ainsi que l'Hôtel-Dieu de Paris y possèdent de grands domaines. Ce dernier détient aussi la ferme seigneuriale (dite de Champrosay) qui contribue au ravitaillement de l'hôpital tout en recevant des malades (via le débarcadère du port aux Malades). A partir du XVIIe siècle, quelques nobles et parlementaires parisiens y font construire leurs maisons de campagne, mais la villégiature prend son essor au XIXe siècle avec l'arrivée du chemin de fer et l'ouverture de la gare de Ris sur la ligne Paris-Orléans (1840). Des résidences sont édifiées le long du chemin de grande communication n° 29 (route de Corbeil), leurs parcs adossés à la forêt prenant la place du vignoble. Delacroix, Alphonse Daudet, Félix Nadar comptent parmi les hôtes illustres de Champrosay. Au début du XXe siècle, la plupart des grandes propriétés sont morcelées et les lotissements se multiplient jusque dans les années 80 : Clos Bonneau (1922), Clos Piquet (1924), Lander (1927-1931), Coteaux de Champrosay, etc. A la fin du XIXe siècle le développement de la tuberculose redonne à Champrosay, réputé pour air son vivifiant, une vocation d'accueil des malades : quatre établissement antituberculeux (un préventorium, un sanatorium, deux hôpitaux-sanatorium) voient le jour entre la fin du XIXe siècle et les années 1930.

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Blanc Brigitte
Brigitte Blanc

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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