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manufacture de toiles peintes, puis sucrerie, puis caserne Breton

Dossier IA77000444 réalisé en 2002

Fiche

Parties constituantes non étudiées moulin, chapelle
Dénominations usine d'impression sur étoffes, sucrerie, caserne
Aire d'étude et canton Melun - Melun nord
Hydrographies Almont L'
Adresse Commune : Melun
Adresse : place Breton
Cadastre : 1985 AM 41, 42

En 1776, le Suisse Siméon Laurent Perrenod implante une manufacture de toiles peintes le long de l'Almont, à proximité du moulin Farineau (qu'il rachète en l'an VIII). Sous l'Empire, l'établissement (alors passé sous la direction de Hurel et Beaufrère) comprend, outre la manufacture de toiles peintes, une filature hydraulique, de nombreux ateliers de tissus et une blanchisserie. En 1810, l'usine abrite 25 métiers à filer et 150 métiers à tisser, et elle emploie 365 ouvriers. En 1824, elle est rachetée par André Michon, l'entrepreneur de la maison centrale, qui procède à d'importants investissements ; il dote notamment son établissement de deux machines à vapeur et implante au sein de ses murs un orphelinat. Il construit pour les enfants une chapelle (1826), des dortoirs, des lieux clos pour les récréations, ainsi que deux bâtiments servant d'infirmerie et de chambres de punition. Il aménage en outre une entrée monumentale à sa fabrique, dont l'entrée se fait désormais par une place en demi-lune. En 1835, cette usine textile est convertie en sucrerie. Vers 1836, le moulin sur l'Almont est doté d'une nouvelle roue et à nouveau dévolu à la farine. Il est racheté en 1840 par Jean-François Duflocq. En janvier 1841, les bâtiments de l'ancienne usine, désaffectés, sont rachetés par l'Etat et transformés en caserne. En 1893, la caserne Saint-Liesne prend le nom d'un général de brigade mort pendant la guerre de Crimée : Alexandre Breton, né à Melun en 1805, tué au combat le 8 septembre 1855. Devenue cité administrative après 1945, la caserne Breton est en grande partie démolie en 1972. Le site est actuellement à l'abandon.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 19e siècle
Auteur(s) Auteur : maître d'oeuvre inconnu,
Personnalité : Perrenod Siméon Laurent, commanditaire, attribution par travaux historiques, attribution par source
Personnalité : Michon André, commanditaire, attribution par source

Les bâtiments manufacturiers ont disparu mais peuvent être restitués d'après les textes et les plans anciens. En 1830, l'entrée de l'établissement est marquée par deux pavillons hauts de deux étages. Les ateliers textiles sont situés dans un grand bâtiment de 225 pieds de long sur 34 pieds de large, renforcé par une série de contreforts. Une partie des bâtiments est disposée parallèlement à l'Almont. L'un d'eux, bordant le cours d'eau, abrite la roue hydraulique. Plus au sud s'élèvent deux corps de bâtiment en longueur, dont l'un, vers l'est, comporte trois niveaux (rez-de-chaussée, étage et comble). L'établissement comprend également un logis patronal avec jardin, ainsi qu'une chapelle liée à sa fonction d'orphelinat.

Murs pierre
brique
enduit
Étages 1 étage carré, étage de comble
États conservations détruit
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Förstel Judith
Judith Förstel

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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