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Centre paroissial Jean-XXIII, Saint-Quentin

Dossier IA02010748 inclus dans Présentation de l’œuvre de Dominique Zimbacca (1928-2011) réalisé en 2016

Fiche

Œuvres contenues

  • Mobilier du centre paroissial Jean XXIII.
Dénominations église
Aire d'étude et canton Saint-Quentin
Adresse Commune : Saint-Quentin
Adresse : avenue Robert Schumann

Il s'agit de la première réalisation de Dominique Zimbacca, pourtant son nom ne figure sur les plans extraits du permis de construire qu'au titre de collaborateur. Jean Faugeron et A.de Mot étant les seuls architectes mentionnés sur ces plans. Rappelons rapidement ici que Jean Faugeron a été dès 1953 le chef de l'atelier fréquenté par Dominique Zimbacca à l’École des beaux-arts. Jean Faugeron était également l'époux de la cousine de Zimbacca, Claude Nahas. Bien que rien n'éclaircisse les conditions de cette collaboration, ces raisons peuvent expliquer que Dominique Zimbacca se voit vu confier la réalisation de ce centre paroissial.

Le centre paroissial Jean-XXIII succède à une église provisoire construite au milieu des années 1960, dans la ZUP de l'Europe. Le Père Herman Out, curé de la paroisse d'origine hollandaise, a suivi le chantier.

Dès 1969, les plans sont publiés dans L'Architecture d'aujourd'hui, ainsi que la maquette de l'édifice.

Une restauration a eu lieu en 1982 sous la conduite de la Direction départementale de l'équipement de l'Aisne. La structure du toit en pavillon a été changé, et la charpente en bois remplacée par des pans de plexiglas. Le cuivre de la toiture a été entièrement enlevé et les fenêtres en bandeaux qui font le tour du bâtiment, initialement séparées par des tasseaux de bandeaux,sont désormais enchâssées dans des montants d'aluminium plus volumineux, ce qui a pour effet de réduire la luminosité de l'ensemble. Un incendie en 2003 a également obligé la fermeture de l'église durant presque deux ans. Enfin, en 2011, les plaques de cuivre qui recouvraient la façade ont été partiellement volées.

Mutations observées: Le verre transparent du lanternon a été remplacé par du plastique moulé. Les baies triangulaires qui éclairaient le niveau de ceinture en contrebas autour de l'espace ecclésial ont été supprimées. Cloisonnement de l'espace intérieur. Peinture des parois en béton. Ajout de sas au niveau des accès. Porte sud-ouest remplacée. Ajout de panneaux isolants dans la chapelle de semaine. Toiture partiellement remplacée par du bac-acier (angle sud-ouest). Normes de sécurité : bandes de visibilités et antidérapantes.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1969, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Zimbacca Jean-Pierre, Raymond, dit(e) Dominique
Jean-Pierre, Raymond Zimbacca , né(e) Zimbacca , dit(e) Dominique (1 mars 1928 - 4 janvier 2011)

Étudiant à l’École des Beaux-Arts à partir de 1951, Dominique Zimbacca suit les cours de l'atelier Chappey puis ceux de l'atelier de Jean Faugeron (en 1958). C'est probablement là qu'il rencontre Hervé Baley (1933-2010) avec qui il crée entre 1959 et 1960 l'Atelier d'Architecture et Aménagement. C'est dans ce cadre qu'ils réalisent une première maison à Cholet, dite maison Résibois. Leur collaboration dure quelques années, prenant le plus souvent la forme de création de mobiliers. En 1968, alors qu'Hervé Baley devient professeur à l’École spéciale d'Architecture et fonde l'atelier Sens et Espace, D. Zimbacca donne quelques conférences et fonde le groupe Art et Habitation où il dispense un enseignement informel. En 1968, il épouse Geneviève Fournier. En 1969, il est chargé de la construction du Centre Paroissial Jean XXIII à Saint Quentin (Aisne). C'est à partir des années 70 que son activité de constructeur se développe réellement tout en maintenant une intense activité de concepteur de mobilier (il collabore de façon exclusive avec deux menuisiers successivement, M.Jacobi puis Jacques Mauraisin). Il réalise sa première maison en 1979 à Corbeil-Essonnes, et l'en-tête de son papier à lettres indique alors " Dominique Zimbacca, architecte, création de maisons organiques-architecture d'intérieur-mobilier.".

1979 : Maison Michard à Corbeil-Essonnes (Essonne)

1979-81 : Mobilier de la maison Auriol (architecte Edmond Lay, né en 1930)

1982 : Inscription à l'Ordre des Architectes d'Ile-de-France

1987 : Participation au Salon de la Maison Individuelle, Palais des Congrès, Paris.

1988 : Maison Von Bredow, Yerres (Essonne) sur un terrain lui appartenant (également construction de la maison Bru et de la maison Andrès)

1989 : Maison Étienne, La Chapelle du Mont du Chat (Savoie)

1997 : Construction de sa propre maison à Tourouvre (Orne)

1999 : Mariage avec Lucienne Wack

2002 : Démission de l'Ordre des Architectes

2011 : Décès. Dominique Zimbacca est enterré à Tourouvre, aux cotés de sa première épouse Geneviève Fournier.


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Auteur : Faugeron Jean ,
Jean Faugeron (1915 - 1983)

Réalise en 1977 la Maison des Arts de Créteil.


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architecte, attribution par travaux historiques

L'édifice occupe une parcelle d’ilot, en bordure de l'avenue Robert-Schumann, une des voies principales de la ZUP de l'Europe. Implanté en fond de parcelle, sur un terrain en pente, il est précédé d'un vaste terrain enherbé et planté de conifères, parvis à partir duquel se développe le "clocher horizontal". L'édifice est conçu selon un plan centré et construit en béton banché. La charpente, en lamellé collé, est recouverte de plaques de cuivres assemblées et percée en son centre d'un lanternon surmonté d'une croix, laissant entrer la lumière dans la salle d'assemblée. Le sol de l'édifice est en béton peint.

Semi enterrée, l'église se caractérise par son horizontalité, constituée d'une succession d'empilements (différentes hauteurs de murs et de toitures se juxtaposent pour former un effet de stratification). De cet assemblage semblent émerger les uns des autres les différents volumes qui correspondent aux différents usages du bâtiment. L'architecte a fait le choix d'un clocher horizontal qui sort du bâtiment et s'élance sur le parvis.

Le plan général se caractérise par la superposition de plusieurs niveaux, chacun de forme carré. Les fonctions de l'édifice sont répartis entre le plan inférieur et le plan supérieur. Le premier niveau, dit inférieur, abrite la salle d'assemblée de plan centré et bordée de gradins qui déterminent un espace central au centre duquel se trouvent l'autel et l'ambon. Les fonts baptismaux sont placé du côté sud-est. L'accès à la salle d'assemblée se fait en descendant vers le lieu de la célébration. La liturgie est donc visible de tous les fidèles, qui sont rassemblés autour de l'officiant, et cette notion d'assemblée humaine est précisément décrite par Dominique Zimbacca : "Cet agencement souligne l'importance de Pacte du partage du pain"( Dominique Zimbacca, "Centre Jean XXIII", Architecture, n°403, juin 1977, pp.14-17).

Le niveau bas est actuellement dédié au catéchisme et aux activités (est, sud et ouest), sacristie, sanitaires, chapelle de semaine (au nord). La chapelle de semaine dispose de deux accès extérieurs (actuellement non utilisés) et deux accès intérieurs.

Murs béton béton précontraint
cuivre
Plans plan centré
Étages étage de soubassement
Couvertures
Statut de la propriété propriété d'une association diocésaine

Annexes

  • L'Architecture d'aujourd'hui, juin-juillet 1969

    D.Zimbacca, "Centre paroissial Jean XXIII", L'Architecture d'aujourd'hui, juin-juillet 1969, n°144, p.74

    " Sous l'angle humain, le temple peut être compris par l'architecte comme le lieu d'assemblée d'une communauté religieuse, pour le fidèle, il est le lieu d'un moment sacré dans la vie profane, le moment d'une rupture. Le clocher est un signal qui oriente le regard et la marche: dans la silhouette horizontale du village, le clocher était une verticale; destinée à être construite dans un ensemble d'immeubles hauts et de tours, l'église est ici horizontale ainsi que son clocher qui s'élance du parvis.

    Dans la nouvelle ville, l'habitation est élevée; il faut y monter: le sanctuaire sera creux, il faudra y descendre.

    Le mur vertical, élément d'isolation, de séparation, symbole de l'enclos et de la propriété est banni.

    Le seul élément vertical est la droite virtuelle qui traverse le volume de l'assemblée, de la croix à l'autel, de l'autel au baptistère qui, situé au plus profond de l'église, sera visible de la salle.

    Le talus qui entoure et protège l'assemblée contient les chapelles, les salles de patronages et les services annexes."

Références documentaires

Documents d'archives
Bibliographie
  • TISSOT Ambre. Dominique Zimbacca. Un architecte organicien dans la seconde moitié du XXe siècle. Mémoire d'étude de l’École du Louvre, sous la direction d'Alice Thomine-Berrada, conservateur en chef au Musée d'Orsay, mai 2017.

    p.21, 25, 30, 32, pl. I-IV, notice I
Périodiques
  • Dominique Zimbacca, "Centre Jean XXIII", Architecture, n°403, juin 1977,

    p.14-17
  • L'Architecture d'aujourd'hui, n°144, juin-juillet 1969, pp.74-75.

    p.74-75
  • Zimbacca D., "Centre Jean XXIII", Architecture, n°403, juin 1977, p.14-17

    p.14-17
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Sol Anne-Laure
Anne-Laure Sol

Conservateur du patrimoine, service Patrimoines et Inventaire, Région Ile-de-France.


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- Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Conservatrice du patrimoine, directrice du service Inventaire, Région Hauts-de-France.


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