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cathédrale Saint-Etienne

verrière haute axiale (baie 200)

Dossier IM77000292 réalisé en 2008

Fiche

La cathédrale de Meaux conserve peu de vitraux anciens. La majeure partie des panneaux médiévaux aujourd'hui visibles dans l'édifice se trouve dans les fenêtres hautes du sanctuaire. La verrière de la baie axiale (baie 200), qui représente la Crucifixion, la lapidation de saint Etienne et un saint évêque, probablement saint Denis, est la plus remarquable, avec ses panneaux polychromes figuratifs, datant de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. Cette verrière centrale est entourée d'autres vitraux dont certains panneaux sont également anciens, mais ce sont de simples panneaux de verre incolore peints à la grisaille, avec quelques touches colorées dans les filets et les fermaillets (baies 201, 202, 203 et 204). Il est possible que cette alternance de verrières polychromes et de grisailles ornementales reflète le parti originel de l'édifice. On sait par ailleurs, grâce à des textes du XVIIIe siècle, que la baie 201, à gauche de la verrière axiale, comportait à cette époque des armoiries, aujourd'hui disparues.

Dénominations verrière
Numérotation artificielle 200
Aire d'étude et canton Meaux
Adresse Commune : Meaux
Emplacement dans l'édifice fenêtre haute du rond-point
baie 100

La fenêtre haute qui marque l'axe de la cathédrale, au-dessus du sanctuaire, est ornée d'un vitrail datant de la fin du XIIIe-début du XIVe siècle, qui constitue l'un des rares vitraux figuratifs anciens de la cathédrale de Meaux. Cette verrière est encadrée par des grisailles ornementales qui sont elles aussi en partie médiévales. L'ensemble de ces verrières a été fortement restauré en 1912 par le peintre verrier parisien Henri Carot. La verrière axiale a alors été partiellement recomposée. Si l'on se fonde sur la description de Toussaints du Plessis en 1731, elle présentait à cette époque la Crucifixion dans la lancette droite, tandis que l'autre lancette abritait la Sainte Trinité et, au-dessous, saint Pierre avec ses clés. Le témoignage du baron de Guilhermy montre par ailleurs que vers le milieu du XIXe siècle, la petite rose au sommet de la verrière était plus ornée : outre le Christ, on y voyait aussi le Soleil et la Lune, ainsi que la résurrection des morts, deux saints et des colombes. La verrière actuelle résulte donc d'un remontage de panneaux provenant d'autres fenêtres, et dont les figures ont dû être recoupées pour s'ajuster à leur nouvel emplacement. Le saint Denis de la lancette de droite provient vraisemblablement du bras sud du transept. Quant aux verrières ornementales qui encadrent la baie d'axe, elles remploient des fragments déposés par le verrier Leprévost vers 1885, lors de la restauration du choeur.

Période(s) Principale : limite 13e siècle 14e siècle , daté par travaux historiques , (?)

Les baies hautes de l'hémicycle se composent de deux lancettes dont l'arc est trilobé, et d'un oculus à six lobes. Seule la baie axiale est ornée de verrières polychromes et figuratives. Les baies voisines présentent un décor de verre blanc, rehaussé de quelques points de couleur ; sur le verre sont peints à la grisaille des motifs végétaux (lierre et feuilles arrondies).

Catégories vitrail
Structures lancette, 2 oculus de réseau
Matériaux verre, polychrome, grisaille sur verre
Précision dimensions

h = 680 ; la = 270

Iconographies saint Denis : décollation
saint Denis, en pied, ang, ?)
saint Etienne : lapidation
crucifixion : Vierge, saint Jean, Christ, ange, encensoir
Christ juge
rinceaux, acanthes, à rosace
Précision représentations

Sur la lancette de gauche est représentée en bas la lapidation de saint Etienne, en haut la crucifixion surmontée de deux anges thuriféraires. En bas de la lancette de droite se trouve la décollation d'un saint évêque, probablement saint Denis. Au-dessus est figuré un évêque en pied, placé entre deux colonnes jumelées, et surmonté de 2 anges. Chaque lancette est entourée d'un rinceau d'acanthes et le soubassement est décoré de rosaces. Au dessus des lancettes, dans l'oculus, le Christ juge trône sur un arc-en-ciel.

États conservations oeuvre restaurée
Précision état de conservation

La verrière axiale (et ses voisines) a été très restaurée en 1910-1912 par Henri Carot, sous la direction de l'architecte Jules Formigé. Carot a alors remployé (par exemple pour les bordures) des morceaux anciens, provenaient d'autres endroits de la cathédrale, notamment de la grande baie du bras sud du transept dont les verrières avaient été déposées lors des travaux de restauration engagés en 1883. Les verrières ont par ailleurs fait l'objet d'une intervention récente (2008) par l'atelier VitrailFrance au Mans. A cette occasion, la critique d'authenticité a montré que ans la baie axiale, le saint évêque et la scène de décollation de la lancette droite, ainsi que la Vierge dans la lancette gauche, sont en majeure partie constitués de verres anciens. Le soubassement, les anges, saint Jean, le Christ en croix contiennent en revanche beaucoup d'adjonctions modernes. La restauration de 2008 a conduit à la réfection de l'entourage du Christ juge, qui appartenait à un autre ensemble.

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections classé au titre immeuble, 1840
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil général de Seine-et-Marne - Förstel Judith
Judith Förstel

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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- Malherbe Virginie