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les moulins de Melun

Dossier IA77000600 réalisé en 2005
Aires d'études Melun
Dénominations moulin
Adresse Commune : Melun

Depuis le Moyen Age, Melun joue un rôle important dans l'approvisionnement de Paris en blé : au coeur des terres céréalières de la Brie et du Gâtinais, c'est le port d'où partent les chargements vers la capitale. Aussi, de nombreux moulins ont-il existé à Melun, pour la plupart des moulins à eau, implantés sur la Seine ou sur la petite rivière d'Almont. Au Moyen Age, il existait cinq moulins sur le pont franchissant le bras sud de la Seine (d'où son appellation de pont-aux-moulins). Ces moulins appartenaient aux principales institutions religieuses de Melun (collégiale Notre-Dame, abbaye Saint-Père, commanderie des Hospitaliers) ou des environs (abbaye de Barbeau, Templiers). Ils étaient régulièrement détruits, notamment par les débâcles, et reconstruits. Deux d'entre eux, le moulin de l'Oiselet et le moulin de Saint-Nicolas, subsistèrent jusqu'à la destruction du pont médiéval en 1837. A compter de cette date, il n'y eut plus de moulin sur les ponts de la Seine, ainsi libérée pour la navigation. Outre les moulins installés sur le pont sud, la Seine entraînait également des installations fixées sur ses rives, comme le moulin Saint-Sauveur (IA77000446). Dans la première moitié du 19e siècle existaient aussi des moulins sur bateaux : un sur le grand bras, le moulin Landry (an VIII-1839), et plusieurs sur le petit bras, notamment le moulin Bicheret et le moulin Lejeune. Enfin, d'autres moulins furent édifiés dès le Moyen Age le long d'un petit affluent de la Seine : l'Almont. Le roi possédait ainsi trois moulins dans le hameau du même nom, aujourd'hui englobé dans la ville de Melun, et surtout un important moulin banal nommé Moulin de Poignet (IA77000507). Un autre moulin, dit moulin Farineau, s'élevait sur la rive gauche de l'Almont et servit un temps à entraîner les machines de la manufacture de toiles peintes (IA77000444) avant de retrouver sa fonction meunière. D'autre part, si l'énergie hydraulique est de loin la principale source utilisée à Melun, on a toutefois quelques mentions de moulins à vent : ainsi à la fin du 18e siècle, pour un moulin sis dans la partie nord-est de la ville, près du cimetière Saint-Aspais. A la fin du 19e siècle, cette meunerie artisanale a peu à peu été supplantée par une minoterie de type industriel, implantée sur l'île Saint-Etienne. L'activité meunière a perduré jusqu'à l'extrême fin du 20e siècle, avec les Moulins de Melun (IA77000433). Aujourd'hui, il ne demeure plus aucun moulin à Melun, mais on perçoit encore les vestiges de leur présence dans l'aménagement de l'Almont.

Période(s) Principale : 12e siècle
Principale : 13e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Plusieurs types de moulins hydrauliques ont été construits à Melun, notamment des moulins pendants comme le moulin Saint-Sauveur (étudié) et des moulins sur bateaux. Ces différents types de moulins sont connus par l'iconographie ancienne, mais ont tous disparus dans le courant du 19e siècle.

Murs bois
calcaire
pan de bois
moellon
Décompte des œuvres repérés 14
étudiés 3
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Förstel Judith
Judith Förstel

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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