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Hôtel Vendôme

Dossier IA78002191 inclus dans Centre ville réalisé en 2017

Fiche

Appellations hôtel Lecomte
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Mantes-la-Jolie
Adresse Commune : Mantes-la-Jolie
Adresse : 10 rue Baudin
Cadastre : 2014 AH 510-461
Précisions

Le nom de l'hôtel est dû au sieur de Vendôme, receveur des tailles, à qui il appartenait lorsque la régente Anne d'Autriche vînt à Mantes avec Louis XIV en 1646. La chronique locale précise qu'ils furent logés rue aux Pois, dans trois maisons appartenant au sieur de Vendôme, à la veuve Lenoir et à M. de Boismont. L'édifice actuel est postérieur à cette date. Présent sur le cadastre napoléonien de 1810, il appartient alors à René Lecomte, marchand épicier à Mantes qui l'a acquis de la veuve Lemoine, propriétaire à Limay. Cette acquisition s'est faite par voie d'enchères publiques à la suite d'une saisie de la maison le 2 octobre 1812. En 1826, le bâtiment fut acheté par le diocèse pour y installer "une école ecclésiastique secondaire" dite aussi petit séminaire. Puis dans les années 1840 une maison d'éducation, l'Institut de l'abbé Rousseau.Ce qui confirme le recensement de 1846 qui signale la présence de Faustin Rousseau, prêtre, et de 6 professeurs rue aux Pois. En 1856, Casimir Rousseau déclare la construction nouvelle d'un bâtiment sur la parcelle A 401, c'est-à-dire au delà de la rue Gâte-Vigne. Ce sont les bâtiments photographiés en 1977, 22 rue Gâte-Vigne, et détruits depuis. L'établissement disparut en 1886 puis une une distillerie y fut installée par M. Lefebvre Safly. Elle est mentionnée dans l'annuaire de Seine-et-Oise pour l'année 1911. Elle fonctionna jusqu'en 1944. C 'est aujourd'hui une copropriété.

Période(s) Principale : 1er quart 18e siècle , (?)

L'hôtel, entre cour et jardin, est composé d’un bâtiment principal avec une aile en retour à l’avant. On accède à la cour par une porte cochère. Le bâtiment est élevé d’un étage carré et d’un étage de comble dont la couverture, à égouts retroussés, est en tuiles plates. Les baies sont inchangées. Il est construit en pierre de taille et comporte un bandeau mouluré. La façade est organisée autour d’un avant corps central surmonté d’un fronton. Des tables rentrantes de faible épaisseur sont placées dans les trumeaux. L’aile en retour comportait deux remises non fermées et deux croisées ornées chacune d’un mascaron. Elle a été transformée depuis et son état actuel révèle deux étapes de transformations : tout d’abord la création à la place de l’ouverture d’une remise de deux baies qui ont ensuite étaient modifiées comme le montre le linteau de bois et le décentrement des baies par rapport aux arcs. Il est à souligner que le PV de 1812 ne signale que deux têtes sculptées alors qu’elles sont aujourd’hui au nombre de cinq.

Sur la façade postérieure du bâtiment principal, on retrouve la composition symétrique autour de l’avant-corps avec fronton. L’aile en retour a conservé la même volumétrie. A l’intérieur, le vestibule central donne sur l'escalier principal qui dessert l'étage. Il est suspendu, à rampe en ferronnerie. Un autre escalier montant de fond se trouve dans l'autre entrée du bâtiment. Il était à balustres de bois comme le montrent les photographies de 1977 mais les balustres ont été refaits depuis.

On accède aux caves du bâtiment principal par un escalier se trouvant sous l'escalier principal. Il descend très profondément puisqu'il est composé de trois volées de 7, 9 et 20 marches. Les caves servaient notamment à entreposer du vin qui était descendu dans des futs comme le prouve l'anneau où passaient les cordes qui les retenaient et l'usure du mur à leur emplacement.

Le domaine comportait aussi une basse-cour qui donnait par une porte sur la rue aux Poix et communiquait avec la cour d'entrée par l'une des deux remises. Par ailleurs un terrain de l'autre côté de la rue Gâte-Vigne (A 401 sur le cadastre napoléonien) est décrit comme un jardin clos de murs dans lequel a été construit un bâtiment en 1856 détruit depuis. Et enfin un autre terrain de 20 mètres de long " formant avenue " donnait sur un chemin (A 430).

Murs calcaire pierre de taille
Toit tuile plate
Plans plan régulier en L
Étages 1 étage carré, étage de comble, sous-sol
Couvrements voûte en berceau
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans brisés
Escaliers escalier intérieur, escalier tournant à retours avec jour, suspendu
Techniques sculpture
ferronnerie
Représentations tête d'homme ornement géométrique

Annexes

  • Vente d'une maison entre cour et jardin rue aux Pois. 10Q1 185

    L’extérieur de cette maison sur la rue présente une porte batarde conduisant à une basse cour, le bout de l’aile du bâtiment dans lequel sont au rez-de-chaussée deux fausses croisées, au premier étage une fausse croisée et une autre croisée à moitié bouchée, et au second une fenêtre de grenier en mansarde fermée par des contrevents.Un mur de cloture dans lequel se trouve une grande porte cochère servant d’entrée.

    La dite maison est entre cour et jardin. Elle a son entrée par une grande porte cochère, cour pavée ensuite à droite de la porte d’entrée est un petit bâtiment couvert en ardoise, servant de logement de portier, ayant trois croisées sur la cour, une porte d’entrée à deux battants à laquelle on monte par deux marches en pierre de taille.Ce petit batiment renferme une chambre à feu et deux petits cabinets au rez-de-chaussée, grenier au dessus. Au fond de ladite cour est un batiment avec une aile en retour qui vient rejoindre la rue du côté gauche en entrant par la porte cochère.Il présente à l’extérieur du coté de la cour un rez-de-chaussée et deux étages au dessus dont le second étage est en mansarde.On voit au rez-de-chaussée du bâtiment principal en face de la porte cochère, deux portes d’entrée à deux battants avec imposte au dessus à chacune desquelles on arrive par trois marches en pierre, trois grandes croisées.Le premier étage offre cinq croisées dont celle du milieu a un grand balcon en fer et s’ouvre en forme de porte avec imposte au dessus.Au second étage, deux fenêtres en mansardes et un œil de bœuf au milieu.Chacune des fenêtres et portes du rez-de-chaussée est ornée d’une tête sculptée en pierre.Le fronton dudit batiment est aussi orné de tête et autres moulures sculptées.L’aile dudit bâtiment présente au rez-de-chaussée deux remises non fermées et dont une a une sortie dans le passage de la basse-cour par une porte à deux battants.Deux croisées ornées chacune d’une tête en sculpture ; au premier étage cinq fenêtres et au second étage deux fenêtres en mansarde et un œil de bœuf au milieu. Ces bâtiments sont couverts en tuile dans ladite cour et près les remises susdites est une loge à chien construite en pierre et couverte en thuile.

    L’intérieur des dits bâtiments du côté du jardin présente un corps de logis principal avec une aile à gauche en sortant d’icelui.Le batiment principal au rez-de-chaussée une porte à deux battants donnant sur le vestibule, quatre fenêtres fermées par des contrevents, au premier cinq fenêtres avec chacune un balcon de fer et fermant à l’aide de persiennes. Au second étage deux fenêtres en mansarde et un œil de bœuf. L’aile dudit bâtiment a au rez-de-chaussée une porte à deux battants et deux fenêtres, au premier étage trois fenêtres et au deuxième étage une fenêtre en mansarde fermant par un contrevent percé de deux trous avec carreaux de verre. Chacune des portes et fenêtres du rez-de-chaussée tant de la dite aile que du bâtiment principal est orné d’une tête en sculpture. Le fronton est aussi orné de tête et moulure en sculpture.

    Ladite maison est composée au rez-de-chaussée d’un vestibule, un grand escallier conduisant au premier étage, autre escalier dessous pour descendre à la cave qui est sous ledit batiment, une salle boisée dans toute la hauteur avec deux armoires et buffet et placard, un salon, un cabinet, une salle de bain à cheminée, une autre pièce à cheminée, grande cuisine, laverie, garde-manger, office, un autre escaliier montant de fond en comble, deux remises sous lesquelles sont deux autres caves ayant leur entrée par le passage de la basse cour, à l’entresol sur le grand escalier une chambre de domestique.Au premier étage un antichambre, un salon parqueté et boisé avec cheminée en marbre d’Italie. Dans ce salon sont trois glaces qui sont immeubles par destination, l’une étant sur la cheminée a un mètre quarante huit centimètres de hauteur sur un mètre huit centimètres de largeur, les deux autres glaces sont de trois morceaux chacune. A chacune de ces glaces le premier morceau est de quatre vingt dix sept centimètres de haut, le second de soixante cinq centimètres de haut, le troisième morceau de trente huit centimètres de haut, et tous les dits morceaux de glaces ont soixante neuf centimètres de large.Un boudoir avec lambris à hauteur d’appui, une chambre à cheminée avec chambranle de marbre noir et blanc carrelé et boisé dans toute la hauteur dans laquelle chambre sont deux glaces qui sont immeubles par destination l’une sur la cheminée est en deux morceaux dont l’un a quatre vingt quatre centimètres de haut, l’autre cinquante un centimètres de haut et tous deux soixante dix centimètres d elarge, la seconde entre les croisées est en trois morceaux qui ont chacun soixante dix huit centimètres de haut sur soixante cinq de large, une autre chambre à cheminée avec lambris à hauteur d’appui.Un corridor dans lequel sont des lieux à l’anglaise, une garde robe, une petite chambre une autre chambre à cehminée avec chambranle de pierre et tablette de marbre gris surlaquelle cheminée est une glace en deux morceaux qui est immeuble par destination, dont l’une a soixante douze centimètres d ehaut, l’autre quarante six centièmtres d ehaut toutes deux soixante deux centimètres de large deux armoires et un lambris.Un antichambre avec niche à poêle et une armoire en placard, une chambre sans cheminée une garde robe une chambre à coucher à cheminée avec chambralne en marbre d’Italie et lambris d’appui sur la cheminée est une glace dans la boiserie laquelle est immeuble par destination elle est d’un seul morceau portant quatre vingt dix neuf centimètres de haut sur soixante douze centimètres de large elle paroit avoir été rayée au diamant en trois endroits.Ensuite un cabinet de toilette et un arrière cabinet avec une armoire en placard, à l’entresol au dessus du premier étage un fruitier.Au second étage dans les mansardes cinq chambres à feu, un grand cabinet deux cabinets de garde-robe, un cabinet d’aisance, un grenier deux autres greniers un grenier régnant sur lesdites mansardes.

    Un jardin clos de murs ensuite des dits bâtiments ayant sortie par une petite porte sur la rue Gate-Vigne, planté d’arbrisseaux d’agrément garni de treillage au pourtour, avec arbres à fruits et vigne en espallier, dans lequel est un cabinet d’aisance, quatre cabinets à côté, vollière au dessus, le tout couvert en tuille, une pierre pour recevoir l’eau avec une conduite en plomb.Sur le côté desdits batiments au midi est une basse-cour ayant passage le long des bâtiments et sortie sur la rue aux Pois ou se trouve un hangard servant de bucher, un cabinet d’aisance, un petit poulailler, couvert en tuile avec grande écurie sur laquelle est une chambre de domestique.Le tout contenant en superficie environ quinze ares et tenant d’un bout par devany la rue aux pois, d’autre bout ladite rue Gate Vigne, d’un côté au midi le sieur Tessier marchand et le sieur Racine maitre de Poste demeurant à mantes et d’autre costé monsieur Cheddé demeurant à Mantes.

    Secundo un jardin clos de murs scis en ladite commune de Mantes, rue Gate Vigne contenant en superficie environ cinq ares plantés d’arbres fruitiers tant en plein vent qu’en espallier et garni de treillage au pourtour avec un bassin en pierre de taille, au milieu et conduite en plomb pour y amener l’eau, tenant d’un bout la rue de la Gate Vigne, d’autre bout la terre ci après avec lequel il communique par une porte, d’un côté au midi le sieur Serre, père, Vigneron demeurant à Mantes, d’autre côté la veuve Volland demeurant à Mantes.

    Tertio un terrain d’environ 20 mètres de long formant avenue contenant en superficie environ dix ares plantés dans toute sa longueur de deux rangs de tilleuls, clos de murs dans une longueur d’environ vingt mètres vers le mur qui touche au jardin ci-dessus décrit, le surplus clos de haut vive et fermé d’une barrière en bois. L’autre bout du côté du chemin, haye vive et petit bosquet de noisetier, lilas et autres arbres dans une partie de la longueur tenant d’un bout le jardin ci-dessus, d’autre bout le chemin d’un côté Monsieur Decrusy et d’autre coté Martin Belhomme demeurant à Mantes.Les dites maisons, batiments, cour, jardin et terrain planté de tilleuls sont occupés par les demoiselles Elisabeth Françoise Bourgeois dite des Mousseaux et Elisabeth Françoise Bourgeois dite de Beynes demeurant à mantes qui en sont locataires.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Yvelines. 3 P3 1351. Mantes-la-Jolie, matrice de la contribution foncière (propriétés bâties), 1813.

  • AD Yvelines. 3 P3 1354. Mantes-la-Jolie, état de sections des propriétés bâties et non bâties, 1811-1812.

  • AD Yvelines. 10 Q1 185. Volume 58, article 46

Bibliographie
  • CREDOP, Richesses d'art et architecture du Mantois, Catalogue d'exposition, Mantes, CREDOP, 1978

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Bussière Roselyne
Roselyne Bussière

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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