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Héricy - forge, puis usine de serrurerie et usine de construction métallique Lebrun, actuellement logement

Dossier IA77000726 réalisé en 2009

Fiche

Appellations Lebrun
Destinations logement
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, cour
Dénominations forge, usine de serrurerie, usine de construction métallique
Aire d'étude et canton Seine-et-Marne - Fontainebleau
Adresse Commune : Héricy
Lieu-dit : hameau de La Brosse
Adresse : 45 rue Paul-Allaine
Cadastre : 2007 F 1534, 1554
Précisions oeuvre située en partie sur la commune Vulaines-sur-Seine

Une forge appartenant à la famille Lebrun est attestée dans le hameau de La Brosse dès les années 1880. A cette époque, elle possède également un local dans le centre de Vulaines-sur-Seine utilisé comme entrepôt (et magasin ?). Au début du siècle suivant, l'activité initiale de maréchalerie s'étend à d'autres productions métalliques et l'atelier « Lebrun Fils », devenu maréchalerie-serrurerie, propose des « ferrures à l'anglaise et à la française, quincaillerie, grillages et fil de fer ». Une facture de l'époque montre que l'atelier répond encore à la demande des agriculteurs de ferrer boeufs et chevaux mais fournit également des cercles métalliques pour les cuves, nombreuses dans cette région viticole. Durant l'entre-deux-guerres, les ateliers Lebrun Fils se spécialisent également dans la construction de voitures et de machines agricoles, en particulier dans les travaux de charronerie. L'activité prend fin dans les années 1960. Les différents bâtiments ont été reconvertis en logements. La forge était alimentée au charbon. Un soufflet à piston permettait d'attiser le foyer par apport régulier d'air. Au cours de la première moitié du 20e siècle, l'atelier employait 5 à 6 ouvriers.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source

Les ateliers Lebrun occupaient plusieurs bâtiments répartis autour d'une cour, à la fois espace de travail et lieu de stockage des matières premières et des produits finis (cornières). Construits sur le même modèle, leur ossature, en bois et en métal, avec un remplissage en brique, supportaient un toit à deux pans recouvert de tuiles. Dans sa longueur, la cour était bordée par les trois pignons accolés des halles rectangulaires abritant les ateliers. L'activité était répartie sur deux niveaux : le premier, éclairé par de larges baies rectangulaires, abritait l'espace de forge et l'étage de comble, accessible notamment par une porte haute percée dans le pignon, était réservé au stockage. A l'époque de l'activité, l'une des constructions légères occupant la cour desservait la porte haute de la nef septentrionale. Le pignon d'un quatrième bâtiment fermait la cour sur son côté nord. Son premier niveau était largement ouvert afin d'en permettre l'accès aux véhicules. Les ateliers de forge étaient équipés de soufflet mécanique dont l'un a été conservé lors de la reconversion d'une des halles en logement. Ce soufflet à piston, composé de deux cylindres métalliques, était actionné depuis le foyer de forge par un système de tringles encore visible.

Murs bois
brique
métal
Toit tuile mécanique, tuile plate
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvrements
Couvertures toit à longs pans
Énergies énergie thermique
États conservations restauré, établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil général de Seine-et-Marne - Caliste Lisa
Lisa Caliste

Chargée de mission, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire, de 2009 à 2010.


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