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faubourgs de la rive droite

Dossier IA77000711 réalisé en 2007
Appellations de la rive droite
Dénominations faubourg
Aire d'étude et canton Melun
Adresse Commune : Melun

Au-delà de l'enceinte du 13e siècle, la rive droite compte trois faubourgs habités dès le Moyen Age. A l'ouest s'étend le faubourg Saint-Barthélemy, qui se développe autour de l'abbaye Saint-Père (présente au moins depuis l'époque carolingienne). A l'est, se trouve le faubourg Saint-Liesne, avec son église paroissiale remontant aux temps mérovingiens. Au nord enfin, le quartier des Carmes est un important lieu de marché au 13e siècle avant d'accueillir un couvent de Carmes au début du 15e siècle. Ces trois faubourgs furent régulièrement victimes d'incendies, notamment à la fin du 16e siècle. Ils restent néanmoins toujours habités, contrairement à la rive sud qui ne connaît pas d'urbanisation sous l'Ancien Régime. Au 19e siècle, ces faubourgs se développent encore avec la création de nouvelles rues, comme la rue Louviot (ancien lotissement Charles X) ou plus tard les rues Crévoulin et Delaunoy. Le faubourg Saint-Liesne est alors la principale zone d'activités industrielles et artisanales de Melun, avec des fabriques textiles au début du 19e siècle, puis un ensemble de petites entreprises (brasserie, tuileries...) présentes jusqu'à la montée en puissance de la rive sud, à la suite de l'arrivée du chemin de fer. Au 20e siècle, l'extension de la ville se poursuit dans ce secteur. Des lotissements sont implantés sur le plateau nord dès l'entre-deux-guerres. Le mouvement se poursuit dans la 2e moitié du 20e siècle, avec la construction des grands ensembles à la périphérie nord de la ville.

Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : 17e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Auteur(s) Auteur : maître d'oeuvre inconnu,

Ces trois faubourgs occupent le coteau assez abrupt qui borde la vallée de la Seine au nord. Ils sont irrigués chacun par un axe routier : la rue Saint-Barthélemy, la rue du Général de Gaulle et la rue Saint-Liesne. La densité du bâti y est bien sûr moins grande que dans la paroisse Saint-Aspais : de nombreuses maisons disposent d'un jardin, généralement en fond de parcelle pour le bâti antérieur au 20e siècle. Il faut mettre à part le cas exceptionnel de la préfecture, dont les jardins occupent une très vaste emprise au sud-ouest de la ville, héritage du parc de l'ancienne abbaye Saint-Père.

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Förstel Judith
Judith Förstel

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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