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établissement thermal

Dossier IA95000376 réalisé en 2006

Fiche

Parties constituantes non étudiées jardin d'agrément, kiosque, logement, restaurant, hôtel
Dénominations établissement thermal
Aire d'étude et canton Enghien-les-Bains
Adresse Commune : Enghien-les-Bains
Adresse : 87 rue du Général de Gaulle , rue de Malleville
Cadastre : 1995 AE 335, 364

Les premiers bâtiments thermaux dits Bains d'Enghien, sont tout d'abord construits à l'initiative de Mme Gautier vers 1811, puis modifiés et agrandi sen 1821 pour Péligot par l'architecte Rohaut de Fleury qui dessine également un nouveau parc. Une description dans l'ouvrage De la Vallée (1856) vante les beaux parterres, les 200 croisées qui avec les portes, balustrades et persiennes sont peintes en blanc donnant à l'établissement quelque chose de l'aspect d'un coquet couvent de nonnes. Cette architecture simple, dont la référence est celle de Durand, professeur de l'École polytechnique, est à l'image des bâtiments thermaux et balnéaires de la période. La partie médicale comprenait 36 baignoires pour les bains minéraux ordinaires, 8 à 10 chambres pour les douches minérales et un établissement particulier pour les bains d'eau naturelle. Les guides signalent également 60 lits de maître dans des appartements qu'ils constatent tantôt trop exposés à la chaleur ou au froid en raison du peu d'épaisseur des murs, ce qui laisse supposer le caractère assez léger de la construction. Les sources se situaient dans des pavillons rustiques couverts de chaume. L'établissement possédait une chapelle qui, en raison du caractère saisonnier de l'établissement, faisait chaque année l'objet d'une nouvelle bénédiction. En 1849, l'architecte ingénieur Janiaud construit une nouvelle tour réservoir. En 1864, les ingénieurs parisiens Bouillon et Muller en accord avec Jean Jules François, inspecteur des eaux minérales de France, construisent Le grand établissement des bains, sur le côté droit du premier établissement, et l'on considère alors cet agrandissement comme un modèle du genre autant pour son architecture que pour la modernité de ses équipements médicaux. Les premiers bâtiments thermaux sont en grande partie conservés, seule l'aile droite a été détruite pour dégager l'espace où est implanté le nouvel établissement. Le reste de l'édifice devient alors l'hôtel-restaurant des Bains. À cette occasion, les trois pavillons de la grande façade sur rue sont couronnés de frontons ornés de sculptures et, dans la partie centrale, des armoiries et de la devise d'Enghien Dant robur virtutemque fontes, les sources donnent la force et le courage. Cabinets hydrofères ou bains de poussière d'eau, bains électriques, douches du type Enghien, bains russes, douche type Bourbonne, bains d'immersion, douches ascendantes, bains de siège, la palette des soins proposés dans ce nouvel établissement est large. Les bâtiments seront détruits à l'occasion de la construction d'un nouvel établissement thermal en 1934 et le bâtiment le plus ancien subsistera jusqu'en 1949, date à laquelle un nouvel hôtel prend sa place.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1811, daté par source
1821, daté par source
1849, daté par source
1864, daté par source
Auteur(s) Auteur : Rohault de Fleury, architecte, attribution par source
Auteur : Bouillon et Muller, ingénieur, attribution par source
Auteur : Janiaud, ingénieur, attribution par source
Auteur : Meuse, peintre, attribution par source

Le premier bâtiment, face au lac, alors en pleine campagne, présentait un plan en U cantonné de trois grands corps de bâtiments d'un étage avec, dans l'axe central, un bâtiment perpendiculaire. La façade principale, symétrique, d'une composition ternaire, était largement ouverte par de grandes baies. Sur la cour, l'étage, réservé aux femmes, était desservi par des galeries de circulation couvertes, donnant sur un jardin régulier terminé en exèdre et orné d'un jet d'eau. La machinerie pour faire monter les eaux dans le réservoir était disposée sur le côté, dans une tour carrée surmontée d'une loggia formant belvédère. Dans le second bâtiment, les ingénieurs architectes Bouillon et Muller utilisent les dernières techniques industrielles de mise en œuvre, telles les charpentes métalliques et le béton selon le procédé Coignet. La distribution des lieux de soins et d'accueil est symétrique, à gauche réservée aux hommes et à droite aux femmes. L'entrée à pans coupés est surmontée de la tour-réservoir. À l'arrière se trouve la piscine, celle qui manquait à l'établissement précédent. La description du bâtiment a été publiée en 1868 à Vichy dans un opuscule sur la station : En entrant se trouvent le guichet du receveur, le cabinet du médecin inspecteur, les salons de consultation pour les médecins de Paris et les médecins étrangers [...] meublés avec élégance. L'espace cité comme le plus prestigieux pour son luxe et sa qualité architecturale est la grande salle de respiration. Couverte d'une verrière supportée par des colonnes de fonte, elle était décorée dans un style égyptien par le peintre Meuse. Ce parti décoratif, sans doute inspiré par la présence à l'étage de bains égyptiens est aussi variante de l'orientalisme qui, moins fréquente que le style hispano-mauresque, est présent dans d'autres établissements thermaux. Fleurs, palmiers et fontaines à eaux sulfureuses jaillissantes faisaient du lieu une véritable oasis transformée en vaste promenoir les jours de mauvais temps. Autour de la salle, sont disposées quarante cabines de douche et bain précédés de leur vestiaire ouvrant à l'étage sur une coursive.

Murs brique
calcaire
fonte
pierre
béton
métal
enduit
moellon
Toit ardoise, tuile mécanique, verre en couverture
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvertures toit conique
toit à longs pans
toit à longs pans brisés
noue
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours avec jour
escalier dans-oeuvre, escalier en vis sans jour
États conservations détruit
Techniques peinture
fonderie
sculpture

Annexes

  • Enghien, établissement thermal. Sources et bibliographie

    Ouvrage

    Grand établissement thermal d'Enghien, guide du baigneur. Paris: Impr. de Wiesener. In p.61.

    (Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, 5 057)

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Cueille Sophie
Sophie Cueille

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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