Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
église paroissiale Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus

ensemble de cinq peintures monumentales

Dossier IM78002639 réalisé en 2014
Dénominations peinture monumentale
Aire d'étude et canton Elisabethville
Adresse Commune : Aubergenville
Adresse : place de Louvain

La chapelle des fonts baptismaux, placée comme il se doit, à l’entrée de l’église a été inaugurée le 18 juin 1933. Le mobilier en ciment est très sobre, et comporte un sol en gravier accessible par trois marches qui symbolisent le lit du Jourdain. Paul Tournon confie la décoration des murs du baptistère à son épouse Elisabeth Branly-Tournon qui veut donner à l’église moderne une dimension classique. Le style de cette composition aux couleurs vives est inhabituel dans une église. Il est cependant caractéristique de l’époque de sa construction et des recherches artistiques contemporaines.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1933

Le peintre compose cinq panneaux décoratifs sur fibrociment sur le thème des vertus. Les trois vertus théologales sont groupées sur le panneau central. La Foi est munie d’une lampe perpétuelle, l’Espérance tend la main vers la colombe de l’Arche et au milieu la Charité serre contre elle un enfant. De part et d’autre sont disposées les quatre vertus cardinales, Justice, Tempérance, Force et Prudence. L’artiste use de couleurs vives évoquant un printemps perpétuel. La lumière zénithale donne un caractère sacré à l’ensemble. Les personnages, dont les drapés renvoient à l’Antiquité, sont caractéristiques du

style d’Elisabeth Branly : des silhouettes filiformes exagérées, de taille élancée, de posture oblongue. Elles se veulent des icônes de la perfection et de la coquetterie et incarnent une beauté dont l’origine est à chercher chez Botticelli.

Comme Paul Tournon, Elisabeth Branly utilise des procédés innovants. « Elle utilise la peinture Stic-B, occasion pour elle d’expérimenter un nouveau procédé. Il s’agit d’un composé de pigments en suspension dans un médium comprenant de l’huile de lin cuite, une gomme dure à vernis, auquel on ajoute des oxydes de zinc et de titane » écrit la fille du peintre, Marion Tournon-Branly. Lors de la restauration de l’église en 1987, aucune intervention n’a été nécessaire pour raviver ces peintures.

Catégories peinture
Matériaux enduit, peinture à liants synthétiques
Iconographies Vertu cardinale
Vertu théologale
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Timery Joumana
Joumana Timery

Stagiaire, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.