Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

couvent de la Visitation, aujourd'hui école Sainte-Marie

Dossier IA77000626 réalisé en 2012
Genre de soeurs de la Visitation
Appellations de la Visitation
Destinations école Sainte-Marie
Dénominations couvent
Aire d'étude et canton Meaux
Adresse Commune : Meaux
Adresse : 54 rue Alfred-Maury
Cadastre : BW 439

Les Visitandines arrivèrent à Meaux en 1631. Elles s'installèrent au nord de la ville, rue de Châage, dans une maison particulière. En 1634-1635 fut édifié dans l'enclos un grand corps de logis, sur les plans d'un architecte jésuite anonyme ; quelques années plus tard, sous la direction de la mère d'Atilly (1637-1644), lui fut adjointe une aile orientale dans laquelle on établit la chapelle et le chœoeur des religieuses, selon une disposition alors considérée comme provisoire, mais qui allait persister jusqu'à la Révolution. Le cloître fut complété par une aile occidentale (1678) et une simple galerie au sud. Madame Guyon séjourna au couvent en janvier 1695. A l'occasion de la béatification de la Mère de Chantal, une chapelle fut ajoutée à l'église du couvent en 1751-1752. Les plans anciens de Meaux (1738, 1768) montrent la disposition d'ensemble du couvent au XVIIIe siècle : les bâtiments principaux s'organisaient autour d'un cloître, du côté de l'actuelle rue Alfred-Maury, et des bâtiments secondaires bordaient la rue de Chaâge. Ces derniers sont les seuls à nous être parvenus, les autres ayant déjà disparu au moment de la confection du cadastre "napoléonien" vers 1825, à la suite de la vente du couvent comme bien national. Bien que la construction de cette aile orientale ne soit pas documentée, le porche et le bâtiment voisin, qui semble avoir abrité les cellules des soeurs, sont stylistiquement datable du XVIIIe siècle. En 1874, l'évêque de Meaux Mgr Allou acheta le domaine pour y installer le « petit séminaire » ou école Sainte-Marie. Un imposant bâtiment fut construit à cet effet en 1886-1887 par l'architecte Jules-Léon Dupont (1846-1907), inspecteur des édifices diocésains et architecte de l'hospice de Meaux. On y ajouta un peu plus tard une chapelle (bénie en 1896), copie de l'église gothique de Saint-Jean-aux-Bois (Oise).

Période(s) Principale : 17e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 18e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 4e quart 19e siècle , daté par travaux historiques, porte la date
Dates 1631, daté par travaux historiques
1635, daté par travaux historiques
1678, daté par travaux historiques
1751, daté par travaux historiques
1887, porte la date, daté par travaux historiques
1896, daté par travaux historiques
Auteur(s) Personnalité : Atilly, d',
Atilly, d'

Abbesse du couvent des Visitandines de Meaux.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
commanditaire, attribution par travaux historiques
Personnalité : Guyon Jeanne-Marie ,
Jeanne-Marie Guyon

Madame Guyon séjourna au couvent des Visitandines de Meaux en 1695.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
habitant célèbre, attribution par travaux historiques
Auteur : Dupont Jules-Léon,
Jules-Léon Dupont (1846 - 1907)

Inspecteur des édifices diocésains. Il a notamment construit le Carmel de Meaux et le bâtiment du petit séminaire dans la même ville.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte, attribution par travaux historiques

Le long de rue de Chaâge s'élèvent les bâtiments les plus anciens, construits pour les Visitandines. Un vaste porche à porte cintrée et fronton triangulaire timbré de l'emblème des Visitandines (datant du XIXe siècle) donne accès au domaine. Dans son prolongement au nord, le long de la rue de Chaâge, s'élève un bâtiment du XVIIIe siècle qui compte sept travées. Son élévation est à un étage plus comble, il est couvert en ardoise, avec un toit à longs pans. Sa façade sur rue est sans ornement, mais sa façade sur jardin, à l'ouest, se signale par son enduit imitation brique et pierre et par son fronton triangulaire. A l'intérieur, ce bâtiment est distribué par deux escaliers latéraux dont la rampe à barreaux droits est d'une grande simplicité, bien adaptée à l'esprit de la règle des Visitandines. Dans son prolongement, au nord, se trouve un autre bâtiment ancien à deux étages carrés, couvert d'ardoise, et dont l'élévation, en moellons enduits, présente des chaînes harpées autour des baies. Les autres bâtiments sont plus récents. Le plus important est l'édifice au centre du domaine, construit en 1887 (date portée sur la ferronnerie de l'imposte de la porte principale) pour les besoins du "petit séminaire". Ce grand bâtiment en T est plus haut que les autres : il compte un rez-de-chaussée surélevé, trois étages carrés et un étage de comble. La façade présente un avant-corps central en légère saillie, large de trois travées. Cet avant-corps est surmonté d'un fronton en pierre de taille, en demi-cercle, couronné par un petit beffroi sommé d'une croix. La façade, en moellons enduits, est animée par un décor de briques bicolores formant bandeau et corniche, plus étoffé sur l'avant-corps central dont il souligne les angles et surtout la travée centrale. Les vantaux de la porte centrale portent le chiffre "VSM" (Visitation Sainte-Marie) en ferronnerie. Au-dessus de la porte sont sculptées les armoiries de Mgr de Briey, évêque de Meaux. Le bâtiment est couvert en ardoise, par un toit à croupe brisée. A l'arrière se trouve la chapelle de style néo-gothique, dont l'espace a été recoupé pour faire place à un centre de documentation. Dans son état d'origine, cette chapelle présentait un plan en croix latine et une élévation à un seul niveau, avec des baies en tiers-point. Le toit, en ardoise, est à longs pans, pignon découvert. Les vitraux de l'abside et une partie du mobilier d'origine sont conservés (voir dossiers rattachés). Un jardin arboré et une pelouse s'étendent au sud. On y a placé une statue du Sacré-Coeur et une autre de la Vierge Marie, bénie le 8 décembre 1882 par Mgr de Briey. Au nord se trouvent des terrains de sport. D'anciens communs occupent l'angle nord-ouest du domaine, le long de la rue des Capucins. Quelques bâtiments plus récents ont également été ajoutés à cet ensemble : le réfectoire à l'ouest de la chapelle, des salles en préfabriqué le long de la rue de Chaage.

Murs calcaire moellon enduit
brique

Toit ardoise, tuile
Étages 3 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe brisée
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil général de Seine-et-Marne - Förstel Judith
Judith Förstel

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.