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hippodrome d'Enghien

carrelage mural (10) La Rue ; Le Boulevard ; Danseurs et Patineurs ; Vols d'oiseaux ; Jeux d'enfants

Dossier IM95000531 réalisé en 2009
Dénominations carrelage mural
Titres La Rue
Le Boulevard
Danseurs et Patineurs
Vols d'oiseaux
Jeux d'enfants
Aire d'étude et canton Enghien-les-Bains
Adresse Adresse : avenue Kellermann
Emplacement dans l'édifice salon du premier étage - 10 panneaux

Les panneaux, formant un ensemble de 10 pièces, proviennent de l'hippodrome de Saint-Ouen, fermé en 1907, et ont été déposés à l'hippodrome d'Enghien. Représentant des cènes de genre, des scènes enfantines et des vols d¿oiseaux, ils sont l'oeuvre de la manufacture lorraine de faïence fine, Sarreguemines, qui avait à Paris un siège social et un dépôt au 28, rue de Paradis. Ces premiers décors imprimés en couleur apparaissent à Sarreguemines vers 1890. Les quatre panneaux figurent des danseurs et des patineurs, situés dans un salon du premier étage de la tribune du pesage, sont imprimés d¿après des dessins de Jules Chéret (1836-1932). Souvent qualifié de « père de l'affiche moderne », il a à son actif plus de mille affiches dont une pour la saison 1898 du casino dEnghien figurant personnages féminins et enfants de la même veine que le décor de l'hippodrome. Peintre et décorateur, ses sujets favoris sont souvent féminins, mais il a aussi une prédilection pour les clowns, les danseuses et les enfants, constituant une sorte de chronique de l'époque. Les mêmes modèles sont souvent utilisés à des fins différentes telle la danseuse en tutu jaune figurant tantôt sur une affiche des coulisses de l¿Opéra au musée Grévin (1891), reproduite sur un paravent ou sur un panneau de faïence. On peut lui attribuer également le dessin des deux panneaux représentant des jeux d'enfants, situés dans la salle de pesage. Les deux grands panneaux, situés dans un autre salon du premier étage, La Rue, datée de 1896, et Le boulevard, de 1902, ont été exécutés à partir d'oeuvres de Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923). De taille imposante (3,5m sur 2,2m), ils sont les plus célèbres panneaux artistiques de Sarreguemines, créés pour orner les locaux de la faïencerie rue de Paradis. Sur La Rue, la provenance de « Sarreguemines Paris », est donnée non seulement par l'inscription en bas à gauche mais aussi par celle figurant de manière originale sur le pignon d'un immeuble situé à l'arrière de la composition : « Faïences artistiques de Sarreguemines ». Plus qu'une simple reproduction, il s'agit là d'une véritable traduction de l'oeuvre de Steinlen sur céramique : le motif a été transposé sur les carreaux au moyen de craies céramiques qui préservent l'aspect sanguine et fusain du dessin original. Le modèle préparatoire pour Le Boulevard, une gouache sur papier de même format que le panneau, est conservé au château de Maisons-Laffitte, déposé en 1989 par la Société sportive d'Encouragement au musée du Cheval.

Période(s) Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Dates 1896
1902
Auteur(s) Auteur : Sarreguemines, céramiste
Auteur : Cheret Jules, peintre
Auteur : Steinlen Théophile Alexandre, peintre
Catégories céramique
Matériaux céramique
Iconographies représentation animalière, canard, mouette
scène : société et vie sociale
représentation humaine : danseur, patineur
scène : enfant, jouet
Inscriptions & marques inscription
signature
Précision inscriptions

Signature : la marque de l'entreprise de Sarreguemines est inscrite en bas à gauche sur le panneau de la danseuse en tutu jaune ; inscription sur le même panneau en bas à droite : Sarreguemines d'après Cheret.

Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Cueille Sophie
Sophie Cueille

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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