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ville de Vigneux-sur-Seine

Dossier IA91000923 réalisé en 2005

Œuvres contenues

L'étude de Vigneux-sur-Seine, menée conjointement à celle de Draveil, a donné lieu à une publication en 2008 : Blanc Brigitte (Réd.), Ayrault Philippe (Phot). Draveil, Vigneux-sur-Seine. Paris : 2008, 64 p. (Coll. Parcours du patrimoine, Région Ile-de-France, n°345). Voir en bas de page dans la rubrique Documentation - Liens Web.

Aires d'études Vigneux-sur-Seine
Adresse Commune : Vigneux-sur-Seine

Le territoire de la commune de Vigneux est situé à l'extrémité occidentale de la Brie, entre la Seine à l'ouest et la forêt de Sénart à l'est. Une sépulture gauloise de l'époque néolithique a été découverte en 1875 dans une sablière proche du menhir de la Pierre-à-Mousseau, situé près de Draveil. Au VIe siècle, le territoire de Vigneux appartient au chapitre de Notre-Dame de Paris. A partir de 1130 ou 1140, il devient possession de l'abbaye de Saint-Victor de Paris qui reste le seigneur principal jusqu'à la Révolution. Le dénombrement de 1745 donne le chiffre de six feux, soit 30 à 40 habitants, répartis entre le chef-lieu et les hameaux de Noisy, Château-Frayé, Maison Blanche, Rouvres, Longueraie, Port-Courcel et les Bergeries. Certains de ces écarts constituent des domaines importants à la fin de l'Ancien Régime, notamment ceux de Château-Frayé et de Rouvres. Au début du XXe siècle le morcellement de ces domaines marque le début de l'essor démographique de la commune, facilité par la création en 1863 d'une gare sur la ligne du PLM. Le parc du Château-Frayé est loti en 1899, puis une partie des terres du château de Vigneux en 1905. Ces lotissements se développent dans les années 1920 pour les besoins d'une population ouvrière et d'employés, chassés de la capitale par la crise du logement. Les 100 hectares du domaine de Rouvres sont morcelés à partir de 1922. Evaluée à 430 habitants en 1900, la population de Vigneux atteint 2191 habitants en 1921 et 5000 en 1925. La commune, privée d'église paroissiale depuis 1805, se dote d'une mairie-école et d'une nouvelle église entre 1880 et 1909. La croissance démographique est due aussi à l'extension de l'exploitation des sablières des bords de la Seine : la première carrière est ouverte en 1869 par les frères Eugène et Ernest Piketty à l'extrême sud-ouest de Vigneux, à la limite de la commune de Draveil, puis l'extraction gagne les terrains de la Pierre à Mousseau aux environs de 1890 et s'étend jusqu'au chemin départemental 93 (rue Pierre-Marin). 60 ha sont exploités en 1908, lorsqu'éclatent les grèves de Vigneux et Villeneuve-Saint-Georges, évènement majeur de l'histoire du mouvement ouvrier français. Epuisées vers 1925, ces fouilles sont remblayées de 1912 à 1933. L'activité de la Compagnie des Sablières de la Seine (créée en 1906) se porte alors sur les terrains situés entre la Seine et la voie ferrée, au nord-ouest (la Longueraie et la Saussaie des Gobelins), exploités jusqu'en 1937, puis remblayés de cette date à 1952. En 1944, l'extraction s'étend au Champtier-Montalbot puis au Chemin vert et au nord de la Croix Blanche ; le comblement s'effectue de 1949 à 1956, mais une partie des fouilles restent en eau sous le nom de Fosse Montalbot. Prescrit en 1959, le plan directeur d'urbanisme intercommunal n°15 prévoit l'extension de l'agglomération aux abords de la gare : l'ancienne Garenne et la Croix Blanche sont affectés à la création d'une zone d'habitations collectives avec espaces verts. Un terrain y est réservé pour le regroupement des services administratifs, ce nouveau quartier constituant désormais le coeur de la ville. Sous l'égide de la société immobilière d'économie mixte de la ville de Paris (SIEMP), 2648 logements sont construits sur les 44 ha de la Croix Blanche, tandis que la municipalité commande à l'architecte Paul Chemetov l'opération des Briques Rouges. Simultanément, les ensembles de la Prairie de l'Oly et des Bergeries voient le jour sur les limites intercommunales de Vigneux, Montgeron et Draveil. Près de 4000 logements sont ainsi édifiés de 1962 à 1967. La population se maintient à 25 000 habitants depuis 1975. Les anciennes sablières situées au sud-ouest sont intégrées aujourd'hui à la base régionale de loisirs du Port aux Cerises ouverte au public en 1980.

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Blanc Brigitte
Brigitte Blanc

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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