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Samois-sur-Seine - usine de serrurerie et de construction métallique Oudiou, puis Bataillès, actuellement atelier d'artiste

Dossier IA77000717 réalisé en 2009

Fiche

Appellations Oudiou, puis Bataillès
Destinations atelier d'artiste
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, maison, magasin industriel, mur de clôture
Dénominations usine de serrurerie, usine de construction métallique
Aire d'étude et canton Seine-et-Marne - Fontainebleau
Adresse Commune : Samois-sur-Seine
Adresse : 46 place de République
Cadastre : 2007 AN 722

L'atelier de serrurerie est attesté dès la seconde moitié du 19e siècle. Il a été bâti sur une parcelle déjà occupée par une maison d'habitation. Construit sur la place centrale du village, ce premier bâtiment, vraisemblablement antérieur au cadastre napoléonien dont la façade sur rue a été reprise au 19e siècle, présente des caractéristiques de la maison de notable. L'atelier du serrurier a été accolé au pavillon comme l'attestent les ouvertures murées du pignon ainsi que la corniche moulurée et le chaînage d'angle apparents à l'étage de l'atelier. Auguste Victor Oudiou est le premier entrepreneur de serrurerie connu. Au tournant du 20e siècle, son fils prend sa succession sous la raison sociale « G. Oudiou, Fils ». L'atelier Oudiou assure alors différents travaux de petite métallurgie (fabrication de balcons, grilles, marquises, jardins d'hiver, serres, vérandas, escaliers, rampes, volières, clôtures, pose de sonnettes électriques, à air), de construction de charpente en fer et de vente et réparation de bicyclettes. Il trouve un important débouché avec la construction des villas de bord de Seine, à la fin du 19e et au début du 20e siècle, qui entraîne la multiplication des contrats en direction des entrepreneurs locaux. La maison G. Oudiou est chargée, entre 1896 et 1910, des travaux menés à la villa des Fontaine-Dieu au Bas-Samois, villa commandée par J. Girard, éditeur parisien. On lui doit notamment la véranda métallique ainsi que la charpente métallique et son lanterneau vitré éclairant la galerie des tableaux. Au cours de la première moitié du 20e siècle, les successeurs de G. Oudiou interviennent pour les travaux d'entretien et de restauration des nombreuses résidences secondaires implantées à Samois-sur-Seine. Entre le début des années 1930 et le début des années 1950, Mr. Bataillès occupe les locaux. A cette époque, le site comprend l'atelier de forge, un hangar servant au stockage pour les pièces métalliques lui faisant face (détruit dans les années 1960), un magasin de vente de pièces électriques et la maison d'habitation. L'activité de serrurerie prend fin au cours des années 1950. Le site est ensuite occupé par un marchand de vêtements. Depuis 1974, l'ancienne forge abrite un atelier d'artiste. La forge était alimentée au charbon. Un soufflet à piston permettait d'attiser le foyer par apport régulier d'air.Dans la première moitié du 20e siècle, la serrurerie Bataillès employait 3 ouvriers, 2 à la forge et un électricien.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle

L'ancienne serrurerie Oudiou se trouve à l'angle de la place de la Mairie et de la place de la République, ancienne place des Halles, centre économique de Samois-sur-Seine. La maison d'habitation, en moellons de calcaire, ainsi que l'ancien atelier de serrurerie qui lui est accolé occupent le fond de la parcelle. La devanture de l'ancienne boutique donne, quant à elle, sur la place de la République. L'ensemble est entouré d'un mur de clôture percé de trois accès dont l'un communique avec la place de la Mairie. Le portail, faisant face à l'atelier et posé dans les années 1960 après destruction du hangar, porte la plaque de la maison Oudiou installée à Melun. Celui faisant face à la maison est plus ancien et plus ouvragé. Les deux piliers sont surmontés d'un décor en fer forgé représentant une clé. Ce décor était complété par une enseigne à l'aplomb du portail (disparue). L'atelier, sur deux niveaux, occupe une surface au sol d'environ 40 m². Le premier niveau, aujourd'hui cloisonné en trois travées de plan, abritait le foyer de forge (disparu) ainsi que la zone de travail, éclairée par une large verrière. Cet espace comporte encore l'établi du forgeron. Chacun des battants de la porte d'accès est décoré de deux clés croisées. La partie occidentale de l'atelier permet de desservir la cave ainsi que l'étage supérieur par un escalier de meunier dont la rampe métallique est traitée avec soin. L'étage a pu servir de grenier agricole mais il comporte également des casiers de rangements et un soufflet de forge construit dans les ateliers parisiens A. Enfer Jeune. Ce soufflet à piston, composé de deux cylindres métalliques, pouvait être actionné, depuis le foyer de forge, par un système de tringles aujourd'hui disparue. L'air ainsi produit était dirigé jusqu'au foyer par une tuyère dont la partie supérieure a été conservée.

Murs brique
calcaire
crépi
enduit
moellon
Toit tuile plate
Étages 2 étages carrés
Couvrements charpente en bois apparente
Couvertures toit à longs pans
croupe
États conservations établissement industriel désaffecté
Techniques ferronnerie
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil général de Seine-et-Marne - Caliste Lisa
Lisa Caliste

Chargée de mission, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire, de 2009 à 2010.


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