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Quartiers périphériques du XIXe siècle

Dossier réalisé en 2015

La volonté d'extension de Mantes sur ses voisines est permanente tout au long des XIXe et XXe siècles. Les quartiers périphériques qui ceignent la ville médiévale ont été les premiers annexés au détriment de Mantes-la-Ville et ont permis à la ville de s'étendre et de se doter d'équipements urbains.

Appellations Quartiers périphérique du XIXe siècle
Parties constituantes non étudiées abattoir, usine à gaz
Dénominations quartier
Aire d'étude et canton Mantes-la-Jolie
Adresse Commune : Mantes-la-Jolie
Adresse :
Cadastre :

Les superficies données par les plans d'Intendance (1787) montrent la faible taille du territoire de Mantes (276 arpents 62 perches), par rapport à ses voisines Gassicourt ( 1700 arpents 83 perches) et Mantes-la-Ville (1231 arpents 64 perches). Il n'est donc pas étonnant que la ville ait cherché à annexer ses voisines. Le 23 mai 1807 déjà, le conseil municipal proposait une nouvelle démarcation entre les deux communes de Mantes pour intégrer le quartier St Pierre, le Faubourg Saint-Lazare, le cimetière et l’hospice jusqu‘à la promenade des Cordeliers. Cette proposition fut catégoriquement rejetée par Mantes-la-Ville en vertu du caractère « immémorial et immuable » des limites du territoire entre les deux villes. Seuls le chemin de halage et la promenade des Cordeliers furent alors concédés à Mantes, par ordonnance du 6 janvier 1826.

Les 5 et 8 juillet 1854, le conseil municipal de Mantes-la-Ville s’opposa à nouveau à la demande d’extension faite par la ville de Mantes (délibération du conseil municipal de Mantes du 29 juin 1854), défendant qu’ « on ne voit pas pourquoi l’intérêt privé de la ville de Mantes l’emporterait sur l’intérêt privé de la commune de Mantes-la-Ville ». Cette demande était motivée notamment par la mise en place de la ligne de chemin de fer Paris-Rouen en 1843 qui avait coupé le territoire de Mantes-la -Ville en deux. Mantes réclamait ainsi la partie désormais coupée de Mantes-la-Ville. Le faible argument mathématique de la disproportion entre les deux communes était également avancé pour justifier l’accroissement du territoire de Mantes, auquel s’ajoutait enfin la nécessité de développement de la ville comparée aux villes voisines.

Malgré ce refus catégorique soutenu par les habitants les plus « imposés » de Mantes-la-Ville, le conseil d’arrondissement de Mantes ayant préconisé le 10 juillet 1854 le versement d’une indemnité à Mantes-la-Ville en réparation du préjudice, le 2 août 1855, une loi fut promulguée entérinant l’annexion de ce nouveau territoire de 28 hectares.

Le gain de territoire est considérable, en terme de superficie mais aussi d'accès à la Seine. Cette opportunité permit immédiatement à la ville de se doter d'équipements indispensables au bon fonctionnement d'une population de 5000 habitants. D'une part, grâce à cette extension elle rejoint la voie ferrée et dispose de la gare Mantes-Station. D'autre part, à partir de 1863 elle dispose d'une usine à gaz construite à l'est, le long de la promenade des Cordeliers. Enfin, des abattoirs sont construits à l'ouest (actuelle rue des Abattoirs), en 1879 et confiés à l'administration de la Société Générale des abattoirs municipaux de France. Malgré tout, cet accroissement territorial composé essentiellement de parcelles agricoles (sections A de Saint-Jacques, section B des Garennes, section D de Saint-Lazare) n'a pas donné lieu à un projet urbain concerté. Ainsi l’aménagement de la place de Lorraine, vaste espace quadrangulaire entouré de galeries à structure légère en bois pour le marché aux bestiaux qui y est transféré en 1867 reste plus rural qu’urbain dans sa conception et son activité. Le marché aux porcs a subsisté jusqu’en 1931.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Bussière Roselyne
Roselyne Bussière

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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