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pont routier dit pont suspendu de Triel

Dossier IA78002160 réalisé en 2011
Précision dénomination pont routier
Appellations dit pont suspendu
Dénominations pont
Aire d'étude et canton OIN Seine-Aval
Hydrographies Seine la
Adresse Commune : Triel-sur-Seine
Cadastre : AY parcelle non cadastrée ; domaine public

Dès 1836, un projet de construction d'un pont sur la Seine entre Triel et Vernouillet voit le jour afin de remplacer le bac. Marc Seguin et ses frères remportent l'adjudication en 1837 ; l'édifice est un pont suspendu à péage dont la durée de la concession est déterminée lors de l'adjudication (99 ans), ce qui engendre de nombreux litiges entre la ville et les concessionnaires. Il est inauguré et mis en service dès 1838. En 1870, le pont subit de grands dommages, notamment à la travée gauche qui est complètement détruite ; il est reconstruit l'année suivante à l'identique. En raison de l'augmentation de la circulation commerciale et touristique pendant l'été, et du manque de hauteur de l'édifice lors des crues, des projets de travaux sont établis, notamment le rehaussement de la travée centrale d'un mètre ; toutefois en 1935, les ingénieurs songent à remplacer le pont suspendu par un pont rigide. En septembre 1937, la concession prend fin, le pont est racheté par l'Etat mais il n'y a plus de péage depuis 1927. Finalement, le pont est détruit par le génie français le 9 juin 1940 pour freiner l'avancée allemande. La ville lance la construction d'un nouveau pont, aussi suspendu, et confie les travaux à l'ingénieur des Ponts et Chaussées Georges de Buffévent. Le nouvel édifice est inauguré et mis en service en 1956.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1956, daté par source
1838, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : De Buffévent Georges, ingénieur, attribution par travaux historiques
Auteur : Seguin Marc, ingénieur, attribution par travaux historiques

Le premier pont était un pont suspendu à deux voies, composé de trois travées dont la centrale mesure 81,10 m. Cent-soixante-trois mètres séparent les deux culées ; les piles sont couronnées par des fléaux au sommet desquels passent les câbles de suspension formés de chaque côté du pont de deux faisceaux de fil de fer. Trois câbles de fil de fer constituent les amarres des câbles suspenseurs. Le tablier est en bois et mesure environ cinq mètres de largeur. Le pont actuel est un pont suspendu composé de trois travées de 37, 106, et 37 mètres. Il s'élève à 12,70 m au-dessus de la Seine. La suspension est assurée par huit câbles porteurs en acier. Le tablier est large de 10 mètres et est bordé par une barrière métallique ajourée ; il est soutenu par des poutres métalliques cloutées. Les parties métalliques sont peintes en vert.

Murs acier
béton
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Documentation IA78002160

    -A. D. 78 : Série S Transports, sous série 2S Ouvrages d’art : 2S 209, 2S 210.

    BEAUJARD, Georges et BIGET,Daniel, Triel-sur-Seine, son histoire, ses légendes , Triel-sur-Seine, 1985.

    Laboratoire central des ponts et chaussées; Service d'Etudes Techniques des Routes et Autoroutes, Les ponts suspendus en France, Paris : Bagneux, France : Laboratoire central des Ponts et Chaussées, Service d'Etudes Techniques des Routes et Autoroutes.1989.

    MARREY, Bernard, Les ponts modernes, XVIIIe- XIXe siècles Picard, 1990.

    MARREY, Bernard, Les ponts modernes, XXe siècle. Picard, 1990.

    SEGUIN, Marc, Des ponts en fil de fer, Paris : Bachelier, 1826.

    VACANT, Claude, Routes et ponts en Yvelines du XVIIe au XIXe siècle, Presses de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, 1998.

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Bussière Roselyne
Roselyne Bussière

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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