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Papeterie Braustein, puis usine de matelas Dunlopillo

Dossier IA78002270 inclus dans Quartier de Gassicourt réalisé en 2017

Fiche

  • Impression
Dénominations usine de papeterie
Aire d'étude et canton Mantes-la-Jolie
Adresse Commune : Mantes-la-Jolie
Lieu-dit : Gassicourt
Adresse : rue Papeterie (de la)
Cadastre : 2014 AW 233

L'autorisation d'installation de l'usine des frères Braunstein à Gassicourt date de 1891. A cette date, l'établissement, installé à Paris, avait une dizaine d'année. L'architecte à qui est confié la construction de l'usine est M. Roy. Le véritable décollage de l'usine de Gassicourt date de l'adoption du procédé de distribution des feuilles de papier à cigarettes : le procédé Zig-Zag qui enchevêtre les feuilles pour une distribution une à une. Le succès est tel que plusieurs nouvelles machines à papier sont installées: en 1896, 1900 et 1908 en complément des deux machines déjà en place. L'usine occupe 16 ha (y compris la cité ouvrière). Le papier à cigarettes est fabriqué à partir de déchets de toiles neuves de chanvre et de lin. Deux puits artésiens ont été creusés qui recueillent 600m3 d'eau par heure, fournissant ainsi l'usine. Mais ces eaux filtrées étaient en telle abondance que la ville de Mantes en achetait une partie. L'usine fabriquait aussi des papiers légers notamment destinés à l'emballage du métal argenté (silver tissues) à partir de vieux cordages ou filets de pêche. En 1900, l'usine a présenté un rouleau de 25.000 mètres à l'exposition universelle. L'usine continue de fonctionner pendant la guerre de 14-18, les soldats étant de gros fumeurs. En revanche, l'usine cesse de fonctionner en 1942. Les bâtiments servent de dépôt pour l'armée d'occupation. En 1951, l'usine est reprise par les établissements Dunlop qui exploitaient depuis 1934 à Montluçon un procédé de fabrication de matelas en mousse de latex sous le nom de Dunlopillo. L'usine en 1970 comportait 841 salariés dont 270 femmes et produisait 300 000 matelas par an.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Auteur(s) Auteur : Roy, architecte, attribution par travaux historiques

On accédait à l'usine par une route plantée d'arbres qui conduisait à un square avec une pyramide de granit portant un médaillon de Maurice Braunstein. Un appontement sur la Seine avec grue roulante sur une estrade en bois et métal au dessus du chemin de halage (dévié sur 50 mètres) était relié à l'usine par wagonnets qui acheminaient la matière première. Les chiffons, effilochés par des ouvriers plus âgés, étaient triés par 60 femmes qui les coupaient sur des tables. Ces chiffons étaient ensuite envoyés aux raffineuses et lessiveuses qui travaillaient dans un hall gigantesque. En 1899 l'usine fonctionnait jour et nuit par tranches de 12 heures et l'éclairage électrique était en abondance, si bien que la ville de Gassicourt en profitait.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AM Mantes-la-Jolie, Z I Gas.

  • AM Mantes-la-Jolie . 3211/8/3 Monographie communale de Mantes-la-Jolie par Paul Aubert

Bibliographie
  • GREM, Mantes et Mantes-la-Ville de 1789 à nos jours. Groupe de recherches et d'éditions mantaises. Volume I (1789-1889) 1991, 406 pages, Volume II (1889-1939) 1990, 495 pages, Volume III (1939-1989) 1993

    p. 339 et sq.
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Bussière Roselyne
Roselyne Bussière

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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